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Bac ST2S 2018 : nos pronostics en sciences et techniques sanitaires et sociales

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Quels sujets risquent de tomber en sciences et techniques sanitaires et sociales au bac ST2S 2018 ? // © l'Etudiant
Quels sujets risquent de tomber en sciences et techniques sanitaires et sociales au bac ST2S 2018 ? // © l'Etudiant

Candidats au bac ST2S (sciences et technologies de la santé et du social) 2018, à quels sujets vous attendre en juin prochain en sciences et techniques sanitaires et sociales ? Voici nos pronostics, basés en partie sur les avis d'enseignants.

Pas de surprise attendue cette année. En sciences et techniques sanitaires et sociales, le sujet se déroule généralement en trois questions. Après avoir posé un problème (programme de première) ou une priorité (programme de terminale) de santé publique, les examinateurs attendent des candidats qu'ils l'identifient, mettent en évidence les réponses offertes par l'État, et l'illustrent sur un plan local ou justifient des choix ou un dispositif ciblé. "La santé se définit comme un état de complet bien-être mental, physique et social. On retrouve beaucoup de notions ici. À partir de là, les élèves doivent inévitablement faire des liens entre ces deux secteurs", souligne Isabelle Lefèvre-Famechon, enseignante au lycée de l'Authie, à Doullens (80).
Pour mener à bien cette épreuve, les lycéens doivent avoir en tête leurs cours de première et de terminale. En trois heures, ils doivent montrer qu'ils maîtrisent le vocabulaire et la culture ST2S.

smiley-probable Les sujets les plus probables

Les sciences et techniques sanitaires et sociales sont transversales : les élèves doivent constamment faire le parallèle entre les secteurs de la santé et du social. Et être capables d'appliquer leurs connaissances à un sujet inconnu. "Les travailleurs sociaux ne travaillent pas sans les travailleurs de santé. Des difficultés liées au logement peuvent entraîner des problèmes de santé...", énumère Isabelle Lefèvre-Famechon.

Les concepteurs de sujets n'attendent pas des élèves qu'ils récitent leurs leçons mécaniquement, mais qu'ils connaissent leur cours afin de bien l'utiliser. "Si le sujet évoque la précarité ou le renoncement aux soins, les lycéens doivent savoir de quoi on parle et mobiliser leurs savoirs à bon escient", insiste l'enseignante, qui compare le sujet à un entonnoir : on part d'une problématique nationale jusqu'à la resserrer sur une action ou un dispositif local.

"Nous attendons savoir et savoir-faire, interpelle Sandrine Dinnat-Durupt, professeure dans le même établissement. Lorsqu'on parle de RSA (revenu de solidarité active), ou de la PUMA (protection universelle maladie), les bacheliers doivent savoir de quoi il s'agit, à quoi ça sert, et justifier cela au travers de documents."
En cours, les enseignantes font travailler leurs élèves à partir de brouillons sur lesquels ils réécrivent chaque question. Elles les incitent ensuite à construire un tableau dans lequel ils lient les extraits de documents, qu'ils jugent intéressants et qu'ils auront au préalable surlignés, leurs connaissances et, parfois, leurs idées personnelles. "Si le document évoque une priorité de santé publique, les candidats doivent savoir qu'on la repère lorsqu'elle touche toute une population, entraîne une forte mortalité ou morbidité. Dans le document, il leur faut alors repérer les données chiffrées qui viendront justifier cela", détaille Isabelle Lefèvre-Famechon. Il est alors impératif de bien lire tous les documents, puis d'être attentif aux éléments rapportés au brouillon. "Les choses vont s'emboîter, les idées seront là, il ne restera plus qu'à rédiger !"

Une bonne maîtrise du vocabulaire est également indispensable. "Là encore, l'idée n'est pas de réciter, mais de savoir utiliser. Et cela se travaille dès la première !", poursuit l'enseignante. Les candidats doivent par exemple être capables de présenter le lien entre déterminants et niveaux de santé ou de bien-être social ; faire la différence entre espérance de vie et espérance de vie sans incapacité ; savoir définir précarité, pauvreté, exclusion, crise sanitaire, priorité de santé publique, etc. ; caractériser les notions de protection individuelle et collective...
Ils doivent aussi être au clair sur les différentes politiques sociales : sectorielle, catégorielle, globale ou transversale. "Face à un problème, les interventions et les réponses sont différentes", soutiennent les professeures.

