DOSSIER : LES TÉMOIGNAGES MÉTIERS

Nathalie Cumener, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse

Educatrice protection judiciaire

Son métier

« C’est un métier difficile. On a une envie folle de faire, d’aider, mais on ne peut pas tout régler. Sur le mandant d’un juge des enfants, je suis entre 25 et 30 mineurs de 11 à 18 ans, que je rencontre, selon les cas, une fois par jour ou par semaine ou une fois toutes les trois semaines… Je peux leur donner rendez-vous chez eux, à mon bureau ou au lycée après les cours. Notre travail est basé sur l’écoute. Il ne s’agit en aucun cas d’arriver dans une famille en claironnant “moi, je sais”. Il faut au contraire entendre les difficultés, le désarroi, le conflit… Mais si on travaille avec des psys, mais on n’est pas des psys ! On reste sur le plan éducatif, en aidant ces jeunes à se construire grâce à différents projets (activités sportives, artistiques, insertion scolaire, professionnelle…) et en leur donnant des repères. Il est essentiel d’être capable de leur dire non. »

Les qualités indispensables

« Il faut avoir une énergie à toute épreuve, un certain feeling et… être bien dans sa peau. On gère toute la journée de la souffrance, des situations douloureuses. Et ces jeunes peuvent aussi saisir nos failles ! Bref, on ne prend pas le catalogue des concours en se disant : “Je vais passer la Poste, les impôts puis la PJJ” ! »

Son conseil

« N’espérez pas tout révolutionner ! On ne peut pas tout régler. Et il y a des échecs, des récidives… »


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