Pourquoi vous devriez "glander" un peu plus

Dans une société où la performance et le travail acharné sont portés au pinacle, les vertus de la glandouille sont hélas rarement défendues. Mais un neurochirurgien explique dans un documentaire pourquoi le rien, c'est le bien.

Un petit tête à tête avec le vide, le néant, le rien... ça ne fait pas de mal, parfois.
Un petit tête à tête avec le vide, le néant, le rien... ça ne fait pas de mal, parfois. // ©  working title

 

Déjà, "glander", c'est quoi ?

Dans ce monde ultra-connecté et high-tech, dur de s’autoriser de véritables moments de paresse. À savoir, des moments où l'esprit peut librement vagabonder, sans être accaparé ni par ses partiels, ni par son statut Facebook, ni par la soirée à préparer. Bref, des moments où nous nous coupons de l'extérieur et de toute connexion sur Internet. C'est dans ces moments de rêvasserie que, selon les déclarations du Pr Francis Eustache dans un documentaire sur France 5, notre cerveau passe au mode "par défaut", un mode de pensée qui s’avère indispensable à notre fonctionnement et notre vie intérieure.

 

Faire le lien en ne faisant rien

Quand nous laissons notre esprit s'évader, nous lui permettons de faire quelque chose de très important : créer des liens, une cohérence, entre toutes les infos que notre cerveau a accumulées récemment, et des souvenirs plus anciens. Le Professeur Eustache déclare : "Notre cerveau va faire une sorte de synthèse entre ces informations nouvelles ou relativement nouvelles et des informations plus anciennes. Si on n’a pas ces moments, notre autobiographie va manquer d’une cohérence d’ensemble." En gros, même quand nous ne faisons rien, notre cerveau opère une sorte de "défragmentation du disque", histoire de relier les informations ensemble.

 

Déconnecter pour mieux mémoriser ?

En période de partiels, les bienfaits de la paresse sont donc multiples : non seulement elle nous permet de laisser un peu refroidir notre cerveau malmené, mais elle nous offre aussi l'occasion de digérer notre savoir tout récent et de le relier à des concepts déjà intégrés. Bref, la glandouille nous rend cohérents. Mais attention, s'allonger dans son canapé devant une série ou jouer sur son smartphone, c'est de la triche : le fameux mode "par défaut" évoqué par le professeur Eustache ne peut se déclencher tant que nous bombardons notre cerveau d'informations. Donc, on coupe tout, et on apprend à se laisser vivre en silence…

Pour en savoir plus, jetez donc un œil sur cette vidéo publiée par Francetv

 

Psychologie Multimédia - Numérique vie étudiante

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