Agnès Gabillat, hôtesse de l'air
Son métier
« Pour rien au monde, je ne changerais de métier. C’est une grande famille. Les contacts humains sont très riches, tant avec les collègues qu’avec les passagers. Evidemment, plus le vol est long, plus ces contacts sont riches. Le métier n’est donc pas le même sur les longs courriers et sur les vols intérieurs. De plus, je ne me lasse pas de voir la Terre depuis le ciel. Enfin, entre deux longs courriers, je suis transférée dans des hôtels et j’ai souvent du temps pour visiter le pays, même si je dois en consacrer à la récupération. En contrepartie, il faut être disponible car je ne connais mon planning que quinze jours à un mois à l’avance, et être très vif. On a un temps limité pour réaliser les différentes tâches pendant de vol, mais aussi avant : on arrive à l’aéroport deux heures et demie avant le décollage. On effectue notamment des briefings avec le chef de cabine et le commandant de bord. Enfin, on vérifie les éléments liés à la sécurité (extincteurs, gilets de sauvetage…), puis les éléments du service (plateaux repas…). Durant le vol, mon rôle est d’assurer la sécurité et le bien-être des passagers par un service commercial. Il y a des tâches répétitives (présentation des règles de sécurité, service des repas) et des imprévus : on ne sait pas à l’avance avec quel(le)s collègues on va travailler, on peut tomber sur des passagers agréables ou désagréables, on peut subir des retards… »
Les qualités indispensables
« L’hôtesse de l’air doit avoir de bonnes capacités d’adaptation car il lui faut composer à chaque fois avec une équipe et des passagers différents. Elle doit également faire preuve d’énormément de patience : rester ferme mais polie, face à un passager qui devient nerveux ou agressif. »
Son conseil
« Nous menons une existence très décalée, avec des horaires particuliers, ce qui entraîne beaucoup de fatigue. Il est important d’adhérer à ce mode de vie et d’être assez équilibré pour s’y adapter. »