1. Quel avenir pour les métiers de l’environnement ?
Interview

Quel avenir pour les métiers de l’environnement ?

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C’est dans les domaines du traitement de l’eau et de la gestion des déchets que les postes seront les plus nombreux en 2015. Des spécialités qui gagnent à être connues. 

Céline Désormais, chargée de mission emploi au sein du réseau Territoire emploi environnement dans le Nord-Pas-de-Calais

 
"Le profil demandé ? Des techniciens ayant un bac S, STI2D ou STAV puis un bac + 2"

"La grande tendance, c’est l’expansion des secteurs classiques qui "verdissent", comme les transports ou le bâtiment. Pour répondre aux nouvelles réglementations thermiques, ces secteurs recrutent du personnel formé aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables. Les énergies nouvelles ont aussi besoin de personnel pour l’exploitation et la maintenance. En 2015, la gestion de l’eau et celle des déchets rassembleront toujours la plupart des emplois, avec des postes, par exemple, de techniciens d’assainissement ou en traitement des déchets. Le profil demandé ? Des techniciens ayant un bac S, STI2D [sciences et technologies de l’industrie et du développement durable] ou STAV [sciences et technologies de l’agronomie et du vivant], puis un bac+2 types BTS [brevet de technicien supérieur] métiers de l’eau, DUT [diplôme universitaire de technologie] génie biologique ou DUT génie thermique et de l’énergie, suivi d’une licence professionnelle spécialisée (LP gestion des déchets, etc.). De plus en plus de licences pro permettent de s’orienter vers ce secteur."

 

Audrey Dabonneville, responsable RH de la direction exploitation et maintenance, EDF Énergies nouvelles

 
"Avant d’être des métiers "verts", ce sont surtout des métiers techniques"

"Lancée en 2008, la filiale EDF Énergies nouvelles est en plein développement : en l’espace d’un an et demi, nous avons recruté près de 40 techniciens au sein de ma direction. Il s’agit surtout de techniciens de maintenance, qui travaillent sur les installations photovoltaïques et les éoliennes. Ce secteur étant en plein essor, nous obtenons de nouveaux contrats de maintenance et allons poursuivre le recrutement. Autre type de poste à pourvoir : le technicien de conduite, chargé de surveiller les parcs sept jours sur sept. Avant d’être des métiers "verts", ce sont surtout des métiers techniques : réparer une éolienne exige des compétences en électricité, en mécanique… Nous recrutons des candidats diplômés d’un BTS électrotechnique, puis d’une licence pro équipements des énergies renouvelables. L’anglais est important pour travailler en Europe ou suivre les formations des fabricants. Ce qui peut faire la différence, c’est l’expérience : nous ouvrons d’ailleurs 20 postes à des étudiants en alternance."
 

 

Marie-Pierre Pelleter, coordinatrice du BTSA gestion et maîtrise de l’eau au lycée agricole Théodore-Monod au Rheu (35)

 

"Il est conseillé d’intégrer un BTS métiers de l’eau ou un BTSA Gemeau"


"D’ici à 2015, tous les pays de l’Union européenne doivent améliorer l’état écologique de l’eau, ce qui incite les collectivités locales et les sociétés privées à recruter des conducteurs de station d’épuration ou d’unité de traitement d’eau potable. Pour restaurer les réseaux vétustes, celles-ci cherchent aussi des techniciens de réseau d’eau potable, usée ou fluviale, ainsi que des techniciens assainissement non collectif et des techniciens de bureau d’études. Citons également deux niches : technicien de gestion des effluents d’élevage (agronomie) et technicien de rivière (protection de la ressource). Pour s’insérer facilement, il est conseillé d’intégrer un BTS métiers de l’eau ou un BTSA [brevet de technicien supérieur agricole] Gemeau [gestion et maîtrise de l’eau], après un bac S ou STAV. Le BTSA propose une vision globale du système hydraulique. Pour piloter une station d’épuration, il faut ensuite se spécialiser, avec notamment une licence professionnelle automatismes électrotechniques."