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Bac S 2019 : conseils pour réussir l’épreuve d’histoire-géographie

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Bac S - Conseils pour réussir // © Juliette Lajoie
Bac S - Conseils pour réussir // © Juliette Lajoie

Qu'est-ce que les correcteurs attendent de vous dans l'épreuve d’histoire-géographie du bac S ? Comment obtenir des points à coup sûr ? Que faut-il éviter à tout prix ? Tous nos conseils.

Ce que les correcteurs attendent de vous

Les correcteurs vont d'abord s'assurer que vous avez travaillé sérieusement au cours de l'année. "On attend du candidat qu'il ait des connaissances et qu'il les ait suffisamment bien comprises et digérées pour pouvoir les utiliser de façon pertinente", explique Barbara Jamin, enseignante au lycée Léonard-de-Vinci de Levallois (92).

Ils vont également évaluer votre capacité à élaborer une analyse structurée. "Toute production écrite – composition ou étude de document(s) – doit être organisée", prévient Elisa Captdevila, professeure d'histoire-géographie au lycée Jacques-Prévert de Boulogne-Billancourt (92). Elle doit donc comporter une introduction, un développement et une conclusion.

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Mais n'oubliez pas que vous avez au maximum 1 h 15 à consacrer à l'étude de document(s) : pour le(s) lire, le(s) comprendre et composer. Pas le temps, donc, de faire long. Exit les introductions académiques de 15 lignes. Contentez-vous de contextualiser le(s) document(s) à partir de la date et d'en annoncer le thème. "Il faut être efficace", insiste Barbara Jamin.

Même chose pour la composition. L'introduction doit permettre de préciser le contexte, "en utilisant les mots-clés du sujet" et d'annoncer le plan. "Il faut garder l'idée de problématique", recommande Barbara Jamin.

Ce qui rapporte des points

À chaque fois que vous utilisez un mot-clé ou que vous faites référence à un concept, pensez à le définir. "En géographie, il y a un certain nombre de termes (territoires, acteurs, enjeux...) qui reviennent fréquemment. Si l'élève arrive à les replacer dans son texte, à bon escient, c'est très bien vu", souligne Barbara Jamin.

Une autre pratique gagnante, toujours en géographie, consiste à intégrer des petits schémas dans votre composition pour illustrer une notion ou une explication complexe. "C'est très apprécié des examinateurs, car cela montre que l'élève a bien compris les spécificités de la géographie, qu'il en a intégré la démarche et qu'il en maîtrise le langage", fait valoir Barbara Jamin. "À condition, toutefois, que le schéma s'intègre parfaitement à l'argumentation et qu'il fasse sens", prévient Elisa Captdevila. Sinon, effet contre-productif assuré !

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En histoire, "illustrer ses propos avec des dates et des exemples précis rapporte des points", note Elisa Captdevila.

Autre conseil : ne négligez surtout pas la syntaxe ni l'orthographe. Les copies agréables à lire sont toujours valorisées, insistent les professeurs.

Ce qu'il ne faut pas faire

Surtout pas de café du commerce. "Le piège du programme de terminale, c'est qu'il couvre une période très contemporaine. D'où la tentation, pour certains élèves, d'aligner les lieux communs et de faire état de leurs opinions", met en garde Barbara Jamin. Or, on attend de vous que vous meniez une analyse rigoureuse qui s'appuie sur des éléments de réflexion précis et argumentés.

Gardez bien en tête les grandes périodes en histoire. "Cela évite bien des anachronismes", affirme l'enseignante. Attention également à ne pas être trop descriptif.

Concernant l'étude de document(s) – l'épreuve qu'Elisa Captdevila juge la plus difficile –, il y a deux grands pièges à éviter : réciter son cours en oubliant de parler du ou des documents et, à l'inverse, se contenter de les résumer sans apporter de connaissances personnelles susceptibles de les éclairer.

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Quant à la conclusion, attention, danger ! Si vous n'avez pas d'idées ou pas de temps, "mieux vaut ne pas en faire du tout", affirme Barbara Jamin. Autre écueil à éviter : terminer son devoir sur une question. "Ça n'a pas de sens puisque c'est une ouverture sur quelque chose qui ne sera pas traité", fait valoir l'enseignante.

Exit également le futur. "Rien n'irrite plus un professeur d'histoire-géographie qu'un élève qui prophétise sur le passé", poursuit-elle.

Le jour de l'épreuve

Barbara Jamin conseille de commencer par le croquis. Mais, si c'est l'étude de document(s) qui tombe, optez alors pour l'épreuve dans laquelle vous êtes le plus à l'aise. Attention à bien gérer votre temps. Vous n'avez que 3 heures pour traiter deux sujets ! "Il faut garder au moins 1 h 45 pour la composition", conseille Elisa Captdevila.