DOSSIER : SOUTIEN SCOLAIRE : RELANCER LA MOTIVATION POUR L’ÉCOLE
L'échec scolaire est souvent provoqué par un mauvais équilibre familial (tensions, pression...). Il est alors important pour l'élève de recréer des repères et de trouver un endroit adéquat pour travailler.
Au secours des tensions familiales
Un divorce, un déménagement, une rupture amoureuse sont autant d’événements qui peuvent avoir un grand retentissement sur la vie d’un adolescent. Même si les accidents de la vie ne sont pas toujours aussi violents, le temps de l’adolescence est une étape critique au cours de laquelle l’école occupe souvent une place centrale dans les conflits familiaux. Ceux-ci peuvent naître d’une chute brutale des notes ou d’un bulletin scolaire avec de mauvaises appréciations des enseignants sur le comportement – insolence, agressivité, bavardage... Ces signaux traduisent une profonde démotivation envers l’école, qui, même si elle n’est que passagère, peut être vécue de façon très déstabilisante au sein de la famille, d’autant plus si chacun campe sur ses positions.
Les causes de tension
Du côté des parents, la banalisation – "ça lui passera avec l’âge" – ou la dramatisation – "il n’y arrivera jamais" – sont souvent la règle. Du côté des enfants, la tendance est plutôt à la revendication d’un "je-m’en-foutisme" faussement détaché. Que faire alors pour calmer le jeu ? Dans beaucoup de situations, c’est finalement le professeur particulier qui endosse tour à tour les habits du pompier volontaire éteignant les flammes de la discorde, du confident laissant traîner des oreilles attentives ou de l’arbitre comptant les coups.
Un organisme a fait de la prise en charge des tensions familiales son slogan publicitaire : "Domicours, le soutien scolaire qui fait aussi du bien aux parents". Son directeur général, Bertrand Léger, assure même que c’est l’une des missions dévolues à "ses" intervenants : "Dans bien des cas, le professeur prend le relais des parents. Son rôle est aussi d’essayer de faciliter le dialogue au sein de la famille quand les tensions sont trop fortes."
Relation parets/enfants : "à ton image"
Parfois, les tensions apparaissent quand les parents se sentent dépassés par les savoirs scolaires et incapables d’y faire face. Dans d’autres cas, au contraire, elles naissent de la volonté du père ou de la mère (voire des deux) de s’improviser répétiteur ou enseignant, alors qu’ils ne maîtrisent ni les connaissances ni a fortiori les bons réflexes pédagogiques. Sous-traiter le travail scolaire à un organisme de soutien privé peut alors permettre d’apaiser les conflits. Sur ce point, les professionnels du monde de l’enfance – psychologues et pédagogues –, s’accordent à reconnaître que la neutralité du professeur particulier est un atout, surtout si les tensions familiales se cristallisent sur les questions scolaires. Quand les parents acceptent de ne plus prendre en charge les exercices prescrits par l’école, ils peuvent espérer, par ricochet, libérer du temps pour faire d’autres activités avec leurs enfants. Une ambition largement partagée par de nombreux parents.
Quand les parents apprennent à déléguer
Pour que le remède opère, les parents doivent accepter de lâcher prise et laisser leur enfant seul avec le professeur particulier, du moins pendant l’heure du cours. Le pire scénario est de voir les parents essayer de contrôler en sous-main : "Une seule fois, je n’ai pas réussi à débloquer une situation et je me suis disputée avec les parents, se rappelle Christine, qui a donné des cours d’allemand quand elle était étudiante. Durant tout le cours, ils se tenaient postés derrière les portes-fenêtres. Si je discutais à bâtons rompus avec leur fils en allemand, ils m’accusaient de ne pas le faire travailler. Pour que ça marche, il faut que les parents aillent jusqu’au bout de leur idée. S’ils décident de déléguer, ils doivent vraiment le faire". Tout cela suppose bien sûr d’avoir une pleine et entière confiance en l’intervenant.
Les causes de tension
Du côté des parents, la banalisation – "ça lui passera avec l’âge" – ou la dramatisation – "il n’y arrivera jamais" – sont souvent la règle. Du côté des enfants, la tendance est plutôt à la revendication d’un "je-m’en-foutisme" faussement détaché. Que faire alors pour calmer le jeu ? Dans beaucoup de situations, c’est finalement le professeur particulier qui endosse tour à tour les habits du pompier volontaire éteignant les flammes de la discorde, du confident laissant traîner des oreilles attentives ou de l’arbitre comptant les coups.
Un organisme a fait de la prise en charge des tensions familiales son slogan publicitaire : "Domicours, le soutien scolaire qui fait aussi du bien aux parents". Son directeur général, Bertrand Léger, assure même que c’est l’une des missions dévolues à "ses" intervenants : "Dans bien des cas, le professeur prend le relais des parents. Son rôle est aussi d’essayer de faciliter le dialogue au sein de la famille quand les tensions sont trop fortes."
Relation parets/enfants : "à ton image"
Parfois, les tensions apparaissent quand les parents se sentent dépassés par les savoirs scolaires et incapables d’y faire face. Dans d’autres cas, au contraire, elles naissent de la volonté du père ou de la mère (voire des deux) de s’improviser répétiteur ou enseignant, alors qu’ils ne maîtrisent ni les connaissances ni a fortiori les bons réflexes pédagogiques. Sous-traiter le travail scolaire à un organisme de soutien privé peut alors permettre d’apaiser les conflits. Sur ce point, les professionnels du monde de l’enfance – psychologues et pédagogues –, s’accordent à reconnaître que la neutralité du professeur particulier est un atout, surtout si les tensions familiales se cristallisent sur les questions scolaires. Quand les parents acceptent de ne plus prendre en charge les exercices prescrits par l’école, ils peuvent espérer, par ricochet, libérer du temps pour faire d’autres activités avec leurs enfants. Une ambition largement partagée par de nombreux parents.
| Témoignage "Je n’arrêtais pas de me bagarrer avec ma fille pour des problèmes de maths, c’était idiot !, se rappelle Anne qui fait prendre depuis le début de l’année des cours à sa fille Manon qui est en quatrième. Tous les soirs, après l’école, je passais beaucoup de temps avec elle à répéter les mêmes exercices. Mais rapidement, c’est devenu contre-productif. Elle se braquait et ne m’écoutait plus. Un soir, nous sommes allées jusqu’à une vraie dispute, avec des pleurs pour elle et un grand sentiment d’impuissance pour moi. J’ai alors décidé, sur un coup de tête, de faire appel à une jeune étudiante pour l’aider dans ses devoirs. Son intervention a clairement permis de détendre l’atmosphère entre ma fille et moi." |
Quand les parents apprennent à déléguer
Pour que le remède opère, les parents doivent accepter de lâcher prise et laisser leur enfant seul avec le professeur particulier, du moins pendant l’heure du cours. Le pire scénario est de voir les parents essayer de contrôler en sous-main : "Une seule fois, je n’ai pas réussi à débloquer une situation et je me suis disputée avec les parents, se rappelle Christine, qui a donné des cours d’allemand quand elle était étudiante. Durant tout le cours, ils se tenaient postés derrière les portes-fenêtres. Si je discutais à bâtons rompus avec leur fils en allemand, ils m’accusaient de ne pas le faire travailler. Pour que ça marche, il faut que les parents aillent jusqu’au bout de leur idée. S’ils décident de déléguer, ils doivent vraiment le faire". Tout cela suppose bien sûr d’avoir une pleine et entière confiance en l’intervenant.
Frédérique Letourneux








