Dossier : Métiers du business du vin : pour les passionnés avant tout
- Le "wine business", à la recherche de nouveaux talents
- Aurélie, caviste : "Je voulais dépoussiérer l’aspect vieillot du vin"
- Matthieu, chargé de communication pour une marque de Champagne : "Ce que j’aime, c’est la diversité de mes missions"
- Julien, juriste responsable de l’AOC du Cognac : "Je traque les contrefaçons"
- Angélique, commerciale en viticulture : "Je dois connaître les besoins des viticulteurs"
Travailler sur un produit noble et dans un univers de passionnés : voilà ce qui vous attend si vous vous tournez vers les métiers du vin. Dans ce secteur, il y a bien sûr les producteurs et viticulteurs, mais de nombreuses opportunités sont aujourd'hui offertes sur des fonctions commerciales et de marketing. Des missions qui se professionnalisent depuis quelques années, avec des formations, elles aussi, de plus en plus pointues.
Jessica Gourdon
Juin 2012
Julien, juriste responsable de l’AOC du Cognac : "Je traque les contrefaçons"
"Je suis un peu le monsieur anti-contrefaçon du Cognac." C’est ainsi que Julien Sarrail, 26 ans, définit son métier au sein du Bureau National Interprofessionnel du Cognac (BNIC).
Juriste dans cette organisation interprofessionnelle, il est chargé de la protection de la "marque" Cognac, qui bénéficie du label AOC (appellation d’origine contrôlée). En clair, seuls les producteurs de la région de la ville de Cognac, respectant un certain nombre de règles, peuvent prétendre à l’appellation "Cognac".
Basé dans la ville de Cognac, Julien traque les contrefaçons, vérifie les étiquettes de produits importés, règle des conflits. Il s’assure aussi que les producteurs locaux respectent l’ensemble du cahier des charges de l’AOC. "Il peut aussi m’arriver de faire de la formation. J’ai par exemple été chargé de sensibiliser des douaniers au contrôle de l’étiquetage. Ce n’est pas qu’une question juridique : la consommation de faux Cognac peut être dangereuse pour la santé".

Juriste dans cette organisation interprofessionnelle, il est chargé de la protection de la "marque" Cognac, qui bénéficie du label AOC (appellation d’origine contrôlée). En clair, seuls les producteurs de la région de la ville de Cognac, respectant un certain nombre de règles, peuvent prétendre à l’appellation "Cognac".
Basé dans la ville de Cognac, Julien traque les contrefaçons, vérifie les étiquettes de produits importés, règle des conflits. Il s’assure aussi que les producteurs locaux respectent l’ensemble du cahier des charges de l’AOC. "Il peut aussi m’arriver de faire de la formation. J’ai par exemple été chargé de sensibiliser des douaniers au contrôle de l’étiquetage. Ce n’est pas qu’une question juridique : la consommation de faux Cognac peut être dangereuse pour la santé".

| Un métier très international |
Tous les jours, il est en contact avec des producteurs et des avocats spécialisés. "Ce qui me plait dans ce métier, c’est l’aspect relationnel et très international. Plus de 95% des ventes de Cognac se réalisent à l’export ! Et puis, cela me plait d’être chargé de faire respecter l’AOC, c’est une mission de service public."
Julien n’est pas arrivé à ce poste par hasard. Originaire de la région de Bordeaux, terre de vins par excellence, il était depuis longtemps passionné par le milieu du vin. "Cela m’a été transmis par ma famille", glisse-t-il. Comme beaucoup d’étudiants bordelais, il a passé quelques étés à faire les vendanges.
Julien n’est pas arrivé à ce poste par hasard. Originaire de la région de Bordeaux, terre de vins par excellence, il était depuis longtemps passionné par le milieu du vin. "Cela m’a été transmis par ma famille", glisse-t-il. Comme beaucoup d’étudiants bordelais, il a passé quelques étés à faire les vendanges.
| Une licence AES, et un master "droit du vin" |
Pour autant, il n’envisageait pas, au début, de faire carrière dans ce secteur. Après son bac ES, il s’imaginait plutôt avocat ou notaire. Il entame une licence de droit à l’université Bordeaux 4, puis se réoriente au bout d’un an en licence d’AES, "plus généraliste et plus dans la continuité du lycée". Il intègre ensuite un master 1 en droit des affaires. "Pendant mon M1, j’ai eu des cours d’ouverture sur le droit du vin, et ça a été le déclic".
L’année suivante, il est admis dans le M2 "droit de la vigne et du vin" de Bordeaux 4. "C’était une manière d’allier ma passion avec mes études juridiques". Après un stage de fin de master au service juridique de la Maison Camus, une marque de Cognac, Julien n’a pas eu de mal à trouver du travail. En quelques jours, il a été embauché au BNIC, à la rentrée 2010. Sans aucun regret.
L’année suivante, il est admis dans le M2 "droit de la vigne et du vin" de Bordeaux 4. "C’était une manière d’allier ma passion avec mes études juridiques". Après un stage de fin de master au service juridique de la Maison Camus, une marque de Cognac, Julien n’a pas eu de mal à trouver du travail. En quelques jours, il a été embauché au BNIC, à la rentrée 2010. Sans aucun regret.
Jessica Gourdon
Juin 2012



























