1. En terminale STI2D, en 2013, que sont devenus Édouard, Marie-Sophie et compagnie ?
Témoignage

En terminale STI2D, en 2013, que sont devenus Édouard, Marie-Sophie et compagnie ?

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Les élèves de terminale STI2D du  lycée La Martinière Monplaisir, à Lyon, en 2012-2013. // © Photo fournie par les témoins
Les élèves de terminale STI2D du lycée La Martinière Monplaisir, à Lyon, en 2012-2013. // © Photo fournie par les témoins

Edouard, Colin, Marie-Sophie, Manon, Paul et Célien ont décroché leur bac STI2D, option architecture et construction, en 2013, au lycée La Martinière Monplaisir, à Lyon. Tous ont choisi un bac technologique pour se spécialiser. Quatre ans plus tard, que sont-ils devenus ?

L’Etudiant est allé à la rencontre des élèves de terminale STI2D, option architecture et construction, année 2012–2013, du lycée La Martinière Monplaisir, à Lyon (69). Édouard, Colin, Marie-Sophie, Manon, Paul et Célien ont privilégié une filière technologique car ils aimaient le travail manuel et le terrain. Mais seule Marie-Sophie avait un projet professionnel bien dessiné. Elle a pu le mener à bien et l’affiner au fil de ses expériences. Aujourd’hui, elle a rejoint le monde du travail, comme Célien qui a opté pour une formation militaire. Paul envisage, quant à lui, de s’engager dans la marine. Lui, qui, comme Manon, avait un temps pensé à privilégier de longues études scientifiques…

Colin a trouvé sa voie loin de l’architecture et de la construction et Édouard, par un savant jeu d’élimination, y voit un peu plus clair sur son avenir. Comme quatre de ses camarades il a choisi de faire une partie de sa formation en alternance.

1. Marie-Sophie, 23 ans, cheffe d’agence, à Lyon (69)

Marie-Sophie, terminale STI2D // © Photo fournie par le témoin
Ce qu’elle voulait faire ? Architecte. "En troisième, j’ai choisi de faire mon stage d’observation chez un architecte lyonnais. Mais ce n’était pas ce que je recherchais : trop de bureau, pas assez de terrain. J’ai néanmoins choisi une filière STI2D, architecture et construction, pour garder un lien avec le génie civil. Après le bac, j’ai rejoint un BTS [brevet de technicien supérieur] bâtiment, dans le même lycée."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? Cheffe d’agence. "J’y ai appris le métier de chef de chantier. J’ai décidé de poursuivre en licence professionnelle chargé d’affaires en bâtiment, au lycée La Mache à Lyon, en alternance dans une entreprise de Massieux (69). En tant que conductrice de travaux, je gérais les ouvriers, le chantier, la relation client… Diplômée et après quatre mois de chômage, j’ai trouvé un poste en intérim. Aujourd’hui, je suis cheffe d’agence en CDI [contrat à durée indéterminée] chez PSI Grenaillage, à Lyon. C’est ce dont je rêvais."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. Mon parcours m’a beaucoup appris sur moi-même."

2. Paul, 22 ans, prépare le concours de la marine

Paul, terminale STI2D // © Photo fournie par le témoin
Ce qu’il voulait faire ? Médecine. "Boulanger ou pâtissier, puis, médecine. Mais au moment de choisir ma série de bac, je me suis dit que ces études étaient trop longues ! Je me suis orienté dans la conception industrielle, car j’ai toujours aimé construire et inventer."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Prépare les concours. "Après le bac, j’ai choisi d’intégrer un DUT [diplôme universitaire de technologie] génie mécanique et productique à l’IUT [institut universitaire de technologie] Lyon 1. J’ai continué en licence professionnelle conception et chaîne numérique, en alternance sur un poste de technicien de bureau d’étude. Je savais concevoir des objets, je voulais les fabriquer. Pendant un an, j’ai alterné cours théoriques à l’AFPI, à Lyon, et stages pratiques de tourneur-fraiseur. Je multiplie les missions en intérim et prépare le concours de la marine pour devenir mécanicien naval."
Et si c’était à refaire ? "J’opterais pour un bac STI2D option innovation technologique et écoconception (ITEC)."

Lire aussi : Quelles études après un bac STI2D ?

