1. Céline Marhadour, 30 ans, ingénieur de production dans l'agroalimentaire
Portrait

Céline Marhadour, 30 ans, ingénieur de production dans l'agroalimentaire

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De la technique au management, de l’aéronautique aux assurances, le titre d’ingénieur mène à mille et un métiers. Illustration à travers quatre portraits de jeunes professionnels.

Dans la famille de Céline, on aime la cuisine. Son frère est devenu pâtissier. Elle a choisi l’industrie agroalimentaire. À 30 ans, cette jeune femme souriante gère un atelier de coupe et de conditionnement de viandes dans l’usine Socopa de Cherré, dans la Sarthe. Pas moins de 230 personnes sont sous ses ordres. Dès 6 h 30, elle est sur le pont. "Dans mon métier, l’essentiel du travail se passe le matin. C’est le moment de l’approvisionnement, des livraisons…"


Pas beaucoup dans son bureau 


céline marhadour, ingenieurCéline Marhadour n’est pas une novice. Elle en est déjà à son deuxième poste de responsable d’atelier. Son job ? S’assurer que qualité, quantité et délais sont respectés tout en veillant aux procédures d’hygiène et de sécurité. Et le travail ne manque pas… Près de 250 tonnes de steaks, brochettes et autres entrecôtes sortent chaque semaine de sa ligne de production.
"Quand j’arrive le matin, je ne sais pas comment va se dérouler ma journée. Il y a toujours une urgence à gérer, un imprévu. Nous travaillons sur des produits ultra-frais. Il faut savoir aller vite", analyse cette ingénieure de production qui parcourt plusieurs kilomètres par jour à force de se rendre d’un bout à l’autre de l’atelier. La gestion des ressources humaines occupe la majeure partie de son temps. Blouse blanche et charlotte sur la tête, Céline Marhadour le reconnaît : "Je ne suis pas beaucoup dans mon bureau".
Elle gagne aujourd’hui 3 250 € brut par mois pour un travail à 90 % qui lui laisse une après-midi libre par semaine pour s’occuper de ses enfants. La jeune mère considère son poste actuel comme un tremplin. Elle aimerait bien, dans quelques années, grimper dans la hiérarchie et devenir responsable de production afin de gérer plusieurs ateliers en même temps.


Bien loin des maths et de la biologie

Au fil du temps, l’usine est devenue son élément. À l’issue de ses études pourtant, cette fondue de production cherchait un poste en recherche et développement. "J’avais envie de créer, de me rapprocher de la cuisine". Mais partout où elle postule, on lui conseille de passer d’abord par la production "pour ne pas être à côté de la plaque". "Je suis tombée dedans par hasard, et j’ai adoré ça. Aujourd’hui, je m’ennuierais en R & D. Trop routinier !"
Que lui apporte sa formation d’ingénieur à l’ISAB (devenu l’Institut LaSalle Beauvais) dans son travail quotidien ? Elle hésite, puis répond : "Les mathématiques ou la biologie me paraissent bien loin. Mon poste actuel, ce n’est que du management. Néanmoins, mes études m’ont donné une méthode de travail, de résolution de problèmes."

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Sommaire du dossier
Retour au dossier Hervé Mandle, 29 ans, ingénieur travaux Jérôme Penaud, 27 ans, ingénieur rechercher et développement Céline Marhadour, 30 ans, ingénieur de production dans l'agroalimentaire Tony Saporito, 28 ans, ingénieur en SSII