DOSSIER : TOUT POUR RÉUSSIR SA PREMIÈRE ANNÉE
Pas facile de se couler dans le moule de l’étudiant. Que l’on soit inscrit en fac, en prépa ou en BTS, une première année réussie passe souvent par une bonne organisation et une prise d’autonomie.
"L’autonomie : une qualité indispensable pour l’insertion professionnelle"
Questions à Simone Bonnafous, présidente de l’université Paris 12-Val-de-Marne, vice-présidente de la CPU (Conférence des présidents d’université)
Que conseiller aux jeunes bacheliers qui sont souvent désarçonnés quand ils arrivent à l’université ?
Il faut bien sûr assister à tous les cours et TD, travailler régulièrement sans attendre les premiers partiels. Et faire preuve de curiosité, par exemple en ne se contentant pas du cours mais en faisant des lectures supplémentaires. Devenir autonome est la grande difficulté des études universitaires mais c’est aussi ce qui en fait la richesse. Apprendre à s’organiser et à planifier son travail sont des qualités indispensables pour réussir son insertion professionnelle aujourd’hui. Finalement, on demande au jeune d’être extrêmement adulte.
En décembre 2007, Valérie Pécresse a annoncé des mesures pour favoriser la réussite en licence. Que pensez-vous de ce plan appliqué par les universités depuis la rentrée 2008 ?
Il a permis de parler en profondeur de pédagogie à l'université. Des dispositifs se sont étendus, par exemple pour le suivi des étudiants de L1, la généralisation des bureaux d’aide à l’insertion professionnelle. Mais ce plan ne constitue pas une révolution. Certains éléments, comme la progressivité des cours en licence, l’anglais, l’informatique, les unités de méthodologie, étaient déjà au programme de la réforme LMD. Je dirais que la mise en musique est plus forte. La pédagogie au service de l’étudiant est réhabilitée, elle redevient un objectif prioritaire.
L’orientation active ou préinscription des futurs bacheliers à l’université vous paraît-elle un moyen efficace pour réduire l’échec en licence ?
Derrière l’orientation active, la vraie question est : quelle solution alternative propose-t-on à ceux à qui l’on déconseille de s’inscrire à l’université ? Il faudrait plus de conseillers d’orientation pour accompagner ces jeunes afin de leur trouver une autre filière plus adaptée à leur profil.
Propos recueillis par Mathieu Oui
janvier 2009












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