1. Bac ES 2019 : nos pronostics en SES (sciences économiques et sociales)
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Bac ES 2019 : nos pronostics en SES (sciences économiques et sociales)

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Quels sujets risquent de tomber en SES au bac ES 2019 ? // © l'Etudiant
Quels sujets risquent de tomber en SES au bac ES 2019 ? // © l'Etudiant

Le 20 juin 2019, les élèves de terminale ES plancheront sur l’épreuve phare de leur série : les SES (sciences économiques et sociales). Cette année, à quoi pouvez-vous vous attendre ? Réponse des enseignants.

Pour la session 2019, les chapitres "Économie du développement durable" et "Justice sociale et inégalités" ont toute leur chance de tomber. À l’inverse, celui sur l’intégration européenne, jugé plus difficile, est beaucoup moins probable selon les professeurs de SES.

smiley-probable Les sujets les plus probables

"Peut-on concilier croissance économique et préservation de l'environnement ?", "En quoi une politique environnementale est-elle nécessaire ?", "Comment les politiques climatiques peuvent-elles permettre de préserver l’environnement ?" 

D’après les trois enseignants interrogés, le sujet sur le développement durable fait partie des favoris dans la courses aux pronostics. "C’est un sujet très ancré dans l’actualité et c’est aussi un défi majeur. Je suis presque sûre que ce sera le thème de la dissertation", affirme Nelly Tessier, professeure de SES au lycée Charles-Péguy près de Nantes (44).

S’il est autant attendu, c’est parce que le chapitre n’est encore jamais tombé au bac. "Cette fois, c’est la bonne", assure l’enseignante. Simon Gomis, professeur au lycée Buffon à Paris (75) est plus prudent : "Il était déjà pressenti en 2015 lors la Cop 21 à Paris et finalement, le sujet n’est pas tombé. Ce sera peut-être encore le cas cette année."

Parmi les autres chapitres probables, celui sur la justice sociale et les inégalités. "Je le vois bien en épreuve composée pour la mini-dissertation", estime Nelly Tessier. L’enseignante imagine des problématiques comme "Quels sont les moyens pour lutter contre les inégalités ?" ou "Comment favoriser la justice sociale ?".

Un avis partagé par Maxime Barré, professeur au lycée Pierre-Corneille à la Celle-Saint-Cloud (78) : "Les sujets sont conçus en novembre-décembre. Or, avec les grèves et le mouvement des gilets jaunes, on peut penser que l’actualité fera l’objet d’un sujet en juin prochain." L’enseignant préconise de bien s’informer tout au long de l’année "pour qu’il y ait un prolongement du cours". D’ailleurs, selon lui, multiplier les exemples en lien avec l’actualité sur votre copie pourrait vous faire gagner des points.

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

D’autres chapitres restent importants . Les professeurs pensent notamment à celui sur le travail, l’emploi et le chômage et celui sur l’intégration et le changement social. "Ce sont des thématiques qui reviennent régulièrement car leurs notions mobilisent des connaissances dans plusieurs chapitres", explique Maxime Barré.

C’est aussi le cas de toute la partie sur la mondialisation : "Le chapitre est assez conséquent et touche à bien d’autres matières comme la géographie ou la philosophie." D’après Simon Gomis, les lycéens pourraient tomber sur les multinationales, notion incontournable du chapitre.

De son côté, Nelly Tessier imagine plusieurs sujets sur le thème de la mobilité sociale. "Cela pourrait être en rapport avec la réforme du lycée et Parcoursup. Exemples 'Montrez le rôle de l’école dans la mobilité sociale' ou 'Y-a-t-il vraiment une ascension sociale à l’école ?'."

Quoi qu’il en soit, tous ces sujets seront en lien avec le programme officiel. "Il n’y a jamais de grande surprise, ce sont des sujets très classiques", confirme l’enseignante nantaise. Pour s’en rendre compte, Simon Gomis conseille aux lycéens d’aller sur le site de l’académie de Versailles qui enregistre tous les sujets tombés au bac, en France comme à l’étranger, en fonction des chapitres.

smiley_neutre Les sujets les moins probables

Pour Nelly Tessier, certains sujets sont légèrement moins probables. "Les chapitres qui sont déjà tombés l’année dernière ont quand même beaucoup moins de chance de retomber cette année", estime l’enseignante. Mais les sujets peuvent tout de même revenir dans une autre partie de l’épreuve. Ainsi, le chapitre sur le marché du travail (sujet de la dissertation en 2018) a toutes les chances de faire l’objet d’un sujet en épreuve composée cette année.

Tous s’accordent aussi à dire que certaines thématiques sont plus compliquées que d’autres. C’est le cas de celle sur l’Europe et la politique conjoncturelle. "C’est un sujet difficile, assez technique, mais on ne sait jamais", insiste Simon Gomis. Contrairement à ses collègues, d’après lui, il ne faut pas trop non plus compter sur l’actualité. "Depuis quelques années, les sujets correspondent davantage au programme officiel, difficile de faire des pronostics."

Pour les enseignants, aucun chapitre n’est donc à négliger. Notamment pour les candidats qui privilégieront l’épreuve composée. "Ils doivent être prêts à tout et avoir beaucoup de connaissances, assure Maxime Barré. Même s’ils sont plus nombreux à choisir cette épreuve, cela ne veut pas dire qu’ils ont des meilleures notes que ceux qui font la dissertation."

Pour être sûr d’assurer le jour de l’épreuve, Simon Gomis conseille de bien structurer vos propos en utilisant des connecteurs logiques et en travaillant vos transitions. "Il faut surtout répondre à la question, être concis et utiliser les documents quand cela est nécessaire." Nelly Tessier attache quant à elle autant d’importance à la forme et au fond : "Ils doivent connaître leur cours mais il y a également des règles à respecter pour bien construire un devoir, tout est important."

Le tableau ci-dessous recense le nombre de fois où chaque notion du programme a été abordée dans les sujets depuis 2014. La colonne de gauche indique les pronostics de l'Etudiant pour 2019. À noter que certains sujets peuvent faire appel à plusieurs thèmes.

Nos pronostics 2019 Notions (à noter que certains sujets peuvent faire appel à plusieurs notions) 2018 2017 2016 2015 2014

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Croissance, fluctuations et crises x x

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Mondialisation, finance internationale x

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Intégration européenne x

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Économie et développement durable

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Classes, stratification et mobilité sociales x

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Intégration, conflit, changement social x x x

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Justice sociale et inégalités x

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Travail, emploi, chômage x

Et en spécialité ?

Certains d’entre vous ont peut-être choisi l’économie approfondie ou les sciences sociales et politiques en enseignement de spécialité. Pour cette épreuve d’une heure, les correcteurs sont autant exigeants que pour l’épreuve obligatoire de quatre heures. "Il faut bien maîtriser les notions de chaque chapitre, par exemple connaître les différents régimes démocratiques…", explique Simon Gomis. Là encore, la culture générale et une bonne connaissance de l’actualité sont aussi de véritables atouts.

 
D’après Nelly Tessier, il faut se méfier de certains sujets qui ne sont pas encore tombés comme le mode de scrutin et la parité ou le régime semi-présidentiel. Parmi les exemples de sujets : "Montrer que le Japon a un modèle de régime parlementaire" ou "Comment expliquer l’abstention ?"… Même si les sujets restent relativement simples selon les professeurs, il faut là encore bien apprendre son cours et ne pas faire d’impasses.