DOSSIER : TRAVAILLER DANS LE SECTEUR DE L’ESS (ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE)
Il représente pas moins de 10 % de l’emploi en France. Surtout, il crée des postes non délocalisables pour la plupart, dans des domaines relevant de l’intérêt général (santé, enseignement, action sociale, services à la personne...) et innovants (développement durable, commerce éthique...). Pas étonnant que le secteur de l’ESS (économie sociale et solidaire) attirent de plus en plus de jeunes. Mais à quoi ces derniers doivent-ils s’attendre ?
L’économie sociale et solidaire (ESS), c’est quoi ?
| Travailler dans des asso, coopératives, mutuelles, fondations |
C’est donc par leurs statuts, reposant sur un projet collectif et des valeurs, que les associations, coopératives, mutuelles et fondations relèvent de l’ESS. Avec plus de 1,7 millions de salariés, les associations représentent près de 80 % du volume d’emploi et près de 85 % des employeurs de l’ESS, révèle le Panorama 2010 de l’ESS en France et dans les régions. Les coopératives emploient environ 300.000 salariés, les mutuelles, près de 120.000 et les fondations un peu moins de 60.000 salariés.
| La montée en puissance des entreprises sociales |
| L'esprit : tous les les bénéfices réinjectés dans l’activité |
Quel que soit le statut de la structure (association, mutuelle, coopérative, fondation ou entreprise sociale), “dans l’ESS, la réalisation de bénéfices ne constitue pas une fin mais un moyen au service du projet collectif”, explique Sébastien Darrigrand de l’USGERES. En clair, les bénéfices ne reviennent pas à des actionnaires, mais servent au développement de l’activité.
| De grosses différences avec le secteur du bénévolat |
À titre d’exemple, le délégué général cite un cas qu’il a rencontré plusieurs fois. Celui du chargé de com’ lassé de faire de l’événementiel dans une grosse entreprise et qui espère trouver du sens et une certaine éthique en postulant dans l’économie sociale. “Il doit bien comprendre qu’il sera embauché pour ses compétences techniques en communication et pas pour une cause qu’il soutient, prévient Guillaume Chocteau. Les salariés du secteur ont des objectifs à respecter et doivent se soumettre aux décisions d’un conseil d’administration composé de bénévoles élus. Le monde associatif n’est pas un monde de Bisounours !”
Il ne suffit donc pas d’avoir envie de donner un sens à son activité professionnelle, ni même de partager les valeurs de la structure visée pour y trouver une place en tant que salarié.
Sur l’économie sociale et solidaire en général : le CEGES (Conseil des entreprises et groupements de l’économie sociale), le CNCRES (Conseil national des chambres régionales de l'économie sociale et solidaire).Sur les fondations : l'ASFONDES (Association des fondations de l’économie sociale).
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Novembre : mois de l’économie sociale et solidaire
La 3e édition nationale du Mois de l’économie sociale et solidaire se déroule en novembre 2010. Son ambition ? “Démontrer et promouvoir la conviction que l’on peut entreprendre autrement”, déclare Jean Louis Cabrespines, président du CNCRES (Conseil national des chambres régionales de l’économie sociale). Débats, spectacles, projections de films, visites d’entreprises, salons... Plus de 1500 manifestations sont organisées autour des thématiques du travail, de la consommation, du logement, de l’éducation...
Consulter le programme sur le site du Mois de l’économie sociale et solidaire.
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Pour aller plus loin
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Novembre 2010




















