1. Bac 2019 : les profs ont manifesté à Paris contre la réforme de l'examen
Reportage

Bac 2019 : les profs ont manifesté à Paris contre la réforme de l'examen

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Ce lundi 17 juin, des professeurs se sont rassemblés pour protester contre la réforme du baccalauréat. // © Florent Jacono
Ce lundi 17 juin, des professeurs se sont rassemblés pour protester contre la réforme du baccalauréat. // © Florent Jacono

VIDÉO. Lundi 17 juin 2019, des professeurs de lycée se sont réunis rue du Bac, à Paris, pour dénoncer la réforme du baccalauréat. Un rassemblement symbolique lors de la première journée de l'examen, qui n'aura pas (trop) perturbé le déroulement des épreuves.

Lundi 17 juin 2019, la première journée du baccalauréat a été perturbée par une grève des enseignants. Un mouvement en protestation contre la réforme du bac de Jean-Michel Blanquer. À l'appel du SNES (syndicat national des enseignants de second degré) et d’autres syndicats (CGT éducation, Sud éducation, SNUEP…), les enseignants se sont réunis symboliquement rue du Bac, à Paris. Ils étaient plus de 1.000, selon les organisateurs.

Avec cette réforme qui supprime les voies générales, les lycéens vont pouvoir créer leurs parcours. Le baccalauréat 2021 reposera pour une part sur un contrôle continu et pour une autre part sur des épreuves terminales. Les professeurs dénoncent la refonte des programmes qui l’accompagne, mais aussi le manque d’information et la rapidité dans la mise en place de ces nouvelles mesures. Ils réclament également plus de moyens et une augmentation de leur rémunération, aujourd’hui parmi les plus faibles en Europe. "Cette réforme du bac est une usine à gaz : on va évaluer tout le temps les élèves, ces derniers ne savent pas quelles options choisir et les emplois du temps vont être extrêmement compliqués à construire", a déclaré Frédérique Rollet, secrétaire générale du SNES.

Une guerre des chiffres

Sur France Inter, Jean-Michel Blanquer a annoncé que seulement 5 % des enseignants étaient grévistes. Le ministre de l'Education nationale a ainsi indiqué que le bac ne serait que très peu perturbé. Une annonce faite à 7 h 50, avant le début des épreuves. Les syndicats n’ont pas manqué de réagir à cette annonce. "Les rassemblements qui ont commencé à se tenir devant les rectorats (150 manifestants dès 7 heures ce matin à Grenoble, 600 à Toulouse, 600 à Marseille, 800 à Lyon, 200 à Dijon, 120 à Rouen) sont le signe d’une mobilisation inédite du second degré", indique le SNES dans son communiqué au soir du 17 juin. En revanche, ces derniers n'ont pas fourni de chiffre national sur les mobilisations. Il semblerait que, jusqu’à présent, aucune épreuve n’a été perturbée par les grèves.

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"Le but n’était pas de perturber l’épreuve… Nous avons partagé beaucoup de choses avec nos élèves cette année, on souhaite qu’ils aient le bac", a précisé Frédérique Rollet. Le but était de donner, selon elle, "un signal fort au ministre pour montrer qu’il y a un mécontentement, très profond".