Dossier : Médecine : la nouvelle PAES
A la rentrée 2010, les études de médecine ont entamé leur révolution. La PAES (première année des études de santé) remplace PCEM1 et PCEP1. Mais les places en deuxième année restent chères : les numerus clausus sont maintenus.
La PAES remplace PCEM1 : le programme et les changements
Médecine : la nouvelle PAES
Elle était dans les cartons depuis plusieurs années. A la rentrée 2010, la PAES (première année des études de santé) est entrée officiellement en service et a remplacé l’année de PCEM1 (premier cycle des études médicales première année) et celle de PCEP1 (premier cycle d’études de pharmacie). Cette première année de licence est commune à 4 filières : médecine, sage-femme, dentaire et pharmacie. Toutes les universités la proposent. "Au premier semestre, tous les étudiants suivent les mêmes cours, résume la présidente de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). À l’issue de ce semestre, les étudiants passent un seul et même concours. Mais selon les filières, des coefficients sont affectés aux matières. Par exemple, l’anatomie peut se voir affecter un coefficient 3 en médecine tandis que l’initiation à la connaissance des médicaments peut avoir un coefficient 1, et inversement en pharmacie." Ces résultats permettent de savoir si l’étudiant a le niveau pour présenter de 1 à 4 concours en fin d’année.
Au second semestre, les étudiants conservent un tronc commun mais suivent un module spécifique à la filière choisie (soit 4 matières). En fin de semestre, les étudiants passent des épreuves communes et des épreuves spécifiques liées à leur filière. Selon leur classement final, la procédure de choix se met en place. Les candidats non classés peuvent redoubler (sous certaines conditions).
Les numerus clausus restent en place
Si les changements sont conséquents au niveau de l’organisation de la formation, la PAES reste, comme la PCEM1, une année charnière et une étape clé à franchir pour les étudiants. Les numerus clausus (nombre de places offertes aux concours pour intégrer la seconde année) restent en place. Et la sélection est rude : le taux de réussite national est d’environ 15 % (7.400 places pour 49 000 inscrits en 2010). Un chiffre qui varie fortement selon les universités : si Caen affiche 21,7 % de reçus en 2010, Toulouse 3 en déclare seulement 9,9 %. À quoi doit-on ces écarts ? D’abord à l’attractivité des régions et aux besoins locaux en médecins. Autre facteur d’explication : la réputation des établissements, certaines facs étant moins prisées que d’autres.
Au second semestre, les étudiants conservent un tronc commun mais suivent un module spécifique à la filière choisie (soit 4 matières). En fin de semestre, les étudiants passent des épreuves communes et des épreuves spécifiques liées à leur filière. Selon leur classement final, la procédure de choix se met en place. Les candidats non classés peuvent redoubler (sous certaines conditions).
Les numerus clausus restent en place
Si les changements sont conséquents au niveau de l’organisation de la formation, la PAES reste, comme la PCEM1, une année charnière et une étape clé à franchir pour les étudiants. Les numerus clausus (nombre de places offertes aux concours pour intégrer la seconde année) restent en place. Et la sélection est rude : le taux de réussite national est d’environ 15 % (7.400 places pour 49 000 inscrits en 2010). Un chiffre qui varie fortement selon les universités : si Caen affiche 21,7 % de reçus en 2010, Toulouse 3 en déclare seulement 9,9 %. À quoi doit-on ces écarts ? D’abord à l’attractivité des régions et aux besoins locaux en médecins. Autre facteur d’explication : la réputation des établissements, certaines facs étant moins prisées que d’autres.
Virginie Bertereau
Mardi 22 Février 2011

































