1. Le bac professionnel, pour s’insérer ou poursuivre des études
Décryptage

Le bac professionnel, pour s’insérer ou poursuivre des études

Envoyer cet article à un ami

Le CAP et le bac professionnel sont les deux diplômes phares de la voie professionnelle qui permettent de s’insérer rapidement ou, pour les meilleurs élèves, de poursuivre des études.

Le bac professionnel est désormais aligné sur les autres bacs (généraux et technologiques) avec un cursus en 3 ans, de la classe de seconde à la terminale. Il existe 90 spécialités de bacs professionnels.

Une spécialisation dès la seconde

Les apprentis doivent choisir leur spécialité de bac pro dès la classe de seconde professionnelle. C’est une différence importante par rapport à la voie "scolaire" (c’est-à-dire hors alternance). En formation scolaire, les classes de seconde sont en effet rattachées à des champs professionnels qui permettent de choisir ensuite parmi plusieurs spécialités d’une même famille de bac pro.

Exemple : un jeune inscrit en seconde professionnelle "métiers des services administratifs" pourra se diriger vers le bac pro "secrétariat" ou le bac pro "comptabilité". Ou encore la seconde pro "finition et ouvrages du bâtiment" permet de s’orienter vers 3 spécialités de bac pro :

- "aménagement et finition du bâtiment",
- "ouvrages du bâtiment : métallerie",
- "ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse"

Or, par la voie de l’apprentissage, la spécialisation se décide à la signature du contrat avec l’entreprise qui accueille l’apprenti pendant 3 ans jusqu’au bac. Ce qui suppose de bien réfléchir avant de s’engager sur une spécialité dès la classe de seconde.

Un parcours en deux temps

Préparer un bac pro en 3 ans impose de trouver une entreprise qui accepte de s’engager sur toute la durée de la formation. Dans certaines spécialités, la réforme pose des problèmes liés à l’âge des nouveaux entrants en bac pro. En métallurgie, par exemple, certaines machines dangereuses ne peuvent être manipulées par des mineurs sans autorisation de l’inspection du travail.

Ils n’ont pas le droit non plus de travailler la nuit, sur certaines unités de production ou à des horaires décalés. Pour contourner ces difficultés, certains établissements proposent de suivre une seconde professionnelle à temps plein et de débuter le cursus en apprentissage à partir de la classe de première.

L’emploi avant tout

Les deux tiers des diplômés du bac professionnel entrent directement sur le marché de l’emploi. En moyenne, les spécialités industrielles s’insèrent plus souvent que les spécialités tertiaires. Notamment, les bacs pro en comptabilité-gestion ou en secrétariat-bureautique ont les plus faibles taux d’insertion ­tandis que la plupart des diplômés en électronique, en électrotechnique, en génie civil ou construction bois, en emballage, en transport, en logistique et toutes les spécialités de l’alimentation (boucherie-charcuterie, boulangerie, poissonnerie…) sont rapidement embauchés.

De plus en plus de poursuites d’études

Depuis la réforme de la voie professionnelle, de plus en plus de bacheliers sont tentés de poursuivre vers un bac+2, le plus souvent vers un BTS (brevet de technicien supérieur). Avant de se lancer, il faut savoir que la poursuite d’études nécessite un effort important sur les matières générales. Seule la moitié des bacs pro qui suivent vers un BTS réussissent.

Pour cette raison, certains CFA (centre de formation d'apprentis) proposent des BTS en 3 ans ou conseillent aux apprentis d’améliorer leur niveau de base en suivant des cours du soir avant de conclure un nouveau contrat.

Sommaire du dossier
Retour au dossier Morgane : "Grâce à l'alternance, j'apprécie de pouvoir appliquer ce que je vois en cours" Le CAP, premier niveau de professionnalisation Le BEP, désormais facultatif Le bac professionnel, pour s’insérer ou poursuivre des études Un brevet professionnel, pour approfondir Formations complémentaires : un contrat court et ciblé Du CAP au bac pro, 360 diplômes en apprentissage en fiches