1. Métier de l’environnement : garde-moniteur
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Métier de l’environnement : garde-moniteur

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Écogarde en parc national, juriste en entreprise ou chargé de mission en collectivité locale : le secteur de l’environnement permet d’exercer des métiers très différents, dans le public comme dans le privé. En voici 5 exemples.

Emmanuel Pollet, 30 ans : "Des qualités relationnelles et pédagogiques indispensables"

 
Son métier

 

Il n’échangerait son bureau situé en pleine nature pour rien au monde. Emmanuel Pollet est garde-moniteur au parc national du Mercantour (06). Avec son équipe de 5 agents, il veille sur le secteur de la Haute-Tinée, une parcelle de 28.000 hectares située à quelques encablures de la station de ski Isola. Tout au long de l’année, par tous les temps, il s’assure que la nature conserve ses droits dans cet espace protégé par la loi.

Sur le terrain, les missions sont variées : surveillance de la réglementation en matière de chasse et de pêche, par exemple ; sensibilisation du public grâce à l’organisation d’animations ; suivi scientifique de la faune et de la flore… "Des mouches aux oiseaux en passant par les loups ou la géologie, il y en a pour tous les goûts, se réjouit Emmanuel Pollet. Ce métier est passionnant car il offre une grande richesse scientifique."
Mais n’allez pas croire que ce garde-moniteur est toujours par monts et par vaux. Au contraire : 70 % de son temps de travail est passé… au bureau ! En tant que chef de secteur, il gère l’encadrement des agents mais aussi toutes les relations avec les élus et les institutions locales. Car depuis quelques années, le métier est de plus en plus consacré au développement local : comment concilier activité économique et préservation de la nature ? Un vrai challenge !

"Lorsqu’une personne veut réhabiliter une habitation située dans le parc, nous la conseillons et émettons un avis en fonction de la réglementation des lieux, explique Emmanuel Pollet. Idem pour les travaux de route ou la construction d’une remontée mécanique. Mieux vaut avoir de bonnes qualités relationnelles, car les discussions sont nombreuses ! Mais quand un compromis est trouvé, la satisfaction est grande."

 
Son parcours

 

Sensible dès l’adolescence au respect de l’environnement et de la nature, Emmanuel Pollet se dirige vers un BTS (brevet de technicien supérieur) gestion et protection de la nature après un bac STAV (sciences et techniques de l’agronomie et du vivant). Il travaille un an en usine, faute de débouchés dans son secteur, puis reprend les études et obtient une MST (maîtrise des sciences et techniques) option sciences de l’environnement.

Après plusieurs emplois, notamment au sein du Conservatoire des espaces naturels de Lorraine, il tente le concours (fonction publique d’État) de garde-moniteur, seule voie d’accès au métier. Si l’examen est ouvert aux bacheliers, les candidats sont tous surdiplômés : dans la promotion d’Emmanuel, un seul avait le bac, tous les autres avaient au moins un master 1. Reçu en 2010 (36 postes pour 2.500 inscrits), il a effectué un an de formation avant d’être titularisé en décembre dernier.

 
Ses conseils

 

"Aujourd’hui, de plus en plus de formations permettent de travailler dans ce secteur. Pour faire la différence, privilégiez l’investissement associatif. Ne vous contentez pas du diplôme ! Impliquez-vous dans des associations environnementales : elles vous permettront de développer vos connaissances et votre réseau."

 
Le salaire

 

1.400 € brut par mois (auxquels s’ajoutent, en moyenne, 650 € de primes mensuelles).