Réussir l’épreuve de compréhension écrite en anglais au bac : les conseils d’un prof !

Par Superprof, partenaire de l'Etudiant, publié le 07 Janvier 2022
10 min

Vous appréhendez de passer l’épreuve de compréhension écrite en anglais ? Avec de la préparation, il n’y a aucune raison d’avoir peur !

Tout au long de l’article, vous retrouverez les meilleurs conseils de Marc, américain natif de New-York et professeur d’anglais sur le site Superprof (ses conseils avisés seront écrits en italique).

Avec de la rigueur et de la méthodologie, vous devriez réussir l’épreuve haut la main.

Rappel des modalités de l’épreuve de compréhension écrite d’anglais

L’épreuve de compréhension écrite au bac d’anglais répond aux mêmes modalités que vous ayez choisi l’anglais en LVA ou en LVB, seul le niveau visé varie (en première : B1/B2 pour la LVA, A2/B1 pour la LVB ; en terminale : B2 pour la LVA, B1 pour la LVB).

La compréhension écrite est évaluée à partir d’un ou deux documents écrits (d’une longueur totale de 300 à 500 mots). Vous devrez répondre aux questions posées en français ou en anglais selon la consigne indiquée, de manière libre ou guidée.

L’épreuve de compréhension écrite se déroule en même temps que l’épreuve de compréhension orale et d’expression écrite. Elle est évaluée en contrôle continu et est organisée par votre professeur au cours du troisième trimestre. La durée totale de l’épreuve d’anglais est d’une heure et demi.

Conseil n°1 : travaillez votre anglais un peu tous les jours

Pour réussir votre épreuve de compréhension écrite en anglais en première et en terminale, il est certes conseillé de vous entraîner à l’épreuve en elle-même, mais il sera plus efficace de travailler votre anglais dès votre premier jour d’apprentissage de la langue.

En effet, si vous n’avez rien écouté, ni rien appris en cours d’anglais depuis le début de votre scolarité, aucun miracle ne se produira le jour de l’épreuve…

« La compréhension écrite en anglais du baccalauréat n’est pas une épreuve bien compliquée en soi, mais elle requiert du temps et de la patience (avec une bonne préparation) car sa maîtrise commence bien avant le jour J, la semaine, le mois, le semestre, voire même l’année scolaire précédent l’épreuve ; elle commence le jour même où on a entrepris l'apprentissage de la langue. »

Écoutez la langue anglaise

Le travail d’apprentissage de l’anglais (comme de toute langue) commence par l’écoute.

Une écoute attentive vous permettra « d'identifier le rythme, les sons, la musicalité de la langue » pour « mieux en appréhender la grammaire et acquérir le vocabulaire indispensable. »

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Lisez en anglais

« Cette écoute (films, séries, podcasts, informations) doit être renforcée par la lecture quotidienne d’ouvrages couvrant un vaste choix de sujets qui vous aidera à acquérir un vocabulaire riche et varié. »

Pour Marc, « cette démarche vous aidera également à apprendre à reconnaitre la logique de construction et d’argumentation d’un texte selon sa nature (journal, bulletin d’information, revue, blog, roman, etc.). »

Enrichissez votre vocabulaire

Consacrer « un peu de temps chaque jour à l’écoute et à la lecture en anglais » est un excellent moyen d’acquérir du vocabulaire et de progresser en anglais. Cela ne vous aidera pas seulement en compréhension écrite mais pour toutes les épreuves d’anglais.

« Vous verrez qu’avec constance, vous parviendrez à améliorer votre compréhension orale et écrite et par la même occasion votre production écrite. »

Ne vous « contentez » pas de lire et d’écouter l’anglais sur des sujets qui vous intéressent. Le jour de l’épreuve, vous ne tomberez peut-être pas sur une thématique que vous affectionnez particulièrement.

« N’oubliez pas de chercher à acquérir et maîtriser le vocabulaire sur tous les autres sujets que vous aimez moins car vous devez être en mesure de comprendre et parler sur divers sujets, même ceux que vous détestez. »

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Conseil n°2 pour la compréhension écrite en anglais : lisez attentivement le texte ET les consignes

Le jour de l’épreuve, commencez par observer le ou les textes que vous avez sous les yeux.

« Il s’agit tout d’abord de ne pas faire fausse route dès le début en se trompant sur la nature même du texte, son origine (ou sa source), son but (ou sa raison d’être), son format (article, publicité, extrait de roman). »

Faites une première lecture

Vous allez ensuite devoir lire (et uniquement lire) très attentivement le texte. La première lecture sert à comprendre le sens général du texte, à comprendre pourquoi et pour qui il a été écrit.

