1. Bac 2017 : "Des chiffres qui donnent le tournis"
Boîte à outils

Bac 2017 : "Des chiffres qui donnent le tournis"

Envoyer cet article à un ami
Épreuve du baccalauréat de philosophie pour les sections générales. // © Frédéric Maigrot / REA
Épreuve du baccalauréat de philosophie pour les sections générales. // © Frédéric Maigrot / REA

INFOGRAPHIE. Nombre de candidats, de copies, de correcteurs... Au bac 2017, tout augmente ! Si vous êtes candidat à l'examen, voici quelques chiffres sur cette "grosse machine".

"Ce sont des chiffres qui donnent le tournis." Florence Robine, directrice de l'enseignement scolaire (numéro 2 du ministère de l'Éducation nationale), l'a souligné lors de la conférence de presse de présentation du bac 2017, mardi 13 juin : les données de cet examen sont impressionnantes.

Tout d'abord, le fameux nombre de candidats : 1.250.000 ! Ce chiffre comprend les candidats aux épreuves terminales (718.890) et les candidats aux épreuves anticipées, passées en première (537.565).


Concernant les candidats aux épreuves terminales, ils se répartissent comme suit : 53 % passent un bac général, 28 % un bac professionnel et 19 % un bac technologique. Ils sont au total 3,34 % plus nombreux qu'à la session 2016. Côté épreuves anticipées, on entregistre une hausse de 6,72 % de candidats, laissant présager une nouvelle forte hausse aux épreuves terminales en 2018.

Le plus jeune candidat a 13 ans, le plus âgé 74. À noter que, pour cette session 2017, le nombre de candidats en situation de handicap qui passeront les épreuves aménagées a augmenté de 25 %.
Parmi les autres chiffres qui "donnent le tournis", figure celui du nombre de copies : 4 millions, que doivent corriger environ 170.000 correcteurs en près de deux semaines. Quelque 2.900 sujets ont été élaborés pour ce bac 2017.

Lire aussi :
- Bac 2017 : comment sont "fabriqués" vos sujets ?

- Bac 2017 : que deviennent vos copies après les épreuves ?

Les portables : présumés coupables de fraudes

En ce qui concerne la fraude, Florence Robine indique qu'"un tiers des cas recensés lors de la session 2016 concernaient les outils technologiques : téléphone portable, tablette, montre connectée…". Le nombre de fraudes est en hausse par rapport à 2015 : 911 contre 860, mais il est toutefois moins élevé proportionnellement au nombre de candidats.


Les autres principales manières de tricher, pour les élèves de la session 2016, étaient l'utilisation d'antisèches (28 %), de falsifications – comme le plagiat – (23 %) ainsi que de la communication entre candidats (7 % des cas).
Florence Robine a précisé que des "détecteurs" permettant de surveiller l'utilisation d'appareils technologiques se trouvaient dans un certain nombre d'établissements "tenus secrets".

Lire aussi : Bac : que risquez-vous si vous fraudez ?

Enfin, alors qu'une enquête est en cours à propos d'une éventuelle fuite de certains sujets de l'épreuve d'évaluation des compétences expérimentales de physique-chimie (bac S), la directrice de l'enseignement scolaire a précisé que le nombre de fuites avérées est moins important que ce que les rumeurs laissent entendre. Dans tous les cas, "le ministère de l'Éducation nationale travaille main dans la main avec la police et la gendarmerie, qui sont saisies automatiquement dès qu'une rumeur voit le jour pour vérifier et, si nécessaire, engager des poursuites".