Bizutage : petit guide pratique en cas de dérapage

Rituel d'intégration pour accueillir les nouveaux étudiants dans des établissement supérieurs, le bizutage qui dérape est un acte puni par la loi. Ce qu'il faut faire si vous en êtes témoin ou victime.

 

Un WEI pourrait rapidement dériver en séance de bizutage, soyez attentifs.
Un WEI pourrait rapidement dériver en séance de bizutage, soyez attentifs. // ©  REA

À l’origine, le bizutage était un "rituel" amical dont le but était de valider l’intégration d’un étudiant dans une nouvelle école ou promotion. Le but ? Que les nouveaux élèves puissent faire connaissance avec les anciens dans un cadre ludique.

Au fil du temps, certaines pratiques ont un peu dérivé et donné naissance à des actes violents et dégradants. Des sanctions ont été mises en place tant pour les auteurs de ces actes que pour les responsables des établissements scolaires concernés. Il est donc important de signaler tout débordement lors des week-ends d’intégration dans les écoles …

 

Le bizutage, c’est quoi ?

L’article 225-16-1 du code pénal définit le bizutage comme "le fait pour une personne d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées au milieu scolaire ou socio-éducatif". Ces faits sont répréhensibles. Qu’ils aient été commis de manière à faire subir à la victime des actes humiliants ou dégradants, ou qu’ils aient conduit à contraindre la victime à faire subir à autrui des actes humiliants ou dégradants. Le fait que la victime ait pu paraître consentante n’enlève rien au caractère avéré de l’infraction.

 

Comment prévenir les dérapages ?

Les chefs d’établissement du second degré et ceux de l’enseignement supérieur ont reçu des consignes très précises. Ils ont obligation de veiller à rappeler aux élèves et aux étudiants l’interdiction du bizutage (circulaire n°97-199 du 12 septembre 1997).

 

Comment signaler un problème dans votre établissement scolaire ?

Chaque académie scolaire met un numéro de téléphone à disposition des jeunes, destiné à recueillir leurs témoignages (Jeunes Violences Écoute). Par ailleurs, le chef d’établissement, les parents – et même la police – doivent être prévenus, car ils sont les seuls aptes à intervenir en cas de dérive.

 

Des sanctions dans le cadre de l’établissement

Les responsables des établissements scolaires concernés peuvent subir des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à l’exclusion temporaire ou définitive. 

 

Que dit la loi ?

Ce sont des actes pratiqués dans le but de faire subir – ou d'obliger à faire subir – sur autrui des actes humiliants ou dégradants (art 222- 16 – 1 et suivant du code pénal). Ils sont punis de 6 mois d’emprisonnement et de 7.500 € d’amende. Ne restez pas muet ! Des sanctions existent pour punir ce type d’actes. Parlez-en à quelqu’un de confiance pour vous libérer et vous aider.

vie étudiante

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Véronique Tibayrenc / CNCB.

Bonjour, Quelques précisions sur votre article : - L’article 225-16-1 du code pénal a été modifié. Depuis le 28/01/2016, "amener quelqu'un à consommer de l'alcool de manière excessive" relève aussi du bizutage, réprimé pénalement ; - Sanctions dans le cadre de l'établissement : vous voulez sans doute écrire que "Les responsables des établissements scolaires concernés peuvent PRONONCER (et non subir) des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à l’exclusion temporaire ou définitive. Cordialement, Véronique Tibayrenc Vice-présidente Comité National Contre le Bizutage http://www.contrelebizutage.fr https://www.facebook.com/Comité-National-Contre-le-Bizutage-732771506797483/