Il est enfin (et surtout !) essentiel de garder un œil sur l'actualité tout au long de l'année, car les sujets sont construits à partir de documents récents. Isabelle Lefèvre-Famechon et Sandrine Dinnat-Durupt imaginent bien quelque chose autour des 40 ans de la politique de la ville. Le sujet pourrait alors proposer des documents issus du ministère, et interroger les candidats sur un dispositif, le type de politique mis en place et ses limites, l'accès au droit, le niveau d'intervention des acteurs... "Ce sont souvent les mêmes types de questions qui reviennent : mettre en évidence un problème ou un besoin, justifier le choix d'une politique ou d'un dispositif, repérer ses intérêts et ses limites. Si les candidats ont compris cela, c'est parfait !"

La loi de santé publique, adoptée en 2016, pourrait aussi inspirer les concepteurs de sujet, bien qu'elle soit retouchée par le gouvernement actuel. Attention également aux vaccins obligatoires, qui ont alimenté l'actualité il y a quelques mois et continuent de faire parler d'eux...

smiley-a-reviser Pensez à bien réviser aussi

"Depuis 2015, on se dit qu'il y aura peut-être quelque chose autour de la Sécurité sociale", confie Isabelle Lefèvre-Famechon, à l'heure où on parle de la loi de financement de la Sécurité sociale. Une chose est sûre, les candidats doivent se montrer curieux et « ne pas avoir peur de lire."

L'enseignante du lycée de l'Authie propose ainsi une revue de presse, via Twitter, à ses élèves quand Sandrine Dinnat-Durupt les encourage à télécharger les applis de grands quotidiens comme "Le Monde", et d'être particulièrement attentifs aux rubriques sociétés ou santé. Dans leurs classes, ces professeures ont également familiarisé les futurs bacheliers aux cours vidéo et à la réalisation de cartes mentales, préférées aux fiches de révision.

smiley_neutre Les sujets les moins probables

Il y a peu de chance que les sujets tombés les années précédentes reviennent en juin prochain : le cancer du sein en 2017, Alzheimer en 2016. La lutte contre la pauvreté, sujet tombé en 2015, pourrait néanmoins à nouveau être évoquée sous diverses formes et via de multiples documents.

Pour se préparer, les enseignantes encouragent d'ailleurs les bacheliers à se plonger dans les annales. "C'est utile pour la méthodologie, la technique, la mécanique", assure Sandrine Dinnat-Durupt. Et à se familiariser avec les consignes : "Si on demande de présenter, il ne s'agit pas de citer", répète Isabelle Lefèvre-Famechon.

L'épreuve en bref

L'épreuve de sciences et techniques sanitaires et sociales est un examen écrit, de trois heures et de coefficient 7. C'est le plus fort coefficient avec l'épreuve de biologie et physiopathologie humaines (BPH). L'épreuve est notée sur 20 points et prend appui sur un dossier documentaire composé de textes (extraits de lois, rapports, programmes, plans de santé publique,...), de graphiques, de tableaux... En 2017, six annexes (c'est le maximum) tirées du ministère de la Santé, de l'Observatoire sociétal des cancers, de la Ligue contre le cancer, étaient notamment rattachés au sujet qui traitait alors du cancer du sein. "Depuis la classe de première, les élèves sont habitués à travailler sur ce type de documents", rassure Sandrine Dinnat-Durupt.
Trois questions évoquant une même thématique, liées les unes aux autres et généralement notées sur 6 points, sont posées aux candidats. "Nous pouvons cependant imaginer deux questions, puis deux sous-questions", alerte Isabelle Lefèvre-Famechon, qui rappelle l'importance de bien prendre connaissance de l'énoncé "qui permet de savoir de quoi le sujet va parler", puis des consignes, "afin d'éviter le hors-sujet". L'enseignante recommande de "lire attentivement tous les documents", sans avancer de recommandation chiffrée.
Si la composition n'est pas imposée, une introduction, une conclusion et des transitions entre chaque question sont appréciées par les correcteurs. Ces derniers ont entre les mains une grille d'évaluation qui tient compte de la maîtrise des connaissances, des capacités d'argumentation, d'analyse et de synthèse, mais aussi des qualités rédactionnelles du candidat.

La matière est également évaluée en contrôle continu, à travers un projet technologique mené tout au long de l'année de terminale. Ce travail fait l'objet d'une soutenance orale en juin.

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