1. Recalé en PACES ? 7 métiers pour garder un pied dans la santé
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Recalé en PACES ? 7 métiers pour garder un pied dans la santé

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Infirmier-anesthésiste : l'un des nombreux métiers possibles pour rebondir dans la santé. // © Phovoir
Infirmier-anesthésiste : l'un des nombreux métiers possibles pour rebondir dans la santé. // © Phovoir

Il y a une vie après la PACES ! Infirmier, juriste, attaché de recherche clinique, ingénieur... Zoom sur une palette de métiers qui s'offrent à vous si vous voulez rester dans le domaine de la santé et de la biologie.

Environ un étudiant de PACES (première année commune aux études de santé) sur cinq réussit l'un des quatre concours de fin d'année (médecine, odontologie, sage-femme ou pharmacie). Si vous sentez que vous ne ferez pas partie de ces 20 %, vous pouvez envisager une réorientation dès la fin du premier semestre ou en fin d'année. Des pistes existent, organisées dans d'autres filières au sein de votre université ou dans d'autres établissements. Elles vous mèneront à des métiers qui, le plus souvent, résistent à la crise

1. Infirmier-anesthésiste

On compte environ 600.000 infirmiers en France (85 % de femmes). C'est le métier de santé le plus connu et aussi le plus varié. Selon le service où vous exercerez, vos tâches seront bien différentes. Vous travaillerez le plus souvent à l'hôpital public ou en clinique privée. Vous pourrez également vous spécialiser et devenir, par exemple, infirmier-anesthésiste (ils sont 9.500 en France). Outre les missions d'anesthésie et réanimation, vous vous occuperez aussi des soins d'urgence et de la prise en charge de la douleur des patients.

Pour exercer le métier d'infirmier, vous devez détenir un diplôme d'État. La formation s'effectue dans l'un des 353 IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) qui recrutent sur concours. Pour obtenir le DEIA (diplôme d'État d'infirmier-anesthésiste) et devenir infirmier-anesthésiste, comptez deux ans d'études supplémentaires. Le recrutement s'effectue sur concours après deux ans de pratique professionnelle. 

2. Ergothérapeute

Ce spécialiste de la rééducation aide les personnes souffrant d'un handicap moteur, sensoriel ou neuropsychologique à conserver ou retrouver leur autonomie en utilisant des activités manuelles ou artistiques. Il travaille aussi à adapter le cadre de vie du patient. 8.500 ergothérapeutes exercent en France sur prescription médicale. Avec l'allongement de la durée de la vie, le maintien au domicile des patients et personnes âgées, les perspectives d'emploi sont favorables.

Un diplôme d'État est requis pour exercer. Il se prépare en trois ans à l'université ou dans des instituts publics ou privés accessibles sur concours. Compter 2.000 heures de formation théorique et 1.200 heures de formation pratique. Attention : certains instituts de formation ne recrutent que des étudiants ayant effectué une PACES.

3. Technicien d'analyses biomédicales

Biopsies, analyses de sang ou d'urines, le technicien d'analyses biomédicales fait parler les prélèvements effectués sur le corps humain pour aider à établir le diagnostic et prescrire le meilleur traitement. Vous travaillerez uniquement sur prescription médicale et sous la responsabilité du médecin biologiste. Vous pourrez exercer le métier dans un laboratoire d'analyses médicales mais aussi dans l'industrie (cosmétique, agroalimentaire, pharmaceutique…), voire dans la police scientifique et technique.

Un diplôme bac+2 ou bac+3 minimum est nécessaire. Au niveau bac+2, le BTS (brevet de technicien supérieur) analyses de biologie médicale, le BTS bioanalyses et contrôles ou encore le DUT (diplôme universitaire de technologie) génie biologique option analyses biologiques et biochimiques. À bac+3, le DETAB (diplôme d'État de technicien en analyses biomédicales) accessible sur concours, mène également à la profession.

