1. En terminale ES, en 2013, que sont devenus Clémence, Anne, Arthur et compagnie ?
Témoignage

En terminale ES, en 2013, que sont devenus Clémence, Anne, Arthur et compagnie ?

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Les élèves de la terminale ES 2012-2013 du lycée de Villaroy, à Guyancourt (78). // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de la terminale ES 2012-2013 du lycée de Villaroy, à Guyancourt (78). // © Photo fournie par le témoin

Clémence, Julie, Déborah, Emma, Anne et Arthur ont décroché leur bac ES, en 2013, au lycée de Villaroy, à Guyancourt (78). Attirés par l’art, le journalisme, la communication, les langues… ils ont choisi cette série qui leur semblait la plus en phase avec leurs envies d’alors. Cinq ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale ES, année 2012–2013, du lycée de Villaroy, à Guyancourt (78). Clémence, Julie, Déborah, Emma, Anne et Arthur ont choisi "la plus généraliste des séries générales".

Cinq ans plus tard, Julie est restée fidèle à sa vocation : le journalisme. Après avoir fait un stage dans un grand média parisien, elle s’apprête à rejoindre une école reconnue. Clémence a, quant à elle, suivi trois années de formation dans une école spécialisée, avant de se lancer dans le cinéma. Elle est aujourd’hui intermittente à Paris. Déborah, qui se voyait bien médecin, a finalement eu un coup de cœur pour l’international. Après avoir multiplié les expériences aux quatre coins du globe, elle termine cette année son parcours en école de commerce.

Emma, Arthur et Anne, eux, ne sont pas encore rentrés ! Si la première a décroché un job en Écosse, Anne, passionnée d’écriture parcourt encore le monde et mêle jobs et découverte. De Taïwan, Arthur mûrit de nouveaux projets.

1. Clémence, 22 ans, assistante monteuse, à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Des arts. "Je n’avais pas d’idée précise de métiers. J’aimais les choses artistiques, le travail manuel. Je dessinais, je jouais de la guitare… Au collège, l’art plastique était la seule matière qui me motivait. À partir du lycée, je me suis renseignée sur les écoles d’art et je me suis rendu compte que c’était un joli rêve ! Ce n’était pas assez concret pour moi. Un peu perdue, je me suis tournée vers le CDI [centre de documentation et d’information] et je suis tombée sur la brochure de 3IS, une école privée d’audiovisuel. Je l’ai visitée et j’ai eu un véritable coup de cœur !"
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du montage. "J’ai passé les concours et rejoint, après le bac, la formation cinéma et audiovisuel de l’école. Pendant trois ans, j’ai acquis un vrai savoir-faire, surtout en montage postproduction, option que j’avais choisie. Après un stage de quatre mois dans un laboratoire numérique, je me suis lancée en free-lance. Depuis plus d’un an, je suis intermittente. Je travaille sur des projets variés. Je n’ai pas un job stable, mais cela me convient bien !"
Et si c’était à refaire ? "Je suis satisfaite de travailler !"

2. Julie, 22 ans, en deuxième année de master, à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Du journalisme. "Depuis l’âge de 14 ans, je veux être journaliste. J’ai été élevée dans une famille de lecteurs de journaux, bercée par l’actualité. J’ai basé toute mon orientation sur ce projet professionnel, et la série ES semblait être la plus adaptée pour étudier le monde qui nous entoure. Après le bac, j’ai tenté d’intégrer Sciences po, en vain. J’ai finalement rejoint une licence d’histoire, à l’université Paris-Sorbonne."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Un master. "La licence en poche, j’ai poursuivi en master histoire de la communication des entreprises et des affaires internationales, dans le même établissement. Actuellement, je suis en deuxième année. Je viens de terminer un stage de six mois au service réseaux sociaux du "Figaro". Je sais maintenant que la presse écrite et le Web sont les supports qui me plaisent le plus. Je suis en train de finaliser mon mémoire et j’envisage de continuer mes études dans une école de journalisme, en alternance."
Et si c’était à refaire ? "Je ne passerais pas mon année de terminale, le nez dans les livres pour réviser Sciences po !"

