1. Devenir trader : haut niveau en maths et résistance au stress exigés

Devenir trader : haut niveau en maths et résistance au stress exigés

Envoyer cet article à un ami

La profession de trader offre-t-elle encore des opportunités malgré la crise ? Oui, à condition d’envisager de travailler plutôt à l’étranger, d'avoir un excellent niveau en maths et d'être très résistant au stress. Zoom sur ce qui se cache derrière ce métier d'élite et les moyens de s'y former.

Contrairement à ce que l’on imagine, la majorité des traders ne sort pas de HEC. Zoom sur les formations et les qualités requises pour accéder à cette profession.
 

Profil matheux avant tout


La plupart des traders ont une formation scientifique : école d’ingénieurs de haut niveau (Polytechnique, Centrale Paris, École des Ponts ParisTech) ou master de maths et statistiques. Quelques-uns sont diplômés d’une école de commerce (HEC, ESSEC, EDHEC) ou titulaires d’un master en économie-­gestion. “Mais, dans ce cas, il faut être plus tenace et très fort en maths”, prévient Stanislas Gruau, 25 ans, trader chez ­Cargill et diplômé de l’EDHEC.

Quel que soit le cursus d’origine, il est recommandé de terminer son parcours avec une année de spécialisation en marchés financiers. Dans ce domaine, la formation la plus réputée est le master 203 (master Financial Markets) de l’université Paris-Dauphine. On peut également citer le master mathématiques de de l’assurance, de l’économie et de la finance  (toujours à Paris-Dauphine), le master probabilité et finance (dit master “El Karoui”, du nom de l’enseignante qui y intervient) à l’université Pierre-et-Marie-Curie, ou encore le master modélisation aléatoire à Paris 7-Diderot.
 
Toutefois, pour exercer ce métier d’élite, le diplôme n’est jamais suffisant. La plupart des aspirants traders réalisent au moins 2 stages longs dans les salles de marché (au cours d’une année de césure, puis en fin d’études).

La maîtrise parfaite de l’anglais est obligatoire. “Je conseille aussi de parler une autre langue, comme l’espagnol, le chinois ou l’arabe, cela peut être très utile”, assure Elias Chibani, 28 ans, diplômé du master 203 de Paris-Dauphineet trader “charbon” chez Vattenfall, à Amsterdam.
 

Résistance au stress indispensable

Pour venir à bout des multiples étapes de sélection des banques (oraux, tests, simulations…), mieux vaut aussi avoir une personnalité en phase avec le métier. “Les banques recherchent des jeunes très résistants au stress, qui sont capables de prendre des décisions rapides et de travailler en équipe, affirme Gaëlle Le Fol, directrice du master 203. Il faut également être très précis et soigneux, agile avec les chiffres.”

Manuelle Malot, directrice ­carrières et prospectives de l’EDHEC, va même encore plus loin : “Ceux qui percent sont des jeunes qui n’ont pas peur de prendre des risques, et qui ont un certain goût pour le danger.”

Enfin, si, depuis la crise, la porte d’entrée est devenue très étroite en France (où seulement 2.500 personnes environ exercent ce métier), de nombreuses opportunités existent dans les autres pays. “Depuis 2 ans, la majorité des jeunes diplômés du master 203 a été embauchée à Londres, Genève, Tokyo, ­Singapour ou Hong Kong”, constate Gaëlle Le Fol.
  

 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Le trader : un technicien de la finance de marché Devenir trader : haut niveau en maths et résistance au stress exigés Témoignage : Stanislas, diplômé de l’EDHEC et trader chez Cargill