1. Bac de français 2019 : nos pronostics pour les séries générales (ES, L, S)
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Bac de français 2019 : nos pronostics pour les séries générales (ES, L, S)

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Quels sujets de français sont les plus probables au bac 2019 ? // © l'Etudiant
Quels sujets de français sont les plus probables au bac 2019 ? // © l'Etudiant

En fin de première, pour toutes les séries, l’épreuve anticipée de français teste les connaissances littéraires des candidats et leurs capacités rédactionnelles acquises tout au long de la scolarité. Le personnage de roman, l’écriture poétique, le texte théâtral… Quels sujets ont des chances de tomber au bac 2019 ? Découvrez nos pronostics établis grâce aux réflexions de professeurs.

L’épreuve de français comporte deux parties : une épreuve écrite de 4 heures (coefficient 3 en série L, 2 en série ES et S) et une épreuve orale de 20 minutes (avec 30 minutes de préparation). Celle-ci porte sur un ensemble de textes (corpus) avec éventuellement une image. 

À noter : en 2019, les candidats passeront pour la dernière fois le bac français dans sa forme actuelle. En 2020, le sujet d’écriture d’invention et l’oral disparaîtront.

smiley-probable Les sujets les plus probables

"Le personnage de roman" et "L’argumentation" restent deux objets d’études incontournables, toutes séries confondues. Tombé en L en 2018, "'le personnage de roman du XVIIème siècle à nos jours' a de fortes chances de tomber à nouveau", estime Émilie Touchant, professeure de français du lycée La Favorite, dans le 5e arrondissement de Lyon. 

"Portrait physique, psychologique, moral, social… Pour le commentaire, vous pouvez presque préparer le plan à l’avance !". Vous pourrez tomber sur des auteurs de romans classiques (Camus, Proust, Zola, Hugo…) mais aussi des romans d’auteurs très contemporains et même vivants comme Laurent Gaudé, Maylis de Kérangal, Mathias Énard (prix Goncourt 2015 pour "Boussole"). 

Quant à "La question de l’homme dans l’argumentation", elle est incontournable dans les sujets probables pour les candidats des séries ES et S car c’est un objet d’études transversal.

 
Par ailleurs, "en série L, les candidats sont souvent interrogés sur les réécritures", constate de son côté Sonia Arbaretaz, professeure au groupe scolaire Fénelon Sainte-Marie-La Plaine Monceau, à Paris. Don Juan, Narcisse, Ophélie ou Médée… les écrivains s’inspirent de leurs prédécesseurs et des grands mythes pour proposer leur version personnelle et enrichie.

smiley-a-reviser Pensez à réviser aussi

"Miser sur un seul objet d’études n’est pas une bonne tactique, prévient Sonia Arbaretaz. Hormis les textes du XVIe siècle, tous les objets d’études permettent de circuler dans les genres littéraires." 
Classique, romantique ou de l’absurde, le théâtre ne peut ainsi être complètement évincé. À l’écrit, il se prête au commentaire de texte comme à la dissertation. Et à l’oral il peut fournir l’occasion de parler de votre expérience de spectateur. ES, S ou L quelle que soit votre série, vous devez affûter votre connaissance de Molière, Racine, Corneille, Marivaux ou Beckett.

 
Mais la poésie pourrait bien fournir cette année aux futurs bacheliers généraux matière à sujets. Exemple de sujet, tombé en 2018 en séries technologiques : "La poésie vise-t-elle seulement à idéaliser le quotidien ?". Comme pour le théâtre, mieux vaut ne pas faire d’impasse. 

"L’écriture poétique et la quête du sens peut inspirer un sujet du bac, mais il est difficile de savoir s’il portera sur le temps, la mort ou l’amour", remarque Émilie Touchant. Dans le doute, on se replonge dans Christine de Pison, Ronsard, La Fontaine, Hugo et Baudelaire !

smiley_neutre Les sujets les moins probables

"Avec seulement quatre objets d’études pour les ES et S et six pour les L, on peut difficilement faire d’impasse", relève Stéphanie Martel, enseignante au lycée Evariste-Galois à Sartrouville. 

