Dossier : Le soutien scolaire gratuit au collège
Le soutien scolaire au collège se fait principalement après les cours, entre 16h30 et 18h. L'idée : occuper les jeunes avec un accompagnement éducatif, plutôt que de les laisser livrés à eux-mêmes. Précisions et premier bilan.
Frédérique Letourneux
Soutien scolaire : pour les « orphelins de 16 heures »
Le soutien scolaire gratuit au collège
La paternité de l’expression les "orphelins de 16 heures" revient à Nicolas Sarkozy quand il était en pleine campagne électorale. Pour éviter que les adolescents désœuvrés ne traînent dans la rue ou s’abandonnent à leur Playstation, l’objectif affiché était de les retenir le plus tard possible entre les murs du collège. La solution retenue a consisté à mettre en place des ateliers 3 fois par semaine de 16 h 30 à 18 heures, centrés sur le soutien scolaire mais aussi sur la pratique d’un sport ou d’une activité culturelle. Lancé d’abord de façon expérimentale dans les collèges en ZEP (zone d'éducation prioritaire), l’"accompagnement éducatif" est proposé depuis la rentrée 2008 dans tous les collèges et s’est également étendu aux écoles primaires ZEP (toutes les écoles devraient être concernées en 2011). Près de 3 collégiens sur 10 se rendent aujourd’hui à ces ateliers.
L'engagement par un contrat
Le principe de l’accompagnement éducatif est simple. Les élèves volontaires, ou ceux dont les lacunes ont été détectées par les enseignants en début d’année, signent un contrat avec le collège. Ils s’engagent ainsi à suivre les modules proposés par l’établissement, qu’il s’agisse d’études surveillées classiques ou d’ateliers plus ludiques. Les premières sont encadrées par des enseignants payés en heures supplémentaires et désireux d’améliorer leurs fins de mois. Les seconds sont animés par des aides-éducateurs et des acteurs du monde associatif qui conduisent des ateliers de découverte musicale, la pratique d’un sport, un atelier de peinture... Les établissements sont libres de faire marcher leur imagination même si les principaux de collèges situés en zone sensible insistent avant tout sur l’importance du travail scolaire.
L'engagement par un contrat
Le principe de l’accompagnement éducatif est simple. Les élèves volontaires, ou ceux dont les lacunes ont été détectées par les enseignants en début d’année, signent un contrat avec le collège. Ils s’engagent ainsi à suivre les modules proposés par l’établissement, qu’il s’agisse d’études surveillées classiques ou d’ateliers plus ludiques. Les premières sont encadrées par des enseignants payés en heures supplémentaires et désireux d’améliorer leurs fins de mois. Les seconds sont animés par des aides-éducateurs et des acteurs du monde associatif qui conduisent des ateliers de découverte musicale, la pratique d’un sport, un atelier de peinture... Les établissements sont libres de faire marcher leur imagination même si les principaux de collèges situés en zone sensible insistent avant tout sur l’importance du travail scolaire.
| Témoignage : Nicolas Renard, principal d’un collège à Asnières, classé “Ambition Réussite” « Dans mon établissement, 70 % des parents d’élèves appartiennent à une catégorie sociale défavorisée et c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de miser sur le soutien scolaire, indique . Il distingue deux approches différentes selon que l’élève rencontre des difficultés passagères sur une matière ou qu’il est en grand échec scolaire. Pour celui qui n’est pas totalement perdu, les heures de soutien peuvent l’aider cahin-caha à suivre le peloton. En revanche, pour celui qui a complètement décroché, pour que le soutien soit efficace, il faut qu’il se déroule en classe. Les assistants pédagogiques jouent le rôle de tuteur auprès de l’enfant pendant l’heure de cours. Résultat, nous avons déjà amélioré de manière sensible les résultats du brevet, même s’il faut voir les effets sur plusieurs années. » |
L’objectif reste avant tout scolaire. Mais ce n’est qu’une des facettes possibles de l’accompagnement éducatif. Dans d’autres établissements, les modules proposés aux élèves sont plus variés. Avec l’ambition de s’adapter aux besoins de chaque élève, qu’il ait besoin d’être soutenu momentanément ou spécifiquement, ou d’être entraîné de manière plus intensive que les autres.
| Témoignage : Marie-Hélène. Son fils est en troisième. « Dans le collège de mon fils, situé à Paris, dans le 18e arrondissement, les élèves peuvent s’inscrire à différents types d’ateliers gratuits gérés par des associations. Le projet du principal est de réussir à garder les enfants jusqu’à 18 heures, quel que soit leur emploi du temps. Mon fils, par exemple, participe à un atelier en calligraphie et à un autre dénommé “20/20 en dictée”. Il existe à la fois des modules de soutien pour les enfants en difficulté scolaire, mais aussi des formules plus stimulantes pour les bons élèves. L’objectif est de multiplier les exercices ludiques dans certaines matières, comme l’histoire-géographie ou les maths, et de s’écarter un peu du programme classique. » |
Pour aller plus loin : le soutien scolaire gratuit à l'école primaire.
Frédérique Letourneux
Lundi 21 Septembre 2009































