Pourquoi faire du Kinball : paroles de champions

Vous rêviez d’un sport qui conjugue cardio, coopération, tactique, et fair-play : le Kinball est fait pour vous !

Cardio, cohésion et tactique : le Kinball devrait vous séduire !
Cardio, cohésion et tactique : le Kinball devrait vous séduire ! // ©  yann-chemineau-photographe

C’est (malheureusement) un des secrets les mieux gardés du monde ! Ils sont environ 15.000 (mais seulement 600 licenciés) à le connaître en France et 3,8 millions sur la planète : il existe une discipline qui combine les charmes de tous les sports collectifs de ballon, en occultant leur dérive majeure : l’affrontement dual. Une formule miracle trouvée en 1986 par un inventif professeur d’EPS québécois (Mario Demers) et importée en France au début du troisième millénaire. 

L’idée géniale du Kinball (de Kin comme mouvement) est faire s'affronter… trois équipes (de 4 joueurs) qui s’opposent, sans contact physique, autour d’un gros ballon d’1,22 m de diamètre et d'1 kg), sur un demi-terrain de handball (21 m X 21 m).

 Très accessible, mais subtil

Le principe est simple : l’équipe qui engage doit appeler une des deux équipes adverses en annonçant sa couleur de maillots précédée du mot "Omnikin", puis le joueur frappe le ballon vers un endroit stratégique, le plus handicapant possible pour la formation qui se répartit le terrain à défendre. Au moment de la frappe (trajectoire ascendante sur plus d’1,80 m), tous les joueurs de l'équipe attaquante doivent être en contact avec le ballon. 

Pour l'équipe en défense, le but est de récupérer la sphère avant qu'elle ne touche le sol. Si l'équipe défensive n’y parvient pas ou commet une faute (ballon échappé, marcher), un point est accordé… aux deux autres équipes (celle qui engage et celle qui ne joue pas). Ce n’est là que le b.a.-ba du Kinball qui offre ensuite une énorme palette tactique et un jeu toujours renouvelé.

Tous les attaquants doivent être en contact avec le ballon.

Tout le monde trouve son rôle

Pour comprendre le phénomène, direction le gymnase de la Ripossière à Nantes (44), où le NAKC (Nantes Atlantique Kinball Club) s’est imposé depuis sa création en 2010 comme le plus gros club de France (une trentaine au total, essentiellement dans l’Ouest) avec 120 licenciés (27 ans de moyenne d’âge). Ils sont une quarantaine ce soir-là, autant de féminines que de masculins. “On touche des publics très différents”, décrit la présidente et joueuse Tiphaine Fusellier, “des ‘retraités’ de sports traditionnels (football, handball, volley) en quête d’une activité moins traumatisante, des débutants qui n’avaient trouvé leur bonheur nulle part.” “J’ai découvert le kinball lors d’une initiation à Angers où j’étais étudiant, raconte un licencié. J’ai tout de suite accroché à ce sport encore trop confidentiel dont on devient vite un ambassadeur.” 

Une heure et demie après le début de la séance, les corps sont éprouvés et le souffle court. Les glissades spectaculaires des défenseurs justifient le port de genouillères et les scotchs sur les lacets pour éviter qu'ils ne se déchirent au contact du sol. "Tout le monde trouve son rôle sur le terrain, le cardio est sollicité, tout comme la concentration, l'observation et le respect des schémas tactiques", décrypte François Martin, récent international et transi d'amour pour ce ballon surdimensionné. Alors, ça vous tente ?

Comptage des points
Un match de Kinball se joue en 3 périodes gagnantes de 13 points (soit 7 périodes maximum). Lorsqu'une (ou deux) équipes atteint ou atteignent le score de 11, l'équipe ayant le moins de points se retire du terrain et les deux autres équipes terminent la période.

Fédération Kinball France : kin-ball.fr.

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