1. « Grâce à l’apprentissage, mon fils est dans une spirale positive »
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« Grâce à l’apprentissage, mon fils est dans une spirale positive »

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 // © Ministère du Travail
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Arthur, 16 ans, prépare un CAP en mécanique au Centre de formation d’apprentis de Saint-Maurice (Val-de-Marne). Pour ce jeune au passé scolaire difficile, l’apprentissage est devenu une formidable opportunité de rebondir et de s’épanouir, comme l’explique Gersende Lebrun, sa mère, formatrice dans une banque française.

« Mon fils est atteint de dyslexie sévère, ses résultats scolaires n’ont jamais été très bons, il était agité et séchait les cours. Bref, il était inadapté à l’école ou l’école à son profil. Et à la maison, son comportement n’était guère meilleur. »

Seule éclaircie au tableau, la passion d’Arthur pour les motos et les scooters. Un intérêt confirmé par son stage d’observation de troisième réalisé dans un magasin de scooters, puis par les trois jours de découverte des métiers de la mécanique organisés par le CFA Jean-Claude Andrieu à Saint-Maurice.

« Mon fils est revenu enchanté de cette immersion. Il a suivi les mêmes cours que les apprentis, dont une journée dans l’atelier de mécanique, et a passé un test pour affiner son orientation. Il voulait intégrer l’école dans la foulée. Ce qui n’était pas possible, il fallait d’abord qu’il termine sa troisième. »

En parallèle, le collégien s’investit dans la recherche de son maître d’apprentissage. Enfourchant son vélo, il fait la tournée des garages pendant que sa mère se renseigne auprès de la mairie et sollicite par Internet quelques enseignes automobiles. Sans succès. C’est au cours d’un speed job dating organisé par l’école qu’Arthur rencontre son futur patron, garagiste dans la ville voisine et ancien élève… du même CFA !

« L’apprentissage a transformé sa vie et la mienne »

Que son fils choisisse une formation en apprentissage n’a jamais été un problème pour Gersende. « Je savais qu’il n’était pas destiné aux longues études. Ce qui m’importait le plus était qu’il décroche un diplôme. » Par contre, elle avoue ne pas avoir bien mesuré les particularités de l’alternance. « J’ignorais par exemple qu’un apprenti devait fournir un certificat médical s’il tombait malade ou qu’il bénéficiait de cinq semaines de congés payés. Finies les colonies de vacances… ! »

Arthur a intégré le CFA en septembre dernier. Il passe une semaine à l’école, l’autre au garage (8 h-17 h), sauf le week-end. Il n’a aucun devoir scolaire et gagne 357 euros par mois. « Depuis, son comportement a totalement changé. En classe, il est devenu plus sérieux, plus calme, il s’est même hissé à la troisième place, ce qui le rend fier. Au garage, il est heureux, il a appris à se concentrer, à être attentif, autonome. Il est dans une spirale positive. »

À tel point que le garçon évoque déjà la poursuite de ses études vers un bac pro et un BTS. « J’étais loin de me douter que l’apprentissage allait autant transformer sa vie et… la mienne ! » conclut en souriant Gersende.