1. En terminale S, en 2013, que sont devenus Edwige, Hugo, Cindy, et compagnie ?
Témoignage

En terminale S, en 2013, que sont devenus Edwige, Hugo, Cindy, et compagnie ?

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Les élèves de la terminale S, année 2012-2013, du lycée Alain-Fournier, à Mirande. // © Photo fournie par le témoin
Les élèves de la terminale S, année 2012-2013, du lycée Alain-Fournier, à Mirande. // © Photo fournie par le témoin

Edwige, Cindy, Lisa, Malory, Aurélie et Hugo ont décroché leur bac S, en 2013, au lycée Alain-Fournier, à Mirande (32). En choisissant cette série, ils se voyaient devenir médecin, vétérinaire, architecte, ingénieur, kiné ou prof… Cinq ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale S, année 2012–2013, du lycée Alain-Fournier, à Mirande (32). Edwige, Cindy, Lisa, Malory, Aurélie et Hugo ont privilégié une filière scientifique. C’est celle qu’ils jugeaient la plus appropriée à leur projet professionnel. Seule Malory a finalement suivi, à quelques ajustements près, un parcours dans le secteur qu’elle avait choisi au collège.

Après être passées par une prépa Edwige, Lisa et Aurélie ont intégré des écoles d’ingénieurs afin de se spécialiser dans l’agronomie, la construction ou la chimie. Après le bac, Cindy a finalement préféré un BTS avant de rejoindre un cursus ingénieur en apprentissage. Quant à Hugo, il a profité d’un partenariat tissé par son lycée pour découvrir Sciences po, et il a bien fait !

1. Edwige, 22 ans, en deuxième année à l’ENSAT, à Toulouse (31).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Médecin ou vétérinaire. "J’étais très intéressée par la médecine et les soins. Toute la question était de savoir si je soignerais les hommes ou les animaux. Je pratiquais l’équitation en compétition et j’étais passionnée par les chevaux. J’ai privilégié la voie vétérinaire, avec la possibilité de bifurquer en médecine."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Une école d’ingénieurs. "J’ai intégré une prépa BCPST [biologie, chimie, physique et sciences de la Terre] au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse, puis j’ai passé le concours de la banque agro-véto. J’ai été reçue dans des écoles agronomes, mais pas vétérinaires, alors j’ai cubé avant de repasser le concours. J’ai réussi les écrits de véto, mais pas les oraux. J’ai finalement rejoint ­l’ENSAT [École nationale supérieure agronomique de Toulouse]. Je suis en ­deuxième année. Depuis février, je suis en Erasmus à Kavala, en Grèce. Cette ouverture sur le monde me séduit particulièrement."
Et si c’était à refaire ? "J’aurais souhaité être mieux préparée à la prépa, qui est très dure. Mais je ne regrette rien de mon parcours."

2. Cindy, 22 ans, en deuxième année à l’ENSAT, à Toulouse (31).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Du design. "Au collège, j’étais attirée par le design, l’infographie ou l’architecture. Au lycée, ce sont la physique et la chimie que je préférais. J’ai cherché des domaines d’activités et j’ai été attirée par la qualité et les biotechnologies. Après le bac, j’ai opté pour une prépa BCPST, mais j’ai abandonné très vite !"
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Une école d’ingénieurs. "Je me suis réorientée en BTS [brevet de technicien supérieur] sciences et technologies des aliments au lycée Beaulieu-Lavacant à Auch [32]. J’ai continué en licence pro qualité et sécurité sanitaire des aliments à l’IUT [institut universitaire de technologie] Paul-Sabatier, dans la même ville. À la rentrée 2016, j’ai choisi l’ENSAT (École nationale supérieure d’agronomie de Toulouse) en apprentissage. Je suis en deuxième année, en alternance chez Arcadie Sud-Ouest à Tarbes [65] comme assistante qualité."
Et si c’était à refaire ? "J’écouterais moins les professeurs qui m’ont poussé à aller en prépa, puis en école d’ingénieurs. Peut-être qu’un master aurait été plus approprié."