Néanmoins, pour les L, un thème tombe rarement. "En plus de dix ans, je n’ai jamais corrigé d’épreuve du bac sur le thème 'Vers un espace culturel européen : Renaissance et humanisme'", confie ainsi Sonia Arbaretaz." "Probablement est-ce lié à la difficulté de la langue de l’époque : Montaigne ou Rabelais, deux figures incontournables, sont moins facilement accessibles. La langue est proche de l’ancien français", explique Émilie Touchant. 

Mais "ce n’est pas parce qu’un thème tombe rarement qu’il ne tombera pas cette année, prévient la professeure de français. Par exemple,  "L’Heptameron" de Marguerite de Navarre – publié en 1559 – est composé dans une écriture déjà plus moderne."

Bac L : nos pronostics 

Nos pronostics 2019 Thèmes 2018 2017 2016 2015 2014 2013 2012 2011

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Le personnage de roman, du XVIIe siècle à nos jours x x

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Écriture poétique et quête du sens, du Moyen Âge à nos jours x

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Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIe siècle à nos jours x

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La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIe siècle à nos jours

smiley_neutre

Vers un espace culturel européen : Renaissance et humanisme x

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Les réécritures, du XVIIe siècle jusqu'à nos jours x x x

 

Bac ES et bac S : nos pronostics

Nos pronostics 2019 Thèmes 2018 2017 2016 2015 2014 2013 2012 2011

smiley-probable

Le personnage de roman du XVIIe siècle à nos jours x x x

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Écriture poétique et quête du sens du Moyen Âge à nos jours x x

smiley-a-reviser

Le texte théâtral et sa représentation du XVIIe siècle à nos jours x

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La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIe siècle à nos jours x x

L’épreuve en bref

L'épreuve anticipée de français en première est double : elle consiste en un écrit de 4 heures et un oral (coefficient 2 en ES et S, 3 en L).

À l'écrit, les candidats disposent d'un corpus documentaire relatif à un ou deux objets d'étude au programme de première. Il s'agit souvent d'un ensemble de textes, mais les concepteurs des sujets peuvent aussi présenter un document iconographique. Seul impératif : que la lecture des documents ne soit pas trop longue. À partir de ces ressources, les candidats doivent, dans un premier temps, répondre à une ou deux questions. "Elles font appel à leurs compétences de lecture, les invitent à établir des relations entre les différents documents et à en proposer des interprétations", rappelle le ministère de l'Éducation nationale. "Il faut rentrer dans le vif du sujet après une phase de présentation et répondre à la question de manière structurée, mais une annonce de plan est inutile. Surtout, il ne faut pas traiter les textes de manière séparée mais les confronter", conseille un ensiegnant. Cette partie est notée sur 4 points. 

Dans un second temps, les élèves se prêtent à un travail d'écriture, au choix : commentaire de texte, dissertation ou écriture d'invention. Cette seconde partie est notée sur 16 points.
Pour la dissertation, il est nécessaire de bien connaître l'histoire littéraire et de disposer d'un certain nombre de références, les exemples issus du corpus de textes n'étant pas suffisants.
À l'inverse, "le commentaire est ouvert à tous à partir du moment où les candidats développent une pensée structurée et qu'ils s'appuient sur une analyse détaillée des textes", souligne un professeur.
Enfin, pour l'écriture d'invention, résistez à la tentation d’écrire au fil de l’eau : respectez les consignes, définissez les contours du sujet, prévoyez les procédés que vous utiliserez avant de vous lancer.

À l'oral, les candidats ont 30 minutes pour préparer leur intervention de 20 minutes. L'examinateur choisit un texte étudié pendant l'année. Les 10 premières minutes, l'élève en fait un exposé. Les 10 minutes suivantes, il doit être capable de répondre à des questions posées par l'examinateur autour du texte étudié, de l'objet d'étude auquel il se rapporte...

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