Claude, technicienne de laboratoire de police technique et scientifique
Son métier
Son rôle : analyser les différents éléments relevés sur les scènes de crime ou d’infraction. « Il peut s’agir de cheveux, de peau, de sang, de salive, de sperme, etc. Bref, toute trace biologique qui permette d’identifier le coupable ». Au laboratoire, Claude commence par identifier ces traces à l’œil nu ou au microscope puis procède aux examens biochimiques. « Ensuite, j’extrais l’ADN pour établir un profil génétique. Si nous avons déjà un suspect à disposition, je compare les résultats. Dans le cas contraire, je recherche dans le fichier national des empreintes génétiques ». Tout cela prend un temps variable, entre une semaine et deux mois selon la complexité des analyses. De ce point de vue, le quotidien de Claude est loin de celui des « Experts »… « C’est effrayant comme les héros des séries américaines vont vite ! D’autre part, ceux-ci effectuent le travail de plusieurs personnes et de plusieurs services. Contrairement aux policiers de l’identité judiciaire, les techniciens travaillent dans un laboratoire, pas sur le terrain. Nous n’effectuons pas de prélèvements sur place. Nous revêtons une blouse blanche et non une combinaison. Enfin, nous avons des horaires de bureau alors que les policiers peuvent être appelés à tout moment. »
Les qualités indispensables
« Je ne dois pas avoir d’a priori sur les affaires à traiter. Je ne suis donc pas au courant de tous les détails. Je ne vois ni la scène ni la victime ». En revanche, Claude doit composer avec les odeurs et quelques atrocités. « Il arrive d’analyser des prélèvements effectués sur un cadavre qui a macéré et certains d’entre nous ont déjà identifié des fœtus. Le métier demande beaucoup de sang-froid… »
Son conseil
« J’ai choisi de longues études (un bac + 5 en bio-ingénierie appliquée à la santé) pour avoir plus d’expérience et surtout réussir le concours de technicien, accessible en théorie dès le bac mais de niveau très élevé. Lorsque je l’ai passé, 21 places étaient proposées pour toute la France ». Claude est arrivée huitième. « Je voulais vraiment exercer ce métier pour combiner mon goût pour la biologie et ma volonté d’aider les victimes en rétablissant la vérité.»