« Lisez calmement et lentement sans vous laisser impressionner par les mots qui au premier abord vous sont inconnus ou vous semblent compliqués. Leur sens, le contexte aidant, devrait être clair une fois votre lecture terminée. »

Lisez l’énoncé et les questions posées

Après votre première lecture, jetez un œil aux questions auxquelles vous allez devoir répondre.

« Avant de passer à la seconde lecture, prenez le temps de bien lire – et comprendre ! – l’énoncé afin de ne pas vous tromper de réponse (et d’en oublier aucune !). Vous allez devoir répondre à chacune des questions posées, pas celles auxquelles vous souhaitez répondre. »

Lisez le texte une deuxième fois

Ne vous contentez pas d’une lecture. Lisez le texte une deuxième fois, de manière plus approfondie, en vous concentrant cette fois sur les réponses que vous allez apporter. C’est le moment de prendre des notes !

Une astuce de Marc : concentrez « votre seconde lecture sur le who, what, when, where and why, ainsi que les éléments de réponse que vous voulez apporter. Soulignez les informations importantes et commencez votre repérage de mots-clés afin d’un identifier les synonymes et les antonymes. »

Trouver des synonymes et des antonymes pour les mots les plus importants du texte vous aidera à reformuler lorsque vous répondrez aux questions.

Conseil n°3 : soyez vous-même

Si votre travail préparatoire de lecture et d’écoute a été suffisant, il devrait porter ses fruits lors de la lecture du texte et au moment de formuler vos réponses.

N’utilisez pas des mots dont vous n’êtes pas sûr du sens

Grâce à votre travail préparatoire, « vous comprendrez chaque mot du texte et de l’énoncé de la question pour ce qu’il signifie réellement, et non pas ce que vous pensez qu’il signifie ou aimeriez qu’il signifie. »

Évidemment, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur un mot dont vous ne connaissez pas le sens. Dans ce cas, essayez de déduire ce qu’il veut dire grâce aux autres mots qui l’entourent et au sens général du texte.

« Beaucoup de fautes sont commises par les candidats qui pensent connaître le sens d’un mot (en ou hors contexte) alors qu’en fait il n’en est rien. »

Personnalisez vos réponses

«  Il est important d’apporter votre touche personnelle à votre réponse. Vous n’êtes pas le perroquet de l’auteur qui se contente de répéter sans comprendre ce que dit son maitre. Prenez bien soin de n’utiliser que des mots dont vous connaissez le sens, pas ceux que vous croyez connaître ou qui vont impressionner le lecteur (selon vous). »

Reformulez au maximum en utilisant des synonymes si vous en connaissez plutôt qu’en reprenant textuellement un passage du texte. Si vous reprenez une partie du texte, pensez à mettre des guillemets et éventuellement à rappeler la ligne du texte à laquelle se trouve la citation.

Faites simple !

Faites le plus simple possible. C’est de cette manière que vous éviterez au maximum les erreurs.

« Allez droit au but et évitez les circonvolutions. Proscrivez aussi les adjectifs et adverbes à répétition ; la quantité n’a jamais remplacé la qualité. »

Faites des phrases courtes, évitez les phrases trop complexes et rapprochez-vous au maximum de la construction sujet, verbe, complément. La construction des phrases est différente en anglais et en français, vous risqueriez d’être maladroit.

Marc se veut rassurant : « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Il y a la réponse que vous savez rédiger et argumenter dans un anglais correct et sans fautes, et il y a les autres. »

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Conseil n°4 pour réussir votre compréhension écrite en anglais : prêtez une attention particulière à la conjugaison

S’il est conseillé de faire des phrases courtes et simples, c’est aussi pour éviter au maximum les erreurs de conjugaison. Ce sont celles qui vous coûtent le plus cher.

Dans votre préparation, pensez à bien réviser vos conjugaisons pour ne pas vous tromper : verbes irréguliers, concordances des temps…

« Les erreurs liées aux temps sont celles qui font perdre le plus de points. Ne perdez pas de vue les nuances et le fait que la notion du temps en anglais ne suit pas toujours la logique du français, mais la sienne propre : the time of speaking and the time spoken of. »

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Conseil n°5 : relisez-vous

Dernier conseil : n’oubliez pas de vous relire. Gardez 5 minutes à la fin de l’épreuve pour relire entièrement vos réponses. Plus que le fond, concentrez-vous sur la forme pour corriger les fautes éventuelles (orthographe, grammaire).

Il serait dommage de « perdre des points bêtement à cause d’une erreur d’inattention ou d’une coquille ».

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