4. Attaché ou assistant de recherche clinique

Dans les métiers médico-techniques, l'attaché/assistant de recherche clinique assure le suivi scientifique et administratif des tests de médicaments avant leur mise sur le marché. Il met en place les essais cliniques sur les patients, choisit les médecins participant aux essais et présente le protocole aux autorités sanitaires. Pendant toute la durée des essais, il veille au respect de la procédure.

Au niveau bac+3, vous pouvez choisir la licence professionnelle en sciences de la vie. Au niveau bac+5, un master 2 en chimie, biologie ou recherche clinique. Il existe aussi des formations spécifiques d'attaché de recherche clinique. Citons par exemple le DIU-FARC (diplôme interuniversitaire de formation d'assistant de recherche clinique) ou le DIU-FIEC (investigateur d'essais cliniques) proposés par plusieurs universités en France (l'UPMC Paris 6, Paris-Diderot Paris 7, Nantes, Strasbourg, Lyon 1, Bordeaux, Aix-Marseille...). 

5. Juriste santé

Loi sur les droits des malades, charte de la personne hospitalisée... De plus en plus de litiges surgissent entre les patients et les établissements de santé. Le juriste santé conseille et assiste l'établissement de santé pour lequel il travaille sur toutes les questions de droit et de contentieux. Il a aussi en charge la prévention des litiges. À la pointe de la réglementation en cours et de l'évolution des lois, le juriste santé exerce le plus souvent à l'hôpital, en clinique privée ou en maison de retraite.  

La formation est de niveau bac+5. La plupart des juristes santé ont un master 2 spécialisé en droit de la santé. Pour être recruté dans la fonction publique hospitalière, vous pouvez être amené à passer un concours.

6. Chef de mission humanitaire

Ouragan en Haïti, sécheresse en Éthiopie, exode massif de réfugiés syriens… Le chef de mission humanitaire est chargé d'évaluer la situation et les besoins sur le plan humanitaire. Il pilote la stratégie retenue par son ONG (organisation non gouvernementale) et les programmes d'aide. Il encadre les expatriés et le personnel local et veille à la sécurité de tous. Pour exercer ce métier, des talents de manager, de gestionnaire de budget et une solide résistance physique et psychologique sont nécessaires. 

Beaucoup de chefs de projets ONG ont une formation initiale de médecin, de juriste, d'ingénieur ou de logisticien humanitaire. Il existe aussi des écoles privées, comme Bioforce, qui proposent des formations spécifiques. Des universités comme Aix-Marseille ou Paris 2 Panthéon-Assas proposent des masters 2 en droit international spécialité actions et droits humanitaires ou M2 droits de l'homme et droit international humanitaire.

7. Professeur de SVT (sciences de la vie et de la Terre)

Il ne travaille pas dans la santé, mais si la biologie vous passionne... Préparer les cours, corriger les copies, organiser des activités extra-scolaires... Comme tous les professeurs des autres disciplines, votre mission consiste à transmettre des connaissances aux élèves de collège et de lycée, de les aider à s'organiser pour progresser et d'évaluer leurs acquis.

Vous pouvez préparer le concours du CAPES par vos propres moyens ou dans une ESPÉ (école supérieure du professorat et de l'éducation). Vous y obtiendrez également le master MEEF (métiers de l'éducation, de l'enseignement et de la formation). Auparavant, il est conseillé d'avoir une licence BGST (biologie générale et sciences de la Terre et de l'univers), même si une licence d'un autre domaine est acceptée (sciences de la vie, mathématiques, physique, STAPS). 

Des formations d'ingénieurs "PACES friendly"

Beaucoup d'écoles d'ingénieurs s'organisent pour intégrer des étudiants de PACES en réorientation. À cette fin, elles ont mis en place des passerelles et des cursus préparatoires de deux ans. Parmi les écoles d'ingénieurs dans les domaines de la biologie, de la biochimie, des biotechnologies, vous pouvez envisager par exemple de rejoindre l'EBI à Cergy, l'ISBS à Paris, l'ESBS à Strasbourg, le réseau Polytech ou encore l'INSA de Lyon.