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Science po à l’Université de Montréal : la voie royale pour Félicie, adjointe à la réalisation chez Radio-Canada

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Félicie // © Jennifer Senecal
Félicie // © Jennifer Senecal

Le parcours de Félicie ressemble à un conte de fées. En France, elle rêvait d’être architecte ou reporter de guerre. Finalement, c’est à Montréal qu’elle a trouvé sa voie en décrochant un poste d’adjointe à la réalisation à ICI Radio-Canada, la radio nationale du Canada devenue une référence médiatique. Portrait.

Avant de poser ses valises à Montréal, Félicie n’avait jamais mis les pieds au Québec ni étudié à l’étranger. C’est en 2011, grâce à une amie de sa famille, qu’elle a eu le déclic. « Elle n’arrêtait pas de me répéter que Montréal était une ville géniale qui me plairait beaucoup. »

À l’époque, Félicie venait tout juste de réaliser que les études d’architecture n’étaient pas faites pour elle. Malgré tout, elle a fini par obtenir un stage en architecture section Japon chez Louis Vuitton Malletier à Paris. « À la fin de mon stage, j’ai pris une année sabbatique parce que je ne savais pas quoi faire de ma vie! », lance spontanément Félicie, qui cumulait les petits boulots.

 

« Grâce à l’UdeM, j’ai bien progressé en anglais! »

Entre-temps, l’idée de rejoindre l’Amérique du Nord avait aussi germé dans la tête de l’intéressée, qui a fini par jeter un œil aux programmes offerts par l’Université de Montréal sur le site de l’admission. D’abord attirée par les études anglaises (sans en avoir fait depuis quatre ans), elle opte finalement pour une mineure arts et sciences, un programme d’études multidisciplinaires d’un an.

« C’est la meilleure chose que j’aie faite et cela m’a ouvert de nombreuses portes par la suite! », lance la jeune diplômée. « J’ai suivi des cours d’anglais, de littérature française et même de science politique! », raconte Félicie qui a fait des progrès à tous les niveaux, in English too.

« J’ai suivi cinq cours uniquement dispensés dans la langue de Shakespeare… C’était dur! Mais grâce à l’UdeM, j’ai bien progressé en anglais! Je ne regrette pas mes choix. »

À l’issue de son baccalauréat par cumul, Félicie a été admise en maîtrise en science politique option affaires publiques et internationales. Certaine de ne pas vouloir faire de mémoire de recherche, elle était en revanche convaincue de l’utilité de réaliser un stage qui lui ressemble. Pour parvenir à ses fins, la jeune femme a osé et usé de diplomatie.

« J’ai contacté la réalisatrice de l’émission Samedi et rien d’autre à ICI Radio-Canada Première par Twitter en lui faisant savoir que j’aimerais faire un stage à ses côtés. En 140 caractères maximum, j’ai essayé d’être efficace! », plaisante la diplômée connectée qui a reçu une réponse par courriel.

Voilà comment elle est devenue documentaliste-recherchiste stagiaire entre janvier et avril 2016. « J’avais pour mission de chercher des sujets et de faire des préentrevues pour l’émission de la semaine. Je gérais aussi le compte Twitter lors de l’émission. »

Embauchée directement à l’issue de son stage, Félicie bénéficie encore d’une formation rémunérée pour apprivoiser les montages audio et les logiciels de contrats et de gestion de temps des émissions. « Je n’avais jamais fait ça de ma vie, j’ai tout appris sur place! C’est parfois stressant de se lancer en autodidacte mais ici les gens te font confiance, ça aide. C’est l’avantage du Canada : on t’offre la chance de montrer tes capacités et on te donne l’opportunité d’évoluer », souligne celle qui a déjà quelques projets en tête. « J’aimerais avoir mon émission un jour. En ce moment, il y a une idée que j’aimerais proposer mais pas forcément présenter… », confie Félicie, toujours surprise de voir apparaître l’onglet « Proposez une émission » dans son intranet.

« Ça fait du bien de savoir que ton employeur estime que tu as peut-être de bonnes idées qui méritent d’être mises en valeur et qu’il est apte à en discuter avec toi si ton projet est cohérent. On se sent pris au sérieux. »

Payée 40 $ l’heure (un peu plus de 27 €) pour un premier emploi dans le domaine de son choix : « C’est extraordinaire! », conclut l’adjointe à la réalisation, qui n’aurait pas rêvé mieux. 

 

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 Daisy Le Corre