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3. Déborah, 23 ans, en Mastère Spécialisé, à Paris.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Droit ou médecine. "Jusqu’en seconde, je voulais faire du droit ou de la médecine. Puis, mon projet a évolué. J’ai suivi ma famille et passé ma classe de première en Russie. Je me suis découvert un intérêt pour l’international et l’envie de voyager. Après le bac, j’ai décidé de m’inscrire à Neoma Business School, à Rouen [76], pour y suivre le BSc in International Business."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De la communication. "En deuxième année, je suis partie aux États-Unis, à Washington. Ça a été le meilleur moment de ma vie : j’ai beaucoup appris sur moi et rencontré un tas de gens ! À mon retour, j’ai découvert les relations publiques via un stage chez Peugeot. Cela a été une révélation. J’ai décidé d’allier la communication et le secteur des cosmétiques. En troisième année, je suis partie en stage à Londres, chez Benefit Cosmetics, puis j’ai passé le début de ma quatrième année à Sydney (Australie), chez Clarins. Aujourd’hui, je suis en Mastère Spécialisé communication d’entreprise, toujours à Neoma BS, mais à Paris, et en alternance chez Chanel."
Et si c’était à refaire ? "Je suis contente d’avoir suivi cette voie."

4. Emma, 22 ans, designer et éditrice, à Édimbourg, en Écosse.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Photographe. "J’ai toujours eu le goût de l’aventure. J’aime la nature, voyager, découvrir. J’ai appris assez jeune à faire de la photo et je voulais en faire mon métier. J’ai finalement choisi de garder cela en loisir et de m’inscrire en série ES, pour mieux comprendre l’économie. J’aimais beaucoup les chiffres et les statistiques. Pour la suite, mon cœur balançait entre un DUT [diplôme universitaire de technologie] statistiques et un DUT MMI [métiers du multimédia et de l’Internet]. J’avais suivi l’option créativité des arts appliqués au lycée et j’aimais créer des œuvres digitales. Donc, je me suis inscrite en MMI, à l’IUT 1 de l’université Grenoble-Alpes."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du design. "J’ai beaucoup appris pendant ce cursus : le marketing, l’économie et le droit d’Internet, et surtout la programmation sur le Web, le graphisme, la production de vidéos… J’ai poursuivi en licence professionnelle webdesign et développement Web, à l’université Napier à Édimbourg, en partenariat avec l’IUT [institut universitaire de technologie], ce qui m’a permis de décrocher le DUETI [diplôme d’université d’études technologiques internationales] de l’établissement français. Je travaille à Édimbourg, en tant que designer et éditrice à la Scottish Qualifications Authority."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien !"

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5. Anne, 22 ans, en programme vacances-travail, en Australie.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Des lettres. "Enseignante, historienne, traductrice sont les premiers métiers auxquels je me suis intéressée. Des métiers liés à l’écriture, une de mes passions. J’avais ainsi pensé à être romancière – tout en sachant qu’il est difficile d’en vivre – puis à l’édition, au journalisme… Mon stage de troisième dans un service communication-marketing et divers forums d’orientation m’ont finalement convaincue de continuer en communication."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Je voyage. "En terminale, j’ai passé le concours de l’EFAP, une école de communication parisienne, que j’ai réussi. Après quatre ans à l’EFAP, dont la troisième, en échange Erasmus+, à Madrid, j’ai obtenu mon diplôme et j’ai alors décidé de repartir à l’étranger. Je suis aujourd’hui en programme vacances-travail en ­Australie : je voyage à travers le pays tout en travaillant. Parallèlement, j’ai commencé un blog mêlant littérature et voyages pour satisfaire mon goût de l’écriture."
Et si c’était à refaire ? "Je me spécialiserais dans le journalisme, qui m’intéresse finalement davantage que la communication."

6. Arthur, 22 ans, en voyage à Taïwan.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? De la com'. "Mon stage de troisième dans une agence de publicité m’avait donné envie de travailler dans la communication. Au lycée, j’ai opté pour une terminale ES qui me semblait être la plus générale des séries. Après le bac, j’envisageais plusieurs choses : DUT information-communication, MANAA [mise à niveau en arts appliqués]… C’est finalement en licence langue française et techniques informatiques, à l’université Paris-Sorbonne que je me suis inscrit, car elle semblait ouvrir des portes dans la com'."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une année sabbatique. "J’ai beaucoup aimé cette formation. J’y ai découvert la linguistique et je suis parti en Angleterre en Erasmus+… mais l’enseignement était trop spécialisée dans le traitement automatique des langues. Si j’ai apprécié apprendre le codage, je ne veux pas en faire mon métier. J’ai ensuite choisi une formation en langue des signes à Paris, pour devenir interprète. Peu convaincu, j’ai décidé de prendre une année sabbatique. Après avoir travaillé six mois, je suis parti à Taïwan, en décembre dernier !"
Et si c’était à refaire ? "J’ai beaucoup appris et je suis plus réfléchi. Si c’était à refaire, j’opterais peut-être pour une école d’art."