1. Bac 2013 : des sujets de maths réimprimés dans l’académie de Toulouse
Reportage

Bac 2013 : des sujets de maths réimprimés dans l’académie de Toulouse

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Des problèmes d'impression ont perturbé l'épreuve de maths de plusieurs séries de bacs. // © Frédéric Maigrot / REA
Des problèmes d'impression ont perturbé l'épreuve de maths de plusieurs séries de bacs. // © Frédéric Maigrot / REA

Jeudi 20 juin, épreuve de maths. Les candidats aux bacs S, STL et STI2D découvrent des anomalies dans les sujets : certains caractères ne sont pas passés à l’impression. Début de controverse : des élèves ont bénéficié de temps supplémentaire… d’autres pas.

Des erreurs d’impression ont été constatées, jeudi 20 juin 2013, dans les énoncés des épreuves de mathématiques pour les bacs S, STL et STI2D, dans les centres d’examen de l’académie de Toulouse.

Pour la série STI2D, les problèmes d’impression ont touché “les traits verticaux et horizontaux, donc les barres de fractions, les racines carrées et les tableaux”, selon Pascale Pombourcq, qui surveillait l’épreuve au lycée Jules-Michelet de Montauban (82). Les sujets du bac S et STL auraient été imprimés de la même manière, sans les caractères spéciaux.

Un retard de vingt à quarante minutes

Chaque académie étant chargée de l’impression des sujets par son service de reproduction, ce sont donc des centaines d’élèves qui ont été touchés. Le ministère de l’Éducation nationale a donc demandé aux centres d’examen concernés de réimprimer sur place les sujets complets, en leur envoyant les maquettes d’origine. Cela aurait causé, selon le ministère, “un retard de vingt à quarante minutes selon les épreuves, mais la durée totale de composition réglementaire n’a pas été modifiée, quatre heures en l’occurrence.”

Toutefois, la réalité est plus disparate. Selon les lycéens interrogés par “l’Etudiant”, certains auraient bénéficié de temps supplémentaire dans leur centre d’examen pour composer, contrairement à d’autres. Mélanie (1), en terminale S, a passé son épreuve de maths au lycée du Couserans, en Ariège (09). “Ils nous ont distribué les sujets, et, au bout de cinq minutes un professeur est venu pour nous avertir qu’il manquait les traits de fractions sur toutes les pages. Nous les avons rajoutés nous-mêmes à la main, mais nous n’avons pas eu droit à un temps supplémentaire, contrairement à d’autres lycées de la région, regrette-t-elle. Au bout d’environ une demi-heure, les surveillants ont posé les sujets rectifiés aux pieds de nos tables, mais personne ne les a regardés car cela ne servait plus à rien.”

Des épreuves à durée variable

Jean-Baptiste était lui au lycée Bellevue, à Toulouse, pour cette épreuve. “Nous avons eu une heure supplémentaire, mais dans d’autres salles du lycée, les sujets réimprimés ont été distribués plus tard, et certains ont pu bénéficier d’une heure quinze, voire d’une heure trente, supplémentaire”, confie-t-il. Une petite polémique sur les inégalités entre les centres d’examen de l’académie qu’il tient à nuancer : “Le sujet était largement faisable en quatre heures, tout le monde avait compris qu’il s’agissait de fractions.” Même avis pour Étienne, élève en terminale S, qui a passé l’épreuve au lycée Jean-Dupuis de Tarbes (65) : “Je n’ai pas trouvé l’incident trop gênant, nous avons reçu les copies réimprimées vers 10 heures et on nous a rallongé l’épreuve de quinze minutes.”

Au lycée Jules-Michelet de Montauban, les consignes du ministère ne semblent pas avoir été respectées à la lettre non plus. “Les élèves de STI2D n’ont pas été gênés, ils ont pu tout reconstituer grâce aux vingt minutes supplémentaires accordées pour composer. Il y avait seulement une ambiguïté sur un nombre complexe”, indique Pascale Pombourcq. Selon l’enseignante, ce temps a été “un bonus pour eux, beaucoup ont fini avant car l’épreuve était facile”. Les terminale S de ce lycée auraient bénéficié de “quarante minutes supplémentaires”. Au secrétariat du proviseur de ce lycée de Montauban, on ne veut pas communiquer sur l’affaire : “Le rectorat a été avisé, c’est en cours de traitement, nous sommes en attente de leur réponse, tous les scénarios sont possibles.”

(1) Le prénom a été changé à la demande de l’intéressée.

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