1. Élodie, avocate : "En garde à vue, je rappelle ses droits à mon client"
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Élodie, avocate : "En garde à vue, je rappelle ses droits à mon client"

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Le métier d'avocat demande de faire beaucoup de recherche juridique et de rédaction de conclusions. // © Myr Muratet pour l'Étudiant
Le métier d'avocat demande de faire beaucoup de recherche juridique et de rédaction de conclusions. // © Myr Muratet pour l'Étudiant

Sa robe noire, Élodie la revêt pour défendre ses clients dans des affaires de droit pénal ou de droit de la santé. Des plaidoiries qui demandent un gros travail en amont et en aval.

Dans les esprits, qui dit avocat dit plaidoirie. "C'est la partie la plus sympa de mon métier, mais pas la plus importante en termes de charge de travail. Je passe beaucoup de temps à faire de la recherche juridique ou à rédiger des conclusions", précise d'emblée Élodie, 31 ans. La jeune avocate a créé son cabinet en 2014 après une première expérience professionnelle. Elle a fait le choix du droit pénal et du droit de la santé, choix qui l'amène à traiter des affaires de vol, stupéfiants, terrorisme, ainsi que des litiges entre patients et praticiens.

Un temps parfois très court pour préparer la défense

"En droit pénal, je suis le plus souvent appelée pour assister à l'audition de garde à vue de mon client. Mon rôle consiste alors à lui rappeler ses droits", explique-t-elle. Suite à la garde à vue, son client est libéré, déféré devant le parquet ou jugé en comparution immédiate. Dans ce dernier cas, l'avocate dispose alors de très peu de temps pour préparer la défense avant de plaider.

Son secret ? Bachotage et stage


"Pour moi, la deuxième année d'études est la plus difficile, car on y apprend le droit administratif. Ce dernier ne se fonde pas sur un code mais sur des décisions de justice qu'il faut connaître", confie Élodie.
Titulaire d'un master 2 de droit pénal, elle a intégré l'École du barreau après l'Institut d'études judiciaires de son université et une prépa privée. Deux mois de bachotage intensif juste avant l'examen qui l'ont "boostée à bloc".
Ce qui étonne Élodie ? Que "beaucoup d'étudiants entrent à l'École du barreau sans jamais avoir mis les pieds dans un cabinet d'avocat. À l'issue de mon master 2, le stage m'a permis de comprendre la réalité du métier, mais aussi d'être embauchée dans la foulée."