Cuisine en coloc : évitez le cauchemar !

La vie en colocation, quoi de plus convivial quand on est étudiant ? Pourtant,  parfois l’expérience tourne court. Le plus souvent à cause d’une mauvaise organisation pour les courses ou la cuisine… Voici comment éviter de se lancer une éponge (ou pire) à la figure entre colocataires.

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Les bons comptes font les bons colocs. Si la colocation est l’une des solutions de logement préférées des étudiants pour tous les avantages qu’elle présente (loyer divisé, convivialité, notion de partage…), elle nécessite tout de même des règles établies en amont et acceptées par tous.

Ainsi, chacun doit participer aux tâches ménagères et autres corvées du quotidien. Et notamment aux courses.  Pour éviter de casser des assiettes sur la tête de vos colocs, il faut vous réunir et décider ensemble de la méthode à adopter, en fonction du régime alimentaire et du budget des uns et des autres.

Cuisine en coloc - Shahnaz, Zohra et Aïcha


Première méthode : 100 % pot commun

En colocation à Montréal depuis bientôt un an, Shahnaz, Zohra et Aïcha, toutes trois étudiantes françaises, ont d’abord commencé par appliquer la méthode du pot commun. Ensemble ou à tour de rôle, elles allaient faire les courses et se divisaient équitablement le montant total du ticket de caisse. L’avantage : la simplicité. Toutes achetaient ce qu’elles souhaitaient consommer et pour ce qui est de la participation, une division, et le tour est joué.

Seulement c’était sans compter les régimes particuliers de Shahnaz et Zohra.
La première a toujours eu une alimentation très saine et se nourrit essentiellement de produits organiques et de fruits et légumes, très coûteux au Canada. La seconde suit depuis peu un régime ultraprotéiné constitué uniquement de viande, peu chère au pays des caribous.

Cuisine en coloc - en cuisine


Deuxième méthode : 50 % pot commun, 50 % chacun pour soi

Du coup, le partage n’était plus équitable : “On payait plus cher que si on faisait chacune nos courses toute seule”, explique Shahnaz. Elles ont donc adopté une nouvelle méthode, celle du compromis entre le pot commun et le détail.
Shahnaz fait les courses de son côté, tandis que Zohra et Aïcha font encore les courses ensemble. Seuls les féculents (riz, pâtes, etc.) et les produits d’entretien ménagers sont encore achetés en commun. 

Si les comptes sont parfaitement équilibrés, le partage des frais est plus complexe : il faut passer le ticket de caisse à la loupe, repérer les produits communs aux trois colocataires, se les partager et additionner les achats de chacune. Une autre méthode était envisageable, celle du chacun pour soi, mais les trois colocs ne veulent pas en entendre parler, la pratique manque de convivialité à leur goût et “on est amies avant tout !” s’exclament-elles.

Cuisine en coloc - frigo


Elles préfèrent s’organiser ainsi et se permettre de piocher dans les réserves des autres, à condition bien sûr de remplacer ce qu’elles ont pris, plutôt que de risquer de finir par calculer tout au centime près et de perdre la notion de partage propre aux repas.
Et en ce qui concerne le rangement des courses ? Chez elles, pas de “territorialisme” dans les placards… mais dans le frigo, si. Eh oui, on ne pose pas la viande de la carnivore sur le tofu de la végétarienne !

Et en cuisine, c’est qui le chef ?

Pour désigner le cuisinier du jour en colocation, plusieurs paramètres entrent en compte : l’entente entre les colocs, le planning chargé ou non, et le talent ou l’attrait pour la cuisine. Il semble logique que celui qui aime cuisiner cuisine s’il est disponible pour ses colocataires. Reste à trouver un équilibre pour participer à la réalisation du repas, en allant faire les courses, en mettant la table ou en faisant la vaisselle par exemple. L’essentiel étant que tout le monde soit d’accord !

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