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Décryptage

BTS en alternance : un choix très varié

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Leader des diplômes du supérieur, le BTS se prête bien au système de l’alternance. Mais si l’insertion est au rendez-vous, la réussite aux examens laisse à désirer.

Les études en BTS

À 20 ans, Maximilien a un objectif très clair : reprendre le cabinet de courtage en assurance de son père. "C’est pourquoi j’ai choisi de passer un BTS NRC (BTS Négociation et Relation Clients) appliqué à l’assurance", explique-t-il.


Pourquoi en alternance ? "Parce que je trouve passionnant de pouvoir appliquer pendant la semaine en entreprise ce que j’ai appris la semaine précédente à l’école. Récemment, j’ai eu un cours sur une méthode pour déterminer les motivations d’achat, et j’ai pu en vérifier l’efficacité auprès de clients réels quelques jours plus tard !"

Comme Maximilien, de nombreux jeunes sont tentés par la préparation d’un BTS en alternance. Mais il n’est pas toujours facile de décrocher un contrat.

Un pas vers l’emploi

Les statistiques témoignent en effet de l’engouement des jeunes et des employeurs pour ces formations courtes et spécialisées. Le titulaire d’un BTS préparé en alternance peut aussi afficher, à côté de son diplôme, 2 ans d’expérience professionnelle. Dans une filière classique, où il n’est en général prévu qu’une seule journée de stage par semaine, l’expérience du terrain n’a pas la même reconnaissance.

Opérationnel

Les employeurs en situation d’embauche ne s’y trompent pas. "J’avais recruté une jeune fille fraîchement diplômée d’un BTS communication visuelle, se rappelle cette responsable d’une entreprise de composition graphique. On a dû tout lui apprendre. Si elle était capable de refaire à l’identique, elle était dans l’impossibilité de créer une maquette." Depuis, la société recrute des apprentis qui seront opérationnels à l’issue de leur formation.

Une "bonne" insertion

On peut constater, avec les spécialistes du CEREQ (Centre d’études et de recherches sur les qualifications), que ces diplômes offrent une bonne insertion générale, particulièrement dans les secteurs industriels. Seule ombre au tableau : les diplômés éprouvent parfois des difficultés à accéder à un niveau d’emploi conforme à leur formation et à grimper dans la hiérarchie.

Et ensuite ? Un BTS, minimum requis dans certains secteurs, ­n’offre pas forcément des perspectives d’évolution. Pour éviter les "emplois déqualifiés" et bien que ce ne soit pas l’objectif du diplôme, certains poursuivent leurs études, notamment en licence pro.


Avis d’expert
Annick Fortin, Directrice du CFA de la CCIP (Chambre de commerce et d’industrie de Paris) : "Le BTS en apprentissage est très prisé des entreprises"
"Nous dispensons de nombreux BTS en apprentissage au sein de la CCIP, dans différents secteurs : l’aménagement paysager et la production agricole, l’hôtellerie-restauration... Le BTS après-vente automobile, option véhicules industriels, est notamment très prisé car il permet aux élèves de partir 3 semaines en Suède et en Espagne. Les cours y sont dispensés en anglais.

L’internationalisation fait donc aussi partie de l’apprentissage. Les jeunes qui optent pour l’un de nos BTS en apprentissage s’adaptent facilement à ce rythme : seuls 6 % d’entre eux interrompent leur contrat. Pourtant, le pas à franchir entre un cursus en bac pro et un BTS n’est pas anodin. Cela demande une réelle volonté de s’investir dans ses études et dans l’entreprise qui vous accueille."

À noter : 46,5 % des apprentis du supérieur sont en BTS. 48.093 étudiants ont choisi de préparer un BTS en apprentissage en 2009-2010 selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. Et 125 BTS, soit la quasi-totalité des spécialités existantes, sont proposés.



Sommaire du dossier
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