Dossier : Réorientation : des passerelles pour changer de filière
En plein développement, les passerelles entre les différentes filières permettent de se construire un parcours sur mesure. Tour d’horizon des poursuites d’études les plus en vogue.
Réorientation : de l’école d’ingénieurs au doctorat
Hakima a suivi un DUT (diplôme universitaire de technologie) avant d’intégrer une école d’ingénieurs. Mais elle ne s’est pas arrêtée là. Elle a poursuivi en DEA (diplôme d’études approfondies, devenu master recherche) puis en doctorat. Au final, cette lauréate du prix Irène Joliot-Curie de la jeune femme scientifique a fréquenté pas moins de 5 établissements pendant ses études supérieures.
"Issue d’un milieu ouvrier, j’étais partie pour entrer dans la vie active après mon DUT, assure-t-elle avec un brin de fierté dans la voix. En 1ère année d’école d’ingénieurs à Polytech Paris UPMC, j’ai dû m’accrocher. J’avais de grosses lacunes en mathématiques et en chimie organique. J’ai bien cru que je n’y arriverais jamais. Mais à force de travail, le soir et le week-end, j’ai fini 2ème de ma promotion. Le titre d’ingénieur en poche, j’ai eu peur de ne trouver que des emplois d’ingénieur de production ou de consultant. Or c’étaient les aspects théoriques qui m’intéressaient le plus. Je me suis alors tournée vers un DEA puis un doctorat et j’ai pris conscience que la recherche était mon élément."
Hakima fait encore figure d’exception. Moins d’1 ingénieur diplômé sur 10 se dirige aujourd’hui vers une thèse. Salaires attractifs à la sortie de l’école, prestige du titre d’ingénieur. Beaucoup ne voient pas l’utilité de prolonger encore leurs études de 3 ans. Des idées qui évoluent peu à peu. À l’international, en effet, c’est le niveau de docteur (bac+8) qui est le plus reconnu.
"Issue d’un milieu ouvrier, j’étais partie pour entrer dans la vie active après mon DUT, assure-t-elle avec un brin de fierté dans la voix. En 1ère année d’école d’ingénieurs à Polytech Paris UPMC, j’ai dû m’accrocher. J’avais de grosses lacunes en mathématiques et en chimie organique. J’ai bien cru que je n’y arriverais jamais. Mais à force de travail, le soir et le week-end, j’ai fini 2ème de ma promotion. Le titre d’ingénieur en poche, j’ai eu peur de ne trouver que des emplois d’ingénieur de production ou de consultant. Or c’étaient les aspects théoriques qui m’intéressaient le plus. Je me suis alors tournée vers un DEA puis un doctorat et j’ai pris conscience que la recherche était mon élément."
Hakima fait encore figure d’exception. Moins d’1 ingénieur diplômé sur 10 se dirige aujourd’hui vers une thèse. Salaires attractifs à la sortie de l’école, prestige du titre d’ingénieur. Beaucoup ne voient pas l’utilité de prolonger encore leurs études de 3 ans. Des idées qui évoluent peu à peu. À l’international, en effet, c’est le niveau de docteur (bac+8) qui est le plus reconnu.
Sylvie Lecherbonnier

































