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Bac STL 2019 : l’évaluation des compétences expérimentales, à quoi s’attendre

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Bac STL - À quoi s'attendre // © Juliette Lajoie
Bac STL - À quoi s'attendre // © Juliette Lajoie

Les candidats de série STL disposent de 3 heures pour l'épreuve de compétences expérimentales. Quel est son coefficient ? À quels types d'exercices allez-vous être confronté ? Voici ce qu'il faut savoir.

L'évaluation des compétences expérimentales est une épreuve pratique qui dure 3 heures. Elle porte sur l'enseignement spécifique à la spécialité (soit sciences physiques et chimiques en laboratoire, soit biotechnologies). Elle se déroule au cours du troisième trimestre de terminale, en général la première semaine de juin, dans un laboratoire. Elle est affectée d'un coefficient 6. Un examinateur peut évaluer quatre élèves simultanément au maximum.

Six compétences transversales sont prises en compte :

- S'approprier : le candidat s'approprie la problématique de travail, l'environnement, le matériel... à l'aide d'un protocole et d'une documentation.

- Analyser : le candidat identifie les étapes-clés du protocole ou le conçoit.

- Réaliser : le candidat met en œuvre le protocole expérimental, respecte les bonnes pratiques de laboratoire et les règles de sécurité.

- Valider : le candidat assure la qualité des résultats obtenus, identifie les sources d'erreurs et analyse la cohérence des résultats.

- Communiquer : le candidat explique ses choix et rend compte de ses résultats (à l'écrit et à l'oral).

- Être autonome et faire preuve d'initiative : le candidat prend des initiatives avec discernement et responsabilité. Il met en œuvre la démarche de prévention.

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"La sixième compétence a pris de l'importance ces dernières années. Les examinateurs sont attentifs à la manière dont un candidat s'approprie les techniques", a remarqué  Marie-Laure Sastre, enseignante de biotechnologies au lycée de la Borde Basse, à Castres (81). Mais il ne faut pas négliger les autres. La troisième, "réaliser", est celle qui a la plus forte pondération.  

En arrivant dans le laboratoire, les élèves qui ont opté pour la spécialité SPCL (sciences physiques et chimiques en laboratoire) tirent au sort un sujet. En biotechnologies, le sujet est choisi par l'établissement.

Dans tous les cas, "le thème sur lequel ils sont interrogés est inédit", rappellent deux professeurs de l'académie de Lyon. En SPCL, le sujet peut très bien mêler de la physique, de la chimie et des notions relatives à la partie du programme consacrée aux systèmes et procédés. Dans l'autre spécialité, "il se décline en plusieurs activités", a remarqué Isabelle Roumieu, enseignante au lycée Bréquigny, à Rennes (35).

Les candidats doivent s'imprégner du corpus documentaire qui leur est remis en début d'épreuve. Celui-ci peut être composé de notices techniques, de protocoles, de contenus de cours... "Ils sont assez hétérogènes, et c'est volontaire de la part des concepteurs de sujets. Les futurs bacheliers doivent être capables d'exploiter des documents variés", soutiennent les professeurs rhônalpins. "Bien lire ces ressources fait partie intégrante de l'épreuve", ajoute Isabelle Roumieu.

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L'examen peut se découper en 3 parties :

- une phase préliminaire d'une trentaine de minutes, où vous vous imprégnez des documents. C'est un temps de réflexion qui permet de préparer votre protocole expérimental ;

- une phase de réalisation de 1 heure à 1 h 30 ;

- une phase d'exploitation des résultats le temps restant.

"Mais ce découpage n'est pas systématique : la plupart des sujets demandent de concevoir et de réaliser plusieurs expériences", tiennent à nuancer les enseignants de l'académie de Lyon. Durant l'épreuve, le candidat peut être guidé par l'examinateur, qui vérifie qu'il est sur la bonne voie. "Ce n’est pas parce que le candidat nous sollicite, qu'une des compétences sera moins bien maîtrisée. Il peut se faire accompagner une fois ou deux, et très bien réussir l'épreuve", insiste Marie-Laure Sastre.