DOSSIER : LE SOUTIEN SCOLAIRE RÉPOND-IL AUX BESOINS DE CHAQUE ENFANT ?
Toutes les formules existent, ou presque. Cours à domicile, cours en centre de formation, accompagnement scolaire dans une association, séjour de vacances studieux, soutien en ligne... Que choisir ? Existe-t-il des solutions plus efficaces ?
Soutien scolaire : les vertus du face-à-face
Les catalogues des organismes vantent les avantages de chacune des formules en assurant qu’à chaque enfant, et donc à chaque besoin, correspond une formule adaptée. Il existe cependant deux facteurs particulièrement déterminants que sont le budget dont disposent les familles et, plus encore, les envies de l’enfant – car il s’agit avant tout de trouver ce qui lui permettra de prendre ou retrouver un certain plaisir à travailler. Les parents doivent donc veiller à garder une certaine mesure lors de la mise en place d’un accompagnement scolaire. Un stage d’une semaine lors des vacances de Pâques ne pourra en effet pas changer radicalement le cours d’une scolarité. Cette aide peut constituer, au mieux, un petit coup de pouce que l’enfant devra ensuite cultiver en travaillant en classe ainsi qu’à la maison. De la même manière, trop d’heures de cours de soutien peut se révéler superflu voire inhibiteur chez certains enfants.
Choisir sa formule
Quand les notes chutent brutalement, le premier réflexe des parents est souvent de faire appel à un professeur particulier, que ce soit un étudiant recruté par l’intermédiaire d’une petite annonce, le fils aîné de copains "qui a réussi" ou un intervenant envoyé par un organisme privé. Ils choisissent de faire accompagner leur enfant pendant quelques heures, voire quelques mois. Du côté des organismes privés, la formule du cours particulier est la plus fréquente, et sa croissance en termes de chiffre d’affaires ne faiblit pas. C’est aussi la méthode qui correspond au mieux à l’image que l’on se fait du répétiteur des temps anciens, sorte de précepteur se tenant aux côtés de l’enfant durant toute sa scolarité.
Une pratique ancienne
Charles Bigot, écrivain et journaliste de la fin du XIXe siècle parlait déjà de cet "entraîneur" aux examens : "Il a prospéré, il a fait école. Son industrie s’est élevée à la hauteur d’une institution sociale. Tel de ces messieurs peut se vanter d’avoir fait, à lui seul, réussir plus de cancres que le lycée Louis-le-Grand n’a fait réussir de bons élèves." On comprend alors combien cette pratique n’est pas nouvelle, même si elle s’est fortement démocratisée et popularisée depuis quelques années.
Choisir sa formule
Quand les notes chutent brutalement, le premier réflexe des parents est souvent de faire appel à un professeur particulier, que ce soit un étudiant recruté par l’intermédiaire d’une petite annonce, le fils aîné de copains "qui a réussi" ou un intervenant envoyé par un organisme privé. Ils choisissent de faire accompagner leur enfant pendant quelques heures, voire quelques mois. Du côté des organismes privés, la formule du cours particulier est la plus fréquente, et sa croissance en termes de chiffre d’affaires ne faiblit pas. C’est aussi la méthode qui correspond au mieux à l’image que l’on se fait du répétiteur des temps anciens, sorte de précepteur se tenant aux côtés de l’enfant durant toute sa scolarité.
Une pratique ancienne
Charles Bigot, écrivain et journaliste de la fin du XIXe siècle parlait déjà de cet "entraîneur" aux examens : "Il a prospéré, il a fait école. Son industrie s’est élevée à la hauteur d’une institution sociale. Tel de ces messieurs peut se vanter d’avoir fait, à lui seul, réussir plus de cancres que le lycée Louis-le-Grand n’a fait réussir de bons élèves." On comprend alors combien cette pratique n’est pas nouvelle, même si elle s’est fortement démocratisée et popularisée depuis quelques années.
Frédérique Letourneux








