DOSSIER : ÉRIC DENÉCÉ, AGENT SECRET
Directeur du CF2R (Centre français de recherche sur le renseignement), Éric Denécé, 43 ans, ne rechigne pas à décliner clairement sa profession : spécialiste du renseignement. Reconverti dans le privé, cet ancien militaire travaille à découvert depuis une quinzaine d’années et a même créé, avec l’université de Bordeaux 4, un diplôme dédié au renseignement et aux services secrets.
Formation : Une école d’officiers suivie d’un master
Souvent, commencer par une école d'officiers. La plupart des officiers de renseignements passent d’abord par une école d’officiers : l’École spéciale militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan (56) pour l’armée de terre, l’École de l’air de Salon-de-Provence (13) pour l’armée de l’air, l’École navale de Lanvéoc-Poulmic (29) pour la marine, ou encore l’École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun (77). Ces écoles sont accessibles sur concours, le plus souvent à bac + 2 après une prépa scientifique. Ensuite, l’une des voies classiques consiste à intégrer un corps d’élite, dans lequel la DGSE recrute ses agents du service action.
Pour ceux qui visent un engagement moins… viril, quelques masters sont dédiés aux métiers du renseignement stratégique : master d’analyse des systèmes stratégiques à Versailles (78), de sécurité globale à Bordeaux 4 (33) ou encore de sécurité, défense, intelligence économique à Nice (06). Enfin, une vingtaine de masters forment aux métiers de l’intelligence économique.












