Dossier : Là où le soutien scolaire ne peut plus agir
Dans bien des cas, les cours particuliers restent des aides utiles et ponctuelles qui ne peuvent pas résoudre toutes les difficultés. Quelles sont les limites du soutien scolaire ? Qu'est-ce qui peut empêcher le cours d'être efficace ? Eléments de réponse.
Quand le problème est médical
Là où le soutien scolaire ne peut plus agir
Les ruptures scolaires sont parfois si profondes qu’il est impossible d’espérer les dénouer en quelques heures de soutien, surtout en faisant appel à un intervenant d’un organisme qui n’est en rien formé pour faire face à certaines situations d’échec. Si les difficultés scolaires peuvent s’expliquer par un manque d’attention ou de concentration, elles sont parfois révélatrices de blocages psychologiques plus profonds, voire de problèmes médicaux. On voit là l’importance d’établir rapidement un bon diagnostic et, au besoin, de faire appel plutôt à un psychologue ou un orthophoniste qu’à un professeur particulier, même si ce dernier peut aider à poser des mots sur un comportement.
Trouver l'origine du problème
Les premières grosses difficultés en lecture et en orthographe peuvent se manifester dès le début du cours préparatoire. Mais derrière un même constat peuvent se cacher des situations très variées. L’enfant n’a pas forcément un problème avec l’école, mais peut souffrir d’un déficit auditif ou visuel, ou encore d’un problème d’élocution. Certains élèves, très émotifs, réagissent exagérément aux remarques de l’enseignant : ils rougissent, bégaient, perdent leurs moyens... jusqu’à parfois se montrer très rétifs aux apprentissages.
Les difficultés scolaires peuvent aussi être liées au développement de symptômes de dyslexie. L’enfant connaît des difficultés d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme : il peut alors confondre à la lecture certaines formes de lettres (ou des sons quasi identiques), avoir des difficultés à retenir une poésie ou encore inverser l’ordre des mots. Entre 5 à 10 % des enfants scolarisés souffrent de dyslexie. Même si elle se résorbe facilement quand elle est diagnostiquée suffisamment tôt, grâce à quelques heures d’orthophonie, elle peut devenir très handicapante quand elle accompagne un manque de confiance ou une dépréciation de soi. Un problème technique d’apprentissage, même bénin, peut alors devenir un blocage psychologique difficile à dénouer. Certains parents se retrouvent alors démunis face à un système scolaire qui fait rarement dans le cas par cas, à l’image de Corinne, mère d’une enfant souffrant de forts troubles dyslexiques.
Trouver l'origine du problème
Les premières grosses difficultés en lecture et en orthographe peuvent se manifester dès le début du cours préparatoire. Mais derrière un même constat peuvent se cacher des situations très variées. L’enfant n’a pas forcément un problème avec l’école, mais peut souffrir d’un déficit auditif ou visuel, ou encore d’un problème d’élocution. Certains élèves, très émotifs, réagissent exagérément aux remarques de l’enseignant : ils rougissent, bégaient, perdent leurs moyens... jusqu’à parfois se montrer très rétifs aux apprentissages.
Les difficultés scolaires peuvent aussi être liées au développement de symptômes de dyslexie. L’enfant connaît des difficultés d’apprentissage de la lecture et d’acquisition de son automatisme : il peut alors confondre à la lecture certaines formes de lettres (ou des sons quasi identiques), avoir des difficultés à retenir une poésie ou encore inverser l’ordre des mots. Entre 5 à 10 % des enfants scolarisés souffrent de dyslexie. Même si elle se résorbe facilement quand elle est diagnostiquée suffisamment tôt, grâce à quelques heures d’orthophonie, elle peut devenir très handicapante quand elle accompagne un manque de confiance ou une dépréciation de soi. Un problème technique d’apprentissage, même bénin, peut alors devenir un blocage psychologique difficile à dénouer. Certains parents se retrouvent alors démunis face à un système scolaire qui fait rarement dans le cas par cas, à l’image de Corinne, mère d’une enfant souffrant de forts troubles dyslexiques.
| Témoignage "Je n’arrivais pas à trouver de solution pour ma fille dyslexique au sein du système scolaire qui ne voyait qu’une élève en échec scolaire. J’étais complètement perdue. Quand votre enfant a des difficultés et que l’enseignant ne sait pas comment faire pour y répondre, il s’installe alors entre lui et vous une forte incompréhension. L’échec scolaire nous renvoie à une faute originelle, comme si c’était la faute des parents. Pour essayer de m’en sortir, j’ai fait appel à un organisme spécialisé dans le soutien scolaire qui m’a envoyé une étudiante. Mais ce soutien n’a pas vraiment marché. C’est la rencontre avec une orthophoniste géniale qui a vraiment fait la différence et qui a permis à ma fille de reprendre goût à l’école." |
Le prof particulier comme un complément
Si le contact privilégié entre un enfant et un "prof-tuteur" peut bien évidemment débloquer certaines situations, il ne peut pas agir comme une baguette magique qui réglerait tout. Il est de toute façon toujours très difficile de relativiser des situations d’échec. La solution passe alors bien souvent par l’instauration d’un vrai dialogue avec les équipes enseignantes et les psychologues scolaires présents auprès des enfants, notamment dans les premiers cycles. Quand un parent souffre de l’échec de son enfant, il doit impérativement s’en ouvrir au personnel de l’établissement scolaire sous peine de laisser une situation s’enliser ou empirer.
Si le contact privilégié entre un enfant et un "prof-tuteur" peut bien évidemment débloquer certaines situations, il ne peut pas agir comme une baguette magique qui réglerait tout. Il est de toute façon toujours très difficile de relativiser des situations d’échec. La solution passe alors bien souvent par l’instauration d’un vrai dialogue avec les équipes enseignantes et les psychologues scolaires présents auprès des enfants, notamment dans les premiers cycles. Quand un parent souffre de l’échec de son enfant, il doit impérativement s’en ouvrir au personnel de l’établissement scolaire sous peine de laisser une situation s’enliser ou empirer.
Frédérique Letourneux
Jeudi 22 Octobre 2009






























