Dossier : Soutien scolaire gratuit : l’avis des acteurs de l’école
A défaut de s'atteler à réformer en profondeur le système pour que chacun y trouve vraiment sa place, la tendance est à la multiplication des actions de soutien scolaire, en dehors des heures de cours. Le temps hors scolaire devient de plus en plus occupé, voire balisé. Détails de ce qui vous attend pour votre enfant à l'école primaire.
Les principaux reproches contre le soutien scolaire gratuit
Soutien scolaire gratuit : l’avis des acteurs de l’école
Accusation n° 1 : on augmente le temps hors scolaireLa mise en place de modules de soutien dans les écoles et collèges est intervenue dans un contexte morose avec la réduction du nombre de postes aux concours d’enseignement, surtout au primaire (le nombre de postes de professeurs d’écoles à pourvoir a diminué de 30 % en 2009 par rapport à la session 2008). Ce qui n’a pas manqué de provoquer l’ire des fédérations de parents d’élèves et des syndicats. "On fait de plus en plus de choses en dehors de l’école mais au détriment de ce qui se fait dans la classe. Avant de financer des heures de soutien dont on ne sait même pas si la forme est adaptée aux besoins de tous les élèves, il faut améliorer l’école, les conditions d’études et donner réellement aux enseignants les moyens de diversifier leur pédagogie. Actuellement, à 35 élèves par classe, il est impossible d’y penser", résume Roland Hubert, co-secrétaire général du SNES-FSU.
Le ministre de l’Éducation serait-il devenu le ministre du temps hors scolaire ? On peut s’en inquiéter. Surtout que dans le fond, rien ne semble vraiment changer. "Tout se passe comme si, ne pouvant réformer l’école du dedans, nous avions choisi de l’étendre hors de ses frontières en scolarisant la vie des enfants après et en dehors de l’école", remarquait le sociologue François Dubet, dans un dossier que le Monde de l’éducation a consacré au soutien scolaire en octobre 2007.
Accusation n° 2 : on ne sait pas trop ce qui s’y passe
"Le problème, c’est que l’administration n’a pas de vision globale de la pédagogie. Les heures sont affectées, mais personne ne se préoccupe de savoir ce qu’on en fait. Les parents sont rassurés par la multiplicité des dispositifs, mais sans en connaître véritablement les tenants et les aboutissants", assure Vincent, professeur de collège. Il faut dire que les intervenants sont multiples : enseignants volontaires rétribués en heures supplémentaires, bénévoles d’association, assistants pédagogiques ou d’éducation. Les formules sont foisonnantes et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, ni pour les parents ni pour les élèves.
Le ministre de l’Éducation serait-il devenu le ministre du temps hors scolaire ? On peut s’en inquiéter. Surtout que dans le fond, rien ne semble vraiment changer. "Tout se passe comme si, ne pouvant réformer l’école du dedans, nous avions choisi de l’étendre hors de ses frontières en scolarisant la vie des enfants après et en dehors de l’école", remarquait le sociologue François Dubet, dans un dossier que le Monde de l’éducation a consacré au soutien scolaire en octobre 2007.
Accusation n° 2 : on ne sait pas trop ce qui s’y passe
"Le problème, c’est que l’administration n’a pas de vision globale de la pédagogie. Les heures sont affectées, mais personne ne se préoccupe de savoir ce qu’on en fait. Les parents sont rassurés par la multiplicité des dispositifs, mais sans en connaître véritablement les tenants et les aboutissants", assure Vincent, professeur de collège. Il faut dire que les intervenants sont multiples : enseignants volontaires rétribués en heures supplémentaires, bénévoles d’association, assistants pédagogiques ou d’éducation. Les formules sont foisonnantes et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, ni pour les parents ni pour les élèves.
Frédérique Letourneux
Lundi 21 Septembre 2009






























