DOSSIER : MÉTIERS DE L’ENVIRONNEMENT : VOS QUESTIONS / NOS RÉPONSES
- Environnement : quels métiers et quels recrutements d'ici 2020 ?
- Peut-on travailler dans l’humanitaire avec une formation dans l’environnement ?
- Dans quel secteur de l'environnement peut-on créer son emploi ?
- Quels sont les salaires moyens dans l'environnement ?
- Pour faire évoluer sa carrière dans l'environnement, faut-il privilégier les grandes entreprises ?
- Quels sont les métiers de l'environnement moins connus?
Vous vous posez des questions sur les métiers de l’environnement ? Nous les recueillons tout au long de l’année lors des conférences des salons de l’Etudiant à travers toute la France. Roseline Goiran et Dominique Perez, y répondent dans leur ouvrage "Les métiers de l’environnement" (éditions l’Etudiant). Extraits.
Environnement : quels métiers et quels recrutements d'ici 2020 ?
| Des évolutions de métiers plutôt que de "nouveaux" métiers ? |
Être "aux aguets". Une inclination presque "naturelle" pousse les étudiants d’aujourd’hui à choisir des formations ou des options liées à la protection de l’environnement. "C’est la traduction d’une prise de conscience citoyenne, assez noble, estime Sabrina Brullot, responsable du master ingénierie et management, spécialité ingénierie et management de l’environnement et du développement durable de l’université de technologie de Troyes. Les candidats, qui sont mus par cette volonté, sont les profils que je cherche : très curieux, créatifs, très motivés, avec un vrai projet professionnel." Mais, au-delà de cette prise de conscience, la connaissance précise des nouvelles réglementations et de ce qu’elles engendreront en termes de métiers est à acquérir.
| Le bâtiment Réduire les consommations d’énergie de 30 % et les émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici à 2020 : tel est l’objectif du secteur du bâtiment, qui doit se mettre aux normes selon un calendrier très précis : en 2012, tous les bâtiments devront être à "basse consommation" ; en 2020, tous seront "à énergie positive", c’est-à-dire devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. À partir de 2013, 400.000 logements par an devront être rénovés.
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L’adaptation, la clé du succès. Choisir une formation dans le domaine du bâtiment aujourd’hui suppose de bien intégrer cette donnée, quel que soit le niveau d’études. Les chauffagistes, titulaires d’un bac professionnel ou d’un BTS (brevet de technicien supérieur), auront tout intérêt, par exemple, à suivre une formation complémentaire dans le domaine des granulats ou de l’énergie solaire ; un maçon à s’initier à la haute qualité environnementale (HQE) ; un ingénieur du bâtiment à choisir une option sur l’éco-conception, ou plus largement le développement durable… Et, parmi les objectifs du Grenelle de l’environnement, on trouve le lancement "d’un plan de formation professionnelle, de recrutement et de qualification des professionnels du bâtiment intégrant performance énergétique, réduction des gaz à effet de serre, adaptation climatique et qualité sanitaire intérieure, ainsi que la création de la spécialité de rénovateur thermique…" À suivre de près !
| De l’individuel à l’industriel |
| L’industrie - les transports En plus des métiers concernant la mise aux normes des installations industrielles et de la gestion des déchets, l’industrie va connaître une influence grandissante des politiques de réduction des gaz à effet de serre et de l’économie d’énergie, particulièrement dans le domaine des transports. Certaines compétences, déjà existantes mais jusqu’à ces dernières années quelque peu délaissées, redeviennent d’actualité. TGV (création prévue de 2.000 km de lignes d’ici à 2020) ou voitures électriques remettent ainsi au goût du jour les formations dans le domaine de l’électrotechnique de grande puissance, presque abandonnées au profit des « faibles puissances » (téléphones portables par exemple).
