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Bac pro ELEEC 2018 : ce que les correcteurs attendent de vous pour l’épreuve d’étude d’ouvrage

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Lors de l’examen, n’oubliez pas de soigner votre copie. Le correcteur ne doit pas avoir du mal à vous décrypter. // © plainpicture/Caiaimages/Sam Edwards
Lors de l’examen, n’oubliez pas de soigner votre copie. Le correcteur ne doit pas avoir du mal à vous décrypter. // © plainpicture/Caiaimages/Sam Edwards

Durant toute l’épreuve d’étude d’ouvrage, vous êtes évalué sur la pertinence des solutions que vous proposerez, la précision des schémas complétés, ainsi que la bonne utilisation des règles de l’électrotechnique étudiées en cours. Ces dernières années, les candidats au bac professionnel ELEEC (électrotechnique, énergie, équipements communicants) ont planché sur les installations d’un centre aquatique (2017), d’une usine de fabrication de pièces techniques (2016), d’une usine de fabrication d'engrenages (2015), d’une fromagerie (2014) ou d’une usine de production laitière (2013).

Ce qu’il faut savoir absolument

Pour Stéphane Gioanni, professeur d’électrotechnique en bac pro ELEEC au lycée professionnel Hutinel, à Cannes (06), il faut bien connaître la topologie des réseaux, c’est-à-dire la manière dont l’alimentation du réseau électrique s’effectue : simple dérivation, double dérivation et coupure d’artère. “Veillez également à bien apprendre les schémas des liaisons à la terre car ce thème revient chaque année”, ajoute-t-il. Parmi les éléments à maîtriser pour l’ensemble de l’examen, il y a les lois fondamentales de l’électricité, comme le courant et la puissance. Bernard Madec, professeur d’électrotechnique au lycée polyvalent Saint-Joseph de Vannes (56), précise que les élèves sont également censés connaître les formules électriques : “Ils ont le droit de les entrer dans leur calculatrice, mais cela ne doit pas être une antisèche !” D'autant que vous ne pouvez pas exclure un dysfonctionnement de votre calculatrice le jour J…

Ce qui rapporte des points

Évidemment, il faut avoir la bonne réponse. Mais pour les calculs mathématiques, certaines astuces peuvent permettre de grappiller une partie des points, même en cas d’erreur au résultat final. Comme le détaille Mohamed Rachidi, professeur d'électrotechnique au lycée polyvalent Jules-Verne à Sartrouville (78), le correcteur accorde le premier point si la formule est indiquée, le deuxième point pour la recherche d’inconnue et le troisième point sur le résultat. Il faut ainsi faire figurer toutes vos étapes de calcul (exemple du sujet de la session 2017). “Ne vous contentez pas d’indiquer le résultat final lorsque vous faites un calcul, conseille donc Bernard Madec. Si ce résultat est faux, le professeur va être indulgent si l’élève a indiqué la bonne formule”.

Soigner votre copie

“Si on ne sait pas si votre chiffre est un 2 ou un 9, cela peut être embêtant”, poursuit l'enseignant. Les schémas, quant à eux, doivent être propres, dessinés à la règle et avec de la couleur si besoin. “C'est mieux pour nous de corriger une copie dans laquelle on n'a pas besoin de décrypter l'écriture”, explique Mohamed Rachidi.

N’oubliez pas d'apporter des crayons de couleur le jour de l'examen (pour les couleurs de fils électriques), une gomme et du blanc correcteur. “Si on rature un schéma, cela peut vite devenir illisible.” Attention toutefois à ne pas en abuser : une copie d'examen malpropre donne une mauvaise image du candidat. 

Enfin, dessinez les croquis à la règle car un schéma à main levée peut se montrer incompréhensible.

Ce qui fait perdre des points

Ne pas respecter l’énoncé

Parfois, le dossier constructeur va comporter un schéma expliquant à quoi servent les dix bornes d’un appareil. Mais l’énoncé de la question ne demande de donner que la fonction de deux d'entre elles. “Cela ne sert donc à rien de faire un copier-coller du schéma du dossier constructeur. Ne prenez que les bornes dont on vous parle dans la question”, explique Bernard Madec.

Ne pas maîtriser ses formules

Par ailleurs, il ne suffit pas de connaître une formule, il faut aussi savoir la transformer. Bernard Madec cite l’exemple de celle de la puissance dissipée dans un circuit électrique (P = RI²) : “Si on vous demande la valeur de R, il faut savoir la calculer et non pas se contenter de réécrire la formule.”

Ne pas soigner la rédaction de ses réponses

Soyez vigilant sur l'orthographe. “Une faute d'orthographe peut changer le sens d’une phrase et le degré d’exactitude ne sera plus le même”, avertit le professeur. “Vous n'avez pas besoin de faire de longues phrases. Reste que si on vous met quatre lignes pour répondre, cela veut dire que deux mots ne sont pas suffisants”, décrypte Stéphane Gioanni, professeur d’électrotechnique au lycée Hutinel, à Cannes (06). Bref, le candidat doit répondre avec clarté et en faisant des phrases complètes si nécessaire. Veillez aussi à votre vocabulaire.

Il est également interdit d'écrire au crayon à papier. Si vous devez faire un schéma, faites-le au crayon mais repassez ensuite au stylo. “La couleur rouge est déconseillée, sauf pour colorer les fils électriques quand on vous le demande”, alerte Stéphane Gioanni. Le professeur corrige souvent au stylo rouge, et cela peut l’induire en erreur.

Confondre les symboles les plus utilisés

Enfin, faites attention à ne pas mélanger les symboles lorsque vous complétez les schémas. “Si vous confondez le symbole de l'interrupteur avec celui du bouton poussoir, le schéma n’est plus conforme”, avertit Bernard Madec. Idem pour les symboles du moteur triphasé et du moteur monophasé.

Il existe environ 20 à 30 symboles à connaître absolument. Il est moins grave d’en ignorer certains moins utilisés, car vous les retrouverez de toute façon dans la documentation constructeur fournie avec le sujet.

Ce qui peut faire la différence

Hormis les connaissances de cours, il faut également savoir lire et décoder des documents. “La documentation est sélectionnée de façon à aider les élèves au maximum”, précise Mohamed Rachidi, professeur d’électrotechnique au lycée Jules-Verne, à Sartrouville (78). Elle est constituée de documents constructeurs ou des plans de l’installation. Les réponses aux questions s’y trouvent : faut-il encore prendre la peine de fouiller. “Vous pouvez très bien tomber sur un produit qui n’a jamais été vu en cours. Il n’y a pas de piège, ne paniquez pas ! Les réponses sont probablement dans la documentation en annexe”, rassure Mohamed Rachidi. Il ne faut donc surtout pas hésiter à la lire.

“Lisez également bien les consignes ou la question posée”, conseille Stéphane Gioanni. Cela permet d’éviter les erreurs lorsqu'on doit compléter un schéma.

Dans le tronc commun, vous devez prouver votre connaissance du bilan des puissances, c’est-à-dire les grandeurs fondamentales de l'électricité. Cette partie de l’examen peut vous rapporter pas mal de points si vous avez mémorisé votre cours et que vous le mettez bien en pratique.