Bad buzz : Sciences po Bordeaux secouée par un groupe sexiste "Osez le masculisme"

Des étudiants de Sciences po Bordeaux créent le bad buzz avec un groupe facebook sexiste. En recherche des auteurs, la direction de l'établissement a, en attendant, convoqué des contributeurs de la page. Informations sur cette mauvaise affaire.

Bad buzz : Sciences po Bordeaux secouée par un groupe sexiste "Osez le masculisme"

no-facebook_tLa direction de Sciences po Bordeaux a fait fermer une page Facebook, et réaffiché le texte de loi Taubira -Vallaud Belkacem sur le harcèlement sexuel dans ses couloirs. La raison ? Un groupe facebook  « Osons le masculisme » censé être drôle, et qui se révélait en fait un défouloir de réactions sexistes, plus que limite. 8 contributeurs de ce groupe, étudiants de l’institut de Sciences politiques de Bordeaux, passeront un entretien préalable au conseil de discipline.

La page facebook s’était créée en réaction au collectif A-Bord, un groupe de réflexion féministe, parodiant leur logo et leurs slogans. Appels à des comportements sexuels  agressifs, piques sexistes et homophobes, sous couvert d’humour, les principaux contributeurs vont loin dans leurs provocations sur la page « Osez le masculisme », désormais fermée. Et ceux qui ne sont pas d’accord avec les propos tenus sur cette page par le biais d’un commentaire sont pris à parti et insultés.

Interrogé par L’Express, le directeur de la communication de Sciences po Jean Petaux a déclaré "Nous ne savons pas qui sont les fondateurs, mais ce sont des petits cons qui veulent faire de l'anti-conformisme une religion. Ils se moquent de tout, et notamment du tort et du mal que cela peut faire aux personnes visées. Leur seul objectif est de choquer". S’ils sont finalement identifiés, les auteurs risquent une plainte au pénal pour infraction à la loi sur le harcèlement et pour détournement du logo de l’établissement.

Les réactions entre outrés et défendeurs de la blague potache s’est depuis engagé sur les réseaux sociaux, et sur les forums de Sud-Ouest, qui a révélé l’affaire.
 



L'enquête de L'Express sur l'affaire, avec les captures d'écran originales du groupe facebook.

Les réactions sur le site du journal Sud Ouest

Pour aller plus loin

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