1. Palmarès des écoles d'ingénieurs 2017 : 168 écoles passées au crible
Palmarès des écoles d'ingénieurs 2017 : 168 écoles passées au crible
Publié le 05.12.2016

Comment choisir son école d'ingénieurs, parmi toutes les formations existantes ? Avec son palmarès personnalisé, l'Etudiant vous accompagne dans cette décision complexe et compare cette année, 168 établissements français. Découvrez ceux qui se distinguent dans leur catégorie et créez votre propre classement.

Palmares-des-ecoles-de-commerce-postbac-en-4-ou-5-ansDécouvrez tous les résultats de notre palmarès des écoles d'ingénieurs 2017

Dans le palmarès général des écoles d'ingénieurs, basé sur trois grandes familles d'indicateurs (l'excellence académique, l'ouverture internationale et la proximité des entreprises), les écoles ordonnées selon leur nombre de points, sont réunies au sein de quatre groupes de force décroissante : A+ (de 45 à 60 points), A (de 35 à 44 points), B (de 25 à 34 points) et C (de 1 à 24 points). Ces groupes apparaissent en filtre et sur la fiche de chaque école. Tour d'horizon.

Polytechnique et CentraleSupélec en tête du palmarès

Quatorze établissements d'excellence composent le groupe A+ (de 45 à 60 points). Misant sur leurs qualités académiques comme sur leur proximité avec le milieu professionnel, ils forment la crème des diplômés. Ceux-ci peuvent aussi bien s'insérer dans le monde du travail à des salaires élevés en France et à l'étranger que poursuivre leurs études en thèse, puis d'intégrer de prestigieux laboratoires.

Plébiscitées par les élèves des classes préparatoires, les grandes écoles franciliennes (l'École polytechnique, leader avec 59 points sur 60, CentraleSupélec, l'École des ponts ParisTech et l'École des Mines ParisTech) trustent les premières places. Elles sont directement suivies par plusieurs formations régionales d'excellence, comme les Écoles centrales de Lyon, Lille et Nantes. Suivant une dynamique entamée les années précédentes, cette dernière s'illustre particulièrement par ses excellentes relations avec les entreprises, nombreuses à se rendre sur son campus lors de ses forums et à financer ses chaires industrielles.

Enfin, dotées d'un corps professoral de grande qualité et fortement impliquées dans la recherche, deux écoles postbac, l'UTC (université de technologie de Compiègne) et l'INSA Lyon réussissent à se hisser au niveau des meilleurs établissements accessibles au niveau bac+2.

Lire aussi : Les nouveaux défis des écoles d'ingénieurs

AgroParisTech ne mène pas qu'à l'agroalimentaire

Derrière ces institutions destinées aux têtes de classes, 21 autres formations s'affirment au plus haut niveau et font partie du groupe A (de 35 à 44 points). Toutes publiques, ces écoles se divisent en deux familles : les grandes généralistes de province, souvent membres de réseaux importants (Mines-Télécom, Centrales, INSA, UT), et les meilleures écoles spécialisées de France, que ce soit en chimie (Chimie ParisTech), en statistiques (ENSAE ParisTech), en agroalimentaire (AgroParisTech), en aviation civile (ENAC) ou bien encore en électrotechnique (ENSEEIHT).

Les premières permettent à leurs étudiants de prendre leur temps pour bâtir leur projet professionnel, tout en leur assurant d'excellents débouchés. Quant aux secondes, elles sont des marchepieds performants vers l'emploi pour les étudiants déjà sûrs de leur voie, tout en les laissant accéder à d'autres secteurs s'ils le souhaitent. C'est le cas d'AgroParisTech, école d'ingénieurs la plus demandée par les préparationnaires BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre) : elle offre de belles opportunités dans les domaines de l'agroalimentaire et de l'agriculture, mais, en 2015, six diplômés sur dix ont choisi un autre domaine pour commencer leur carrière.

Les diplômés de l'ISEP intéressent Thales ou Orange

Le groupe B (de 25 à 34 points) rassemble 61 écoles d'ingénieurs, très diverses, que ce soit en termes de spécialisation, de taille ou de statut (public ou privé). Moins visibles à l'international que ceux des groupes A+ et A, ces établissements permettent à leurs étudiants de s'insérer sans difficulté dans le monde profes­sionnel. Ils s'illustrent pour certains en excellence académique, tels Agrocampus Ouest, l'ENTPE, l'ENSAT ou SupOptique, et pour d'autres, dans leurs relations avec les entreprises. C'est le cas de l'ESTP, l'ESTACA, l'EFREI et l'ISEP. Cette dernière, qui est une école privée spécialisée dans le numérique, bénéficie par exemple d'un vaste réseau d'anciens étudiants (7.300 alumni sur LinkedIn), implantés dans de grandes entreprises, telles que Thales ou Orange.

Également présentes dans le groupe B, des écoles publiques de taille moyenne, issues des réseaux INSA (Rennes, Strasbourg), Écoles des mines (Alès, Albi-Carmaux) et INP (ENSEIRB-Matmeca à Bordeaux, Génie industriel à Grenoble, ENSIACET à Toulouse).

Lire aussi : Les meilleures écoles d'ingénieurs dans 11 domaines

L'École de l'air forme les futurs officiers et pilotes de l'armée

Dans le groupe C (de 1 à 24 points), 72 institutions, nombreuses à recruter directement des bacheliers, clôturent notre palmarès. Les écoles généralistes, souvent publiques, sont largement représentées dans le premier tiers. Parmi elles, une grande partie du réseau Polytech (Grenoble, Lille, Marseille ou encore Orléans).

Plusieurs écoles spécialisées dans l'agroalimentaire et l'agriculture apparaissent dans le deuxième tiers, à l'image de l'ESA Angers, UniLaSalle, l'ENSAIA ou AgroSup Dijon. D'un bon niveau académique, elles perdent en revanche des points en ouverture internationale et en proximité avec les entreprises.

Enfin, le dernier tiers est principalement constitué de petits établissements très pointus dans leur domaine d'expertise, allant de la météorologie (École nationale de la météorologie à Toulouse), aux systèmes d'information de santé (ISIS à Castres), en passant par le génie industriel de l'environnement (EME à Rennes).

Ces écoles ne cherchent pas forcément à briller dans les palmarès sur les critères académiques ou professionnels classiques, mais cela ne réduit ni la bonne qualité de leurs formations ni les belles opportunités de carrières qu'elles offrent. L'École de l'air, à Salon-de-Provence (13), en est un bon exemple. À la suite d'un concours très sélectif, elle forme les futurs officiers amenés à piloter et à entretenir les avions de l'armée.

Si vous voulez comparer avec le palmarès 2016
- Palmarès 2016 des écoles d'ingénieurs, selon le critère de l'excellence académique
Palmarès 2016 des écoles d'ingénieurs, selon le critère de l'ouverture internationale
Palmarès 2016 des écoles d'ingénieurs, selon le critère de la proximité avec les entreprises