1. La success story de Tristan : « Je crois que j’ai trouvé ma voie ! »
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La success story de Tristan : « Je crois que j’ai trouvé ma voie ! »

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 // © Ministère du Travail
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Tristan, 24 ans, est en bac pro Électrotechnique, en alternance. La moitié du temps, il est en cours au lycée Saint-Nicolas, à Paris ; l’autre moitié chez Dalkia, une entreprise du secteur de l’énergie. S’il a essayé plusieurs voies avant de se décider, aujourd’hui il n’envisage plus sa story perso sans l’apprentissage.

Vous avez toujours voulu être électricien ?

Non, pas vraiment ! J’ai commencé après la 3e par un CAP en joaillerie. Puis, après deux années sans travailler, j’ai suivi une formation chez H&M pour devenir manager de rayon : c’était une formation d’une année alternant cours et périodes de travail en magasin. Après cette formation, j’ai été embauché pendant un an. Et puis je me suis rendu compte que ce n’était pas pour moi.

Qu’avez-vous fait à ce moment-là ?

J’ai fait de l’intérim pendant un an et demi. Je travaillais beaucoup comme déménageur avec une société spécialiste de la maintenance des bâtiments. Lors de mes missions, je voyais souvent les électriciens de la société qui intervenaient, je discutais avec eux et cela m’a attiré. J’en ai parlé avec des personnes de mon entourage qui m’ont dit que c’était un secteur porteur qui embauchait. Alors je me suis lancé !

Et comment avez-vous franchi le pas ?

J’ai d’abord cherché une formation d’électricien qui pourrait m’accueillir. La formation était en alternance (une semaine en cours, une semaine en entreprise), il fallait donc trouver une entreprise. Un jour, alors que je participais à une sorte de forum de l’emploi, j’ai rencontré une personne de Dalkia qui m’a invité à participer à une journée de présentation et de recrutement. Quand je me suis présenté, on était 80 ! À la fin de la journée, on n’était plus que 8. J’ai donc été retenu, engagé comme stagiaire en alternance.

Stagiaire, apprenti ou en contrat de professionnalisation, ce sont les trois modalités de l’alternance. Comment voyez-vous la suite de vos études ?

Je suis en première année de mon bac pro qui se déroule en deux ans et demi. La première année, je suis donc stagiaire en alternance ; et les deux années qui suivront, je serai apprenti. Après le bac, j’aimerais continuer en BTS Énergies renouvelables, puis suivre une Licence dans le même domaine, toujours en tant qu’apprenti. Mon but, c’est de travailler dans les énergies renouvelables : le fonctionnement des panneaux solaires, des éoliennes, des hydroliennes, tout ça me passionne. Je crois que j’ai trouvé ma voie.

Pourquoi avez-vous choisi l’alternance ?

À mon âge, il était important que je continue à percevoir un salaire, parce que je dois bien vivre. Grâce à cela je me sens plus autonome : j’ai vécu seul pendant des années, avant de devoir retourner chez mes parents ; avec ma paie, je vais pouvoir reprendre un appartement. Et puis, en alternance, j’apprends directement : en sortant de l’école, on n’est pas adaptés au monde du travail, au terrain. Je prends un exemple : à l’école, on travaille sur des platines pour apprendre à câbler ; eh bien, ce sont de tout petits appareils comparés aux platines que l’on trouve à l’échelle d’un bâtiment, ça n’a rien à voir ! Je crois que c’est pareil dans beaucoup de domaines.

Vous sentez-vous plus étudiant ou salarié ?

Étudiant, je dirais, parce que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je n’ai pas l’expérience de mes collègues. C’est pourquoi j’ai encore peu de responsabilités, l’électricité pouvant être très dangereuse. Malgré tout, j’ai rarement été aussi bien accueilli dans une entreprise. Par exemple, une personne prend du temps pour m’apprendre, me former, alors que ce n’est pas mon tuteur sur le papier.

Conseilleriez-vous l’alternance à tout le monde ?

Oui ! L’alternance permet d’apprendre plus vite et les recruteurs adorent les candidats qui ont été alternants.