1. Bac
  2. Bac pro
  3. Obtenir une mention au bac pro : les trucs des cracks
  4. Audrey, 16,53/20 au bac pro ARCU (accueil) : “J’ai relu ma dernière fiche sur le parking de mon centre d’examen”
Portrait

Audrey, 16,53/20 au bac pro ARCU (accueil) : “J’ai relu ma dernière fiche sur le parking de mon centre d’examen”

Envoyer cet article à un ami
Audrey, 16,53/20 au bac pro ARCU (accueil) : “J’ai relu ma dernière fiche sur le parking de mon centre d’examen.” // © Photo fournie par le témoin
Audrey, 16,53/20 au bac pro ARCU (accueil) : “J’ai relu ma dernière fiche sur le parking de mon centre d’examen.” // © Photo fournie par le témoin

À 24 ans et après être sortie du système scolaire pendant cinq ans en raison de problèmes de santé, Audrey décroche son bac pro ARCU (accueil relation clients et usagers) en juin 2013. Elle était élève à la Maison familiale rurale La Pinède à Marguerittes (30). Aujourd’hui employée administrative dans un centre commercial, elle confie ses astuces pour décrocher la mention.

Sa technique de révisions

"J'ai fait mon bac pro en apprentissage : je passais une semaine en cours et une semaine en entreprise. En terminale, j'ai commencé à réviser au mois de septembre car les premiers contrôles continus avaient lieu en octobre. Quand une épreuve était passée, les heures de cours de la matière concernée étaient utilisées pour préparer celles à venir. En fin d'année, il ne me restait que trois examens à passer : l'étude de cas, le français et l'histoire-géo.

En première, j'étais en internat. On pouvait réviser en groupe le soir, dans nos chambres. En terminale, j'étais logée chez mon frère et donc moins libre pour travailler le week-end. Je révisais après les cours, un à deux soirs par semaine. Quelques jours avant chaque contrôle continu, je revoyais la matière concernée. En préparant les devoirs que je devais rendre, j'apprenais le cours sans m'en rendre compte. Ainsi, à force d'utiliser les formules de maths pour faire les exercices, je les mémorisais.

Pour réviser les matières professionnelles, j'utilisais mes livres car j'y trouvais une fiche de synthèse à la fin de chaque chapitre. C'est dans ces matières que j'ai engrangé le plus de connaissances. En histoire-géo, j'apprenais par cœur les dates et les événements. Enfin, en anglais, je retenais les bases et quand certaines phrases étaient compliquées à mémoriser, j'en rédigeais une avec une tournure plus facile à retenir."

Dernière ligne droite

"Durant les trois derniers mois avant les examens finaux, je n'avais presque plus de CCF (contrôles en cours de formation). Je me suis donc mis à 100% dans les révisions restantes. J'ai révisé jusqu'au bout : j'ai relu ma dernière fiche sur le parking de mon centre d'examen ! En dehors des révisions, je n'ai pas réduit mon temps libre car il me permettait de décompresser. Le soir, je me participais parfois à une petite soirée au restaurant ou au cinéma avec des amis. Ces moments étaient importants. Enfin, pendant mes semaines en entreprise, je faisais du sport en salle, deux à trois fois par semaine."

Ce qui a fait la différence

"Être en alternance a été un avantage. Si j'avais dû reprendre l'école en formation initiale, cela aurait été compliqué. Bien sûr, j'ai appris la théorie mais j'ai fait aussi beaucoup de pratique. En mairie, j'ai travaillé dans plusieurs services : secrétariat, urbanisme, ressources humaines, pôle communication, etc. Je voulais toucher à tout pour avoir un CV rempli.

Comme tous les alternants, je repars non seulement avec un diplôme mais aussi avec deux ans d'expérience professionnelle. Nos formateurs avaient aussi des méthodes d'enseignement que je n'aurais pas eu en collège ou en lycée classique. Une fois le cours terminé, comme nous n'étions pas nombreux, les professeurs faisaient du soutien individuel et aidaient ceux qui étaient perdus."

