DOSSIER : SOUTIEN SCOLAIRE : L’ENVIE, ALLIÉE DE L’APPRENTISSAGE
Vouloir le meilleur pour son enfant, parfois contre son gré. Intention louable, mais qui peut se révéler dangereuse. L’enfant démotivé à l’école, peut l'être autant pendant son cours particulier. A quoi peut alors servir le soutien scolaire ? Et comment remotiver l'enfant ?
Pour apprendre, il faut avoir envie de travailler
Pour que la démarche du soutien scolaire soit la plus efficace possible, il importe de poser un cadre dès le premier cours. C’est le rôle du professeur de fixer les objectifs à atteindre et le rythme le plus approprié pour y parvenir. Quand l’objectif est atteint, rien ne sert de poursuivre les cours, ou alors dans un autre cadre, avec de nouveaux objectifs. Les organismes privés assurent mettre en place un calendrier échelonné, avec des objectifs précis, en regard du programme de l’Éducation nationale. Dans les faits, pourtant, ils préfèrent vendre des "packages" c’est-à-dire des formules proposant 24 heures ou 36 heures de cours. On est donc loin de la solution sur-mesure.
Des cours particuliers privilégiés à l'enseignement principal
Si aucun cadre n’est fixé à l’avance, parents comme enfants peuvent vite se sentir dépendants aux cours individuels. Le professeur particulier incarne alors la "solution miracle" censée compenser une absence de travail personnel à la maison. C’est une tendance qui s’inscrit dans un mouvement général. Selon les cycles, les enseignants attendent de 11 à 20 heures de travail personnel par semaine, alors que les élèves en effectuent en moyenne seulement entre 6 et 15. "Dans certains cas, la fréquentation du soutien provoque le désintérêt des élèves vis-à-vis de l’enseignement principal, considéré par eux comme de moindre qualité vis-à-vis des cours privés", note même le chercheur Mark Bray, qui a étudié les conséquences du développement des cours de soutien dans différents pays.
Faire un bilan régulier
Nous n’en sommes pas encore là en France même si le risque est grand que certains enfants trop assistés en arrivent à développer une sorte de rejet de l’école et se disent : "Pourquoi travailler en classe alors que les parents payent un professeur particulier à la maison ?" C’est là que la responsabilité des parents est importante et qu’ils doivent fixer les limites avec l’enfant, et avec l’intervenant : avec l’enfant en se renseignant auprès de l’équipe enseignante de son comportement en classe, et avec l’intervenant en lui demandant régulièrement (sinon à chaque fin de cours, du moins toutes les 2 semaines) un résumé du travail effectué et des progrès constatés. Les parents doivent toujours veiller à ce que la prise de cours n’échappe pas à leur contrôle.
Des cours particuliers privilégiés à l'enseignement principal
Si aucun cadre n’est fixé à l’avance, parents comme enfants peuvent vite se sentir dépendants aux cours individuels. Le professeur particulier incarne alors la "solution miracle" censée compenser une absence de travail personnel à la maison. C’est une tendance qui s’inscrit dans un mouvement général. Selon les cycles, les enseignants attendent de 11 à 20 heures de travail personnel par semaine, alors que les élèves en effectuent en moyenne seulement entre 6 et 15. "Dans certains cas, la fréquentation du soutien provoque le désintérêt des élèves vis-à-vis de l’enseignement principal, considéré par eux comme de moindre qualité vis-à-vis des cours privés", note même le chercheur Mark Bray, qui a étudié les conséquences du développement des cours de soutien dans différents pays.
Faire un bilan régulier
Nous n’en sommes pas encore là en France même si le risque est grand que certains enfants trop assistés en arrivent à développer une sorte de rejet de l’école et se disent : "Pourquoi travailler en classe alors que les parents payent un professeur particulier à la maison ?" C’est là que la responsabilité des parents est importante et qu’ils doivent fixer les limites avec l’enfant, et avec l’intervenant : avec l’enfant en se renseignant auprès de l’équipe enseignante de son comportement en classe, et avec l’intervenant en lui demandant régulièrement (sinon à chaque fin de cours, du moins toutes les 2 semaines) un résumé du travail effectué et des progrès constatés. Les parents doivent toujours veiller à ce que la prise de cours n’échappe pas à leur contrôle.
Frédérique Letourneux