3. Manon, 23 ans, en troisième année à l’ISCOM, à Lyon (69)

Manon, terminale STI2D // © Photo fournie par le témoin
Ce qu’elle voulait faire ? Des sciences. "Au collège, je voulais être médecin légiste ou vétérinaire. En seconde, j’ai pensé au métier d’ingénieur du son. Finalement, j’ai opté pour l’architecture d’intérieur."
Ce qu’elle fait aujourd’hui ? De la communication. "Après le bac, j’ai rejoint une MANAA [mise à niveau en arts appliqués] à l’École de Condé à Lyon. J’ai découvert le graphisme et eu un vrai déclic pour la discipline. Je me suis inscrite dans le même établissement en BTS [brevet de technicien supérieur] design graphique. Après un an, j’ai décidé de recommencer ma formation à zéro, en alternance. J’ai suivi des cours à l’AFIP à Villeurbanne (69) et j’ai travaillé dans une entreprise de technologie et d’automation à Montluel (01). En septembre, grâce aux admissions parallèles, j’ai rejoint l’ISCOM, école de communication, en troisième année, en communication et création numérique. J’envisage de poursuivre en master et de m’orienter dans la communication digitale, afin d’allier graphisme, communication et marketing."
Et si c’était à refaire ? "J’aurais aimé m’orienter vers un bac STD2A, mais je n’en avais pas connaissance à l’époque…"

4. Colin, 22 ans, en première année de master à l’EEMI à Paris (75)

Colin, terminale STI2D // © Photo fournie par le témoin
Ce qu’il voulait faire ? Buraliste ou archéologue. "Je n’ai jamais eu de métier de prédilection. Je suis passé par la case archéologie (merci "Jurassic Park" !) puis par celle de la police scientifique, mais cela n’a jamais été un objectif de carrière. Beaucoup plus jeune, j’ai aussi eu une folle envie de devenir buraliste afin de pouvoir manger autant de bonbons que je le souhaitais !"
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Un master. "Je n’ai pas accroché à la spécialité que j’avais choisie en STI2D. Après le bac, je me suis donc inscrit en école d’informatique, à SupInfo, à Lyon. Celle-ci m’a appris à développer, à gérer et sécuriser un réseau et m’a fait découvrir l’univers du Web. Mais, après ma deuxième année et de nombreux désaccords avec l’établissement, j’ai intégré, toujours en deuxième année, l’école WIS [Web International School], à Lyon. Après avoir validé ma troisième année, j’ai rejoint un master 1 en entrepreneuriat et expertise digitale à l’EEMI (École européenne des métiers de l’Internet), à Paris. Je suis en alternance chez Cupkiller, une entreprise qui travaille dans la personnalisation de gobelets pour professionnels et particuliers, où je m’occupe de toute la plate-forme Web."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien à mon parcours."

Lire aussi : Pour quelles études êtes-vous fait(e) ?

5. Célien, 22 ans, militaire près de Strasbourg (67)

Célien, terminale STI2D // © Photo fournie par le témoin
Ce qu’il voulait faire ? Un rêve d’enfant : militaire. "Je voulais être militaire, sans trop savoir en quoi cela consistait. Je me suis renseigné et j’ai compris qu’il y avait des spécialités diverses dont certaines similaires au civil : cuisinier, agent BTP [bâtiment et travaux publics]… J’ai donc préféré un bac technologique au général."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? Militaire. "Après le bac, j’ai tenté d’intégrer l’armée, mais je n’ai pas réussi. J’ai alors effectué un BTS bâtiment, dans mon lycée. La suite logique de mon bac STI2D ! J’ai acquis des connaissances dans le bâtiment et fais ma première expérience professionnelle après un stage de deux mois. J’ai repassé le concours de l’armée, et je l’ai eu. Après huit mois de formation dans l’ouest de la France, je suis engagé dans l’armée de terre, près de Strasbourg. Spécialiste électromécanicien, je m’occupe des installations électriques nécessaires au bon déploiement d’une unité."
Et si c’était à refaire ? "Je choisirais le même parcours. L’armée est une bonne école !"

6. Édouard, 21 ans, en deuxième année de master, à Saint-Martin-d’Hères (38)

Édouard, terminale STI2D // © Photo fournie par le témoin
Ce qu’il voulait faire ? Éboueur ou footballeur. "Tout petit, je me souviens que je voulais être éboueur pour m’accrocher derrière le camion ! J’ai également voulu être footballeur. En fait, je n’avais pas vraiment d’idée. J’ai affiné mon projet grâce à mes études et à mes expériences professionnelles."
Ce qu’il fait aujourd’hui ? De l’innovation. "J’ai intégré après le bac, un DUT génie mécanique et productique à l’IUT Lyon 1. Cela m’a plu, mais je ne voulais pas m’enfermer dans cette spécialité. J’ai poursuivi en licence pro innovation et développement industriel à l’Institut de développement des produits industriels au Bourget-du-Lac (73). Je savais enfin ce que je voulais faire : de l’innovation. Je me suis inscrit en master 1 management de l’innovation à l’université Grenoble-Alpes. Aujourd’hui, je suis en master 2 en alternance chez Est Métropole Habitat : c’est mon stage de première année qui a débouché sur ce contrat."
Et si c’était à refaire ? "Je ne changerais rien. C’est en éliminant ce que je ne voulais pas faire que j’ai réussi à trouver ma voie."