1. Hervé Mandle, 29 ans, ingénieur travaux

Hervé Mandle, 29 ans, ingénieur travaux

Envoyer cet article à un ami

De la technique au management, de l’aéronautique aux assurances, le titre d’ingénieur mène à mille et un métiers. Illustration à travers quatre portraits de jeunes professionnels.

"L’odeur de la terre, je la sens tous les jours", relève Hervé Mandle, ingénieur travaux en Normandie. Dès le lycée, le jeune homme savait qu’il ne passerait pas sa vie derrière un bureau. Et il en a longuement parlé avec son père, lui-même ingénieur dans un bureau d’études dans l’aéronautique. Finalement, après avoir hésité entre une école d’ingénieurs et une fac d’histoire, il intègre HEI (Hautes Études d’ingénieur) Lille (59) avec le bac S en poche et choisit la filière BTP (bâtiment et travaux publics) un peu par hasard.

herve mandle, ingenieurEncore indécis, l’étudiant effectue son stage de première année chez Eurovia, spécialisé dans la construction et l’entretien des infrastructures de transport. Une entreprise qu’il ne quittera plus… ou presque. Là, il découvre le travail des différents corps de métier. "Les équipes de blanc", qui répandent les cailloux, enterrent les tuyaux et autres. "Les équipes de noir", qui font couler les différents enrobés et étalent le bitume. Les mêmes qu’il encadre aujourd’hui pour construire des routes ou des ronds-points et faire des élargissements de voirie. "Ce premier stage a agi comme un révélateur. J’ai alors su que je voulais travailler dans les travaux publics", se rappelle après coup cet Ardéchois de 29 ans.

Un poste où le contact humain prédomine

Diplômé en 2004, Hervé Mandle rejoint l’agence ViaFrance de Val-de-Reuil en Normandie, une filiale d’Eurovia, à la suite d’une candidature spontanée. Il y travaille toujours. "En cinq ans, mon poste a bien évolué. J’ai d’abord passé une petite année en tant que chef de chantier pour me familiariser avec le terrain… Puis je suis devenu conducteur de travaux. Aujourd’hui, je gère entre trois et cinq chefs de chantier et leurs équipes." Un métier où le contact humain est prépondérant. "Je suis en relation quotidienne avec mes gars, bien évidemment, mais aussi avec les élus locaux, les clients industriels, ou encore les fournisseurs. À chaque fois, il faut savoir adapter son discours."

Plannings et budgets à maîtriser

Une réunion de chantier a lieu chaque semaine pour faire le point avec les différents interlocuteurs, mais quoi qu’il arrive, Hervé Mandle est tenu au courant en temps réel de l’avancée des travaux. Car gérer les plannings, maîtriser les budgets, passer les commandes, négocier les prix… c’est aussi l’affaire de l’ingénieur travaux. "Je mesure plus de volumes et de mètres cubes que je ne pose d’équations. Au final, je n’ai pas eu tant d’heures de cours que ça sur la construction routière pendant mes études, mais ma formation généraliste m’a permis de développer mes capacités d’adaptation."

S’éloigner du terrain pour évoluer

Avec ces différents chantiers à gérer, Hervé Mandle ne compte pas ses heures. Il arrive aux environs de 8 heures le matin pour repartir à 20 heures le soir. Quant à sa rémunération, elle tourne autour de 40.000 € brut par an. S’y ajoutent un téléphone et une voiture de fonction.
Prochaines étapes ? "Devenir chef d’agence à moyen terme et assurer le développement stratégique de l’entreprise sur un secteur géographique." Mais, pour gravir les échelons, Hervé Mandle devra peu à peu s’éloigner du terrain. Une concession à laquelle il est prêt.

Sylvie Lecherbonnier
Sommaire du dossier
Retour au dossier Hervé Mandle, 29 ans, ingénieur travaux Jérôme Penaud, 27 ans, ingénieur rechercher et développement Céline Marhadour, 30 ans, ingénieur de production dans l'agroalimentaire Tony Saporito, 28 ans, ingénieur en SSII