Lire aussi : Le palmarès des écoles d'ingénieurs

3 Lisa, 22 ans, en dernière année à l’ENSIP, à Poitiers (86).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Architecte. "Au collège, je voulais être architecte. Mais j’avais peur de ne pas réussir, en dessin notamment. J’ai cherché autre chose, toujours dans le monde de la construction, et j’ai découvert la profession d’ingénieur. Après le bac, j’ai intégré une première année de prépa MPSI [mathématiques, physique et sciences de l’ingénieur], au lycée Louis-Barthou, à Pau [64]. J’ai fait ma deuxième année de prépa PSI [physique et sciences de l’ingénieur] au lycée Bellevue, à Toulouse. Et j’ai passé les concours d’entrée d’écoles d’ingénieurs, en visant celles spécialisées dans la construction."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Du génie civil. "Je suis entrée à l’ENSIP [École nationale supérieure d’ingénieurs de Poitiers]. Actuellement, je suis en troisième et dernière année avec la spécialisation construction et géotechnique. Au fil de mes stages, j’ai affiné mon projet professionnel : je veux devenir conductrice de travaux dans le génie civil et commencerai bientôt un stage de fin d’études dans ce secteur."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. La classe prépa est difficile, mais cela vaut le coup !"

4. Malory, 22 ans, en cinquième année de médecine, à Toulouse.

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Kinésithérapeute. "Dès le collège, je me suis projetée dans le secteur de la santé. Mon stage de troisième, effectué dans le cabinet d’un kinésithérapeute, m’avait vraiment plu, mais la médecine m’intriguait. Je savais que la PACES [première année commune aux études de santé] était très compliquée, mais j’ai tenté, en me disant que je ne serais jamais reçue au concours… Finalement, quelques mois plus tard, je faisais ma rentrée à la faculté de médecine de Toulouse !"
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Une fac de médecine. "La PACES s’est bien passée. C’est un bon challenge pour tester ses limites ! Classée dans les 80 premiers de la promotion, j’ai pu poursuivre ma formation. Aujourd’hui, je suis en cinquième année, c’est-à-dire en deuxième année d’externat. Le matin, je suis en stage. Je découvre ­différents services du centre hospitalier universitaire de Toulouse. En ce moment, je suis en neurologie. L’après-midi, je suis en cours. Pour l’instant, je suis plus attirée par la médecine générale. Plus tard, j’aimerais exercer à la campagne pour retrouver le cadre de vie dans lequel j’ai grandi."
Et si c’était à refaire ? "Je referais le même parcours en ayant plus confiance en moi. Il faut foncer pour ne pas regretter !"

Lire aussi : Quelles études après un bac S ?

5. Aurélie, 22 ans, en dernière année à l’IMT Mines Albi-Carmaux, (81).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’elle voulait faire ? Professeure des écoles. "Au CP, mon institutrice m’a donné envie d’enseigner. En grandissant, je n’étais plus sûre que ce métier était fait pour moi. Passionnée de chimie, j’ai aussi pensé enseigner cette matière. Après le bac, je me suis inscrite dans une prépa PC [physique, chimie] au lycée Déodat-de-Séverac, à Toulouse."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Une école d’ingénieurs. "Durant ma deuxième année de prépa, j’ai passé les concours des écoles d’ingénieurs et j’ai été admise à l’ENSGTI à Pau [64]. J’ai préféré choisir une école pluridisciplinaire. En deuxième année, j’ai opté pour le parcours génie des procédés et je me suis spécialisée dans l’industrie pharmaceutique à l’IMT Mines Albi-Carmaux. Un accord de mobilité nationale existe entre les deux établissements. Je vais bientôt faire mon stage de fin d’études chez Merial, à Toulouse. Devenir ingénieure de fabrication ou chef de projet dans l’industrie pharmaceutique me plaît… à moins que je ne revienne à l’enseignement."
Et si c’était à refaire ? "Je suis assez fière de mon parcours. Je me rends compte maintenant que c’est important de viser haut !"

6 Hugo, 22 ans, à Sciences po, à Paris (75).

 // © Photo fournie par le témoin

Ce qu’il voulait faire ? Médecine. "Jusqu’au lycée, je n’avais que médecine en tête. Après avoir discuté avec des professeurs et des proches, je me suis engagé dans le programme DISPO proposé dans mon lycée. Il s’agit d’un partenariat avec Sciences po Toulouse qui permet à l’IEP [institut d’études politiques] de diversifier son recrutement et aux lycéens éloignés géographiquement ou socialement du parcours de découvrir l’institut et de se préparer au concours."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Une césure. "En terminale, j’ai passé les concours communs des IEP et j’ai intégré Science po Paris en vue de passer les concours de la fonction publique. En troisième année, je suis parti à Madrid, dans une école de commerce. À mon retour, je suis entré en master en droit économique. Actuellement, je suis en année de césure : j’ai fait deux stages dans des cabinets d’avocats ; je suis maintenant un magistrat du tribunal pour enfants de Bobigny [93]. À la rentrée prochaine, j’entrerai en master 2 et je préparerai le concours de l’École nationale de la magistrature."
Et si c’était à refaire ? "Je suis content de mon parcours. Étudier dans un lycée de campagne est une chance : cela m’a bien préparé !"