Dossier : Métiers d’avenir… si vous aimez inventer l’avenir
- Aurélien, 26 ans, ingénieur de recherche en thérapie génique
- Jean-Marie, 26 ans, développeur d’applis mobiles
- Les métiers qui recrutent : ingénieur agronome
- Les métiers qui recrutent : game designer
- Les métiers qui recrutent : spécialiste de la réalité virtuelle
- Les métiers qui recrutent : architecte cloud computing
- Les métiers qui recrutent : ingénieur en intelligence artificielle
- Les métiers qui recrutent : bio-informaticien
Thérapie génique, applications pour mobiles, intelligence artificielle, réalité virtuelle : dans tous ces domaines, on recherche des techniciens et des scientifiques pour inventer le futur.
Aurélien, 26 ans, ingénieur de recherche en thérapie génique
Métiers d’avenir… si vous aimez inventer l’avenir
Aurélien, ingénieur en biotechnologies, et ses collaborateurs préparent les prochains gènes médicaments au sein du Généthon, laboratoire à la pointe de la recherche médicale.
| Son métier |
Sur sa paillasse carrelée de blanc, Aurélien se penche sur l’infiniment petit. Au sein du Généthon, le centre de recherche de l’AFM (Association française contre les myopathies), l’ingénieur de formation participe à la grande aventure de la thérapie génique. "La recherche a prouvé qu’un gène pouvait être utilisé comme médicament, pour soigner des myopathies, par exemple, résume le jeune homme. Tout l’enjeu est désormais de trouver comment produire ce gène thérapeutique à grande échelle et à coût raisonnable pour démocratiser le traitement."
Entre pipettes et microscopes, Aurélien travaille avec 5 autres chercheurs sur le "véhicule" qui permet de conduire le gène médicament jusqu’au gène malade. Pour cela, il manipule un virus – non nocif – issu d’un insecte : le baculovirus.
Entre pipettes et microscopes, Aurélien travaille avec 5 autres chercheurs sur le "véhicule" qui permet de conduire le gène médicament jusqu’au gène malade. Pour cela, il manipule un virus – non nocif – issu d’un insecte : le baculovirus.
Il faut tout d’abord greffer le gène thérapeutique dans le virus, puis cultiver les cellules qui donneront naissance à un nouveau virus. L’AAV (pour "adeno-associated virus") ainsi créé sera le véhicule final. "C’est un travail à long terme, mais qui garde malgré tout une application très concrète, se réjouit Aurélien. Les biotechnologies représentent l’avenir de la médecine. Nous savons que les malades attendent beaucoup de ces recherches. À nous de ne pas les décevoir…"

La mission d'Aurélien : "Tout l’enjeu est de trouver comment produire ce gène thérapeutique à grande échelle et à coût raisonnable pour démocratiser le traitement."

La mission d'Aurélien : "Tout l’enjeu est de trouver comment produire ce gène thérapeutique à grande échelle et à coût raisonnable pour démocratiser le traitement."
| Son parcours |
Après un bac STL (sciences et technologies de laboratoire) option biochimie-génie biologique, Aurélien a obtenu un DUT (diplôme universitaire de technologie) en génie biologique. Il a ensuite rejoint l’école Sup’Biotech, spécialisée dans les biotechnologies. Il a réalisé son stage de fin d’études au Généthon, où il a été embauché en CDI (contrat à durée indéterminée) en septembre 2011.
| Ses conseils |
"Ne négligez surtout pas les voies technologiques ! Les entreprises recherchent des profils techniques et l’expérience que j’ai acquise durant mes études a été un atout incontestable pour décrocher un emploi."
| Les formations |
- Un diplôme d’ingénieur orienté vers la biologie est conseillé.
- À l’université, il existe de nombreux masters (bac + 5) dédiés à cette spécialité.
- Poursuivre ses études vers un doctorat (bac + 8) permet de travailler en recherche fondamentale.
- À l’université, il existe de nombreux masters (bac + 5) dédiés à cette spécialité.
- Poursuivre ses études vers un doctorat (bac + 8) permet de travailler en recherche fondamentale.
Céline Authemayou
Juin 2012
Juin 2012
Jeudi 7 Juin 2012


























