1. Tony Saporito, 28 ans, ingénieur en SSII

Tony Saporito, 28 ans, ingénieur en SSII

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De la technique au management, de l’aéronautique aux assurances, le titre d’ingénieur mène à mille et un métiers. Illustration à travers quatre portraits de jeunes professionnels.

Quand il aura passé le cap de la trentaine, Tony Saporito espère bien "poser ses valises" et être recruté par un de ses clients. Mais aujourd’hui, ce consultant en informatique de 28 ans, salarié d’Altran, l’une des plus importantes SSII (sociétés de services en ingénierie informatique), enchaîne avec un certain plaisir les missions dans diverses entreprises et administrations. "Débuter dans une société de services permet de voir différentes méthodologies, différents contextes de travail. Il est cependant très rare d’y faire carrière", constate ce diplômé de l’ENSEA (École nationale supérieure de l’électronique et de ses applications), dont la rémunération tourne aujourd’hui autour de 44.000 € brut par an.

Une profession très polyvalente

tony saporino, ingenieurAvec un père ouvrier dans l’imprimerie et une mère agent d’état civil à la mairie de Saint-Denis (93), Tony Saporito n’imaginait même pas devenir ingénieur. "Pour moi, un ingénieur concevait et les techniciens exécutaient. Je n’avais pas conscience de la polyvalence de la profession." Après un bac STI qu’il obtient avec la mention bien, cet "élève moyen" comme il aime à se définir s’engage dans un DUT (diplôme universitaire de technologie) génie électronique et informatique industrielle sans savoir s’il poursuivra ou non ses études. Seule certitude : l’informatique l’intéresse. Il opte finalement pour des études d’ingénieur à l’issue de son bac + 2. Une formation qui lui apporte l’ouverture qu’il recherchait. Une fois diplômé, il envoie des CV à différentes entreprises. Altran lui répond. Quatre entretiens et deux jours plus tard, il reçoit une réponse positive.

Prestataire et chef de projet

"L’entreprise m’a proposé une formation pour devenir ingénieur d’affaires. Mon rôle consistait à placer des prestations de service auprès de grandes entreprises. Mais prospecter de nouveaux clients ne me plaisait pas. Au bout d’un an, j’ai basculé sur un poste plus classique de consultant." Excepté une première expérience de trois mois à la Direction générale des impôts, Tony Saporito a effectué des missions de longue durée : trois ans à la SNCF, un an et demi chez Axa. Peu à peu, il sort des tâches techniques pour endosser le rôle de chef de projet qualité. "Chez Axa, j’ai participé à la livraison d’une nouvelle version d’un logiciel de gestion. Avec mon équipe de quatre prestataires, dont deux basés en Inde, nous devions effectuer une partie des tests de l’application", détaille l’ingénieur, qui vient d’achever ce travail.

Il attend maintenant une nouvelle mission et passe des entretiens chez EDF, Cétélem ou BNP Paribas. Un projet à l’international ne serait pas pour lui déplaire. D’ici là, il réalise des chantiers internes, des supports de formation notamment, au siège de son entreprise.

Sylvie Lecherbonnier
Sommaire du dossier
Retour au dossier Hervé Mandle, 29 ans, ingénieur travaux Jérôme Penaud, 27 ans, ingénieur rechercher et développement Céline Marhadour, 30 ans, ingénieur de production dans l'agroalimentaire Tony Saporito, 28 ans, ingénieur en SSII