Le jour des résultats

"J'avais eu des bons résultats tout au long de l'année donc je me pensais capable d'obtenir la mention", concède Audrey. Mais la jeune femme n'espérait pas obtenir la plus haute des distinctions. "Quand j'ai vu le sujet d'éducation civique, je croyais que j'allais me planter." Si Audrey ne s'attendait pas à être interrogée sur les libertés fondamentales, elle s'en est finalement bien sortie.

Pour les maths, aucun problème. "J'ai toujours aimé cette matière. Notre prof a cassé cette image rigide des maths. Cela nous a encore plus donné envie de travailler." Pour l'examen final de français, l'étudiante était également bien préparée. "La prof a été assez stricte durant l'année. Le but était d'obtenir de bons résultats au bac." Sa mention, Audrey en est fière et elle compte bien en profiter. "C'est toujours un plus à ajouter à son CV. C'est aussi une petite victoire personnelle."

Les notes au bac d'Audrey

Les notes de l'épreuve finale apparaissent en gras quand Audrey a eu une meilleure note à l'épreuve finale ; en rouge quand elle a eu une meilleure moyenne annuelle.

SES NOTES DANS LES MATIÈRES PROFESSIONNELLES
Moyenne annuelle Note au bac
Étude de cas 16,8 14,5
Analyse de la fonction accueil et projet d'amélioration 18 18
Accueil au téléphone 16,25 19
Accueil en face à fac 16,4 18
SES NOTES DANS LES MATIÈRES GÉNÉRALES
Moyenne annuelle Note au bac
Économie-Droit 15,5 19,5
Maths 17,6 20
Anglais 16,3 16
Espagnol 11,9 10
Français 14,9 15,5
Histoire-géographie 15,9 18
Arts appliqués - culture artistique 17,6 20
Prévention Santé Environnement 17,2 14,5
Éducation physique et sportive 16,3 [Dispensée]

Un bac pro avec mention très bien et après ?

"Au collège, j'envisageais une carrière scientifique ou dans l'informatique. Malheureusement, en raison de problèmes de santé, j'ai été déscolarisée en troisième et pendant cinq ans. Quand mes problèmes de santé se sont calmés, je ne me voyais pas reprendre en seconde générale. J'ai donc choisi de poursuivre en filière professionnelle avec un BEP agricole administratif en alternance. Tout s'est bien passé. La preuve : je suis sortie major de ma promo !

Dans la continuité du BEP, j'ai poursuivi avec un bac pro ARCU. Après mon contrat d'apprentissage en mairie, achevé en août 2013, j'ai été embauchée au supermarché de ma ville ouvert en octobre 2013. Après avoir été caissière, j'effectue maintenant des missions auxquelles mon diplôme m'a formée : statistiques du magasin, infographie publicitaire, mailing, etc. Lors de mon embauche, l'enseigne m'avait expliqué que les possibilités de promotion étaient fortes. Dans quelques mois, je deviendrai donc responsable du service locations."

Pour aller plus loin : J'ai raté mon bac pro : des pistes pour réagir / Quelles études après un bac pro ? / Les facs qui prennent les bacs pro... et les autres

Sommaire du dossier
Retour au dossier Joachim, 17,14/20 au bac pro maintenance des véhicules : “Je complétais le cours avec Internet” Maurine, 16/20 au bac pro ASSP : "J'ai misé sur les cartes heuristiques" Rémy, 16,1/20 au bac pro SEN : “J’essayais de bien comprendre le cours et de voir si je pouvais l’expliquer” Quely, 16,1/20 au bac pro SPVL : “J’ai demandé à des profs des cours de soutien en petit comité” Jordan, 16,01/20 au bac pro MEI : “J’étais motivé par ce que j’apprenais” Flavien, 16,04/20 au bac pro ELEEC : "J'ai travaillé avec mon voisin de chambre en internat" Audrey, 16,53/20 au bac pro ARCU (accueil) : “J’ai relu ma dernière fiche sur le parking de mon centre d’examen” Alexis, 17,53/20 au bac pro commerce : “Je regardais des émissions comme Capital ou Zone interdite”