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Un secteur d’avenir. "Le coût des installations nécessaires à l’enseignement dans ce domaine était très important, et les écoles l’ont souvent négligé, dit Marc Faudeil, directeur de l’École d’ingénieurs ISEN Brest, qui a créé une majeure technologies et environnement – les écotechnologies permettant aux élèves ingénieurs d’acquérir une spécialisation. La demande de la part des industriels tels que Thales, DCNS, Peugeot, Areva ou EDF est pourtant très importante aujourd’hui. La pénurie fait qu’ils forment les techniciens et ingénieurs en interne." Les éoliennes aussi demandent des compétences en électricité, pour le placement des turbines dans un environnement sous-marin, par exemple…
| Les "réseaux intelligents" |
De nouvelles formations se mettent en place. La licence GEME (génie civil électrotechnique matériaux mécanique métrologie énergétique) option énergie éolienne et photovoltaïque proposée en alternance par le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) en Ardèche recrute notamment des diplômés de BTS (brevet de technicien supérieur) et DUT (diplôme universitaire de technologie) en électrotechnique pour une formation qui inclut cette thématique. "Le stockage de l’électricité et la maîtrise des réseaux électriques intelligents, la gestion des flux d’énergie électrique pour adapter la consommation et la production sont des éléments importants pour les énergies renouvelables", explique Toufiké Henni-Chebra, directeur de la licence.
| L’informatique Les informaticiens devraient également avoir leur place dans le développement des nouvelles énergies, dans des domaines auxquels on ne penserait pas spontanément : on aura besoin d’eux pour mettre en place des systèmes de maintenance à distance des éoliennes par exemple – un important marché dans les années à venir… – mais aussi "pour travailler sur des logiciels d’émission d’ultrasons permettant d’éviter que les turbines ne broient les phoques ou les baleines de passage…", explique Marc Faudeil.
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| Le développement durable |
Des métiers transversaux. La vigilance et la mise en place d’une politique de développement durable concernent tous les services de l’entreprise, de la réalisation des économies d’énergie nécessaires dans les bureaux ou les usines, à la prise en compte des obligations sociales (pourcentage de recrutement de handicapés, politiques de diversité…), en passant par les partenariats et les aides aux projets de développement en France ou dans les pays en difficulté. Les formations "généralistes" au développement durable ont sans doute de beaux jours devant elles : d’après la même étude, "les salariés de ces directions sont majoritairement recrutés en interne, sans formation initiale spécifique".
Des tendances fortes. Le comité gouvernemental de la filière "agriculture et forêts" préconise des recrutements d’éco-conseillers, conseillers en développement durable, éco-énergéticiens, éco-certificateurs, qualiticiens. La croissance verte devrait induire la création de postes de technicien d’animation et de mobilisation, et de formateur en développement durable. De même il est question de créer davantage de parcs nationaux pour préserver la biodiversité. L’État a promis une enveloppe de 500 millions d’euros de prêts "verts" pour le développement durable.
On note l’apparition d’un nouveau corps d’ingénieurs des Eaux, Ponts et Forêts (par la fusion du génie rural et des Eaux et Forêts), pour favoriser le rapprochement des savoir-faire dans les domaines du développement durable et de l’aménagement des territoires. Sont inclus désormais dans les cursus de formation agricole des modules sur les économies d’énergie et la production d’énergies renouvelables dans les exploitations.
| A consulter • Le site de débat national sur les énergies • Les informations sur l’actualité environnementale • Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer |
Le secteur des métiers de l'environnement vous attire ? Vous voulez connaître le quotidien de ces métiers en détails ? Vous pourrez en savoir plus sur les formations et les débouchés de ce secteur grâce à des conseils de professionnels. Vous trouverez les réponses aux questions que vous pouvez vous poser : "Peut-on travailler dans l’environnement sans le bac ? Quelles sont les études courtes qui donnent accès rapidement à un métier ? Y a-t-il des écoles gratuites ?"Visitez notre librairie en ligne pour commander directement le livre "Les métiers de l’environnement" de Roseline Goiran et Dominique Perez, aux éditions l’Etudiant, 12,90€. |
Les métiers de l'environnement en vidéo : Vidéo : découvrez le métier d'éco-éducateur. Vidéo : découvrez le métier de responsable d'exploitation traitement des déchets Vidéo : entretien de recrutement dans l'environnement : les conseils d